ログインAttention, ouvrage réservé aux adultes. Les moins de 18 ans qui l'ouvriraient risqueraient de découvrir que les grandes personnes ne sont pas si grandes que ça. Le club où les hommes vont pour regarder des filles se déhancher à moitié nue : un endroit où beaucoup de choses se passent Imaginez un endroit où les néons clignotent, où la musique fait vibrer le sol, et où des messieurs très sérieux en cravate deviennent soudainement très généreux avec leurs billets. Bienvenue au club ! Ici, les filles dansent, se déhanchent, sourient… et font semblant de trouver Monsieur "j'ai 20 ans de plus que toi" absolument irrésistible. Les hommes, eux, regardent, fantasment, et dépensent leur salaire du mois en moins de temps qu'il n'en faut pour dire "un dernier verre". Mais attention, ce n'est pas qu'un simple spectacle de chair et de lumières ! C'est aussi un théâtre de l'humain : des amitiés se nouent entre danseuses dans les vestiaires, des confidences se glissent entre deux billets glissés dans une jarretière, et des règlements de comptes se règlent parfois dans le bureau du patron. Bref, c'est sexy, c'est drôle, c'est triste parfois… mais une chose est sûre : dans ce club, il se passe toujours beaucoup plus de choses que ce que les apparences laissent deviner. 😉
もっと見るPamela
La salle sent le cuir tiède et la cendre de cigare. Pas le faux cuir des fauteuils bon marché, le vrai, celui qui garde l'empreinte des corps et le souvenir des whiskies renversés. Je connais cette odeur par cœur. Je la respire tous les soirs, elle fait partie de moi, de ma peau, de mes cheveux. Même après la douche, le lendemain matin, il m'en reste toujours un peu sous les ongles, dans le pli de mes coudes, quelque part. La musique change. Les basses montent, je le sais sans regarder le DJ, je le sens dans le sol, dans la plante de mes pieds nus qui collent au plateau de plexiglas. Mes talons, les sept pouces, sont posés sur le bord de la scène. Je ne les mets qu'au dernier moment. Question de rituel. Je m'appelle Pamela. Enfin, ici je m'appelle Pamela. Le reste du temps, ça n'a aucune importance. La lumière bascule. Rouge. Puis violet. Mon reflet dans le miroir au fond de la scène me montre un corps que je connais trop bien, et pas assez. Les seins poussent contre le satin noir, pas parce qu'ils sont gros, parce qu'ils sont comprimés. Le string taille minimum, la jarretelle, les bas. Tout ça, c'est du travail. Rien d'autre. Mais ce soir, quelque chose cloche. Ce soir, il est là. Assis au bout du bar, côté couloir. Pas au premier rang, pas près de la scène. Au bar. Comme s'il était venu pour le whisky, pas pour les filles. Sauf qu'il ne boit pas son whisky. Il le tient. Le verre à moitié plein, la main gauche autour, les doigts détendus. Pas de bague. Pas de montre non plus. Des manches retroussées, des avant-bras secs, bronzés, des veines qui dessinent des rivières sur la peau. Le genre de mec qui ne sait pas qu'il est beau, ou qui s'en fout. Je commence ma figure. Le bassin d'abord, lent, très lent. Le mouvement vient du bas du dos, pas des hanches. Les filles qui commencent par les hanches, elles ont tout faux. Moi je pars du sacrum, je laisse l'onde remonter, traverser la taille, les côtes, jusqu'aux épaules qui roulent en arrière. Mes doigts s'accrochent à la barre chromée, froide, je la serre. La température du métal me rappelle que je suis debout, que je travaille, que je ne flotte pas. Il lève les yeux. Pas d'un coup. Progressivement. D'abord le menton, puis le regard qui monte, qui s'arrête à mes genoux, qui reprend, qui s'arrête à ma taille. Qui reprend encore. Qui s'arrête à mes seins. Qui reprend. Qui s'arrête à mes lèvres. Et qui reste là. Coincé. Comme s'il ne savait pas où se poser, comme s'il n'y avait pas de bonne place. Mon cœur fait un truc bizarre. Un raté. Comme un moteur qui tousse. Je continue ma figure. Je tourne, je lui montre mon dos, la cambrure, la ligne des bas qui remonte sous la jarretelle. Je plie en avant, lentement, vertèbre par vertèbre. Mes doigts touchent le sol, le plexiglas est tiède sous mes paumes. Quand je me redresse, il a tourné sur son tabouret. Ses jambes sont ouvertes. Une cheville sur le genou, l'autre par terre. Détendu. Trop. Le genre de détendu qui me met sur les nerfs, qui me fait sentir que je perds le contrôle de la situation. La musique s'accélère. Je défais le premier bouton du bustier. Pas le vrai, celui qui tient, le faux, celui qui est là pour le spectacle. Le tissu s'écarte, mes seins jaillissent, la salle applaudit. Lui, non. Lui, il prend une gorgée de whisky. Lentement. Ses lèvres se posent sur le verre, je vois sa gorge bouger quand il avale. Son cou. La pomme d'Adam. La sueur qui perle juste en dessous, dans le creux. Je saute de la scène. Les talons claquent sur le sol, le béton sous le tapis. Je marche vers lui. Mes seins sont à l'air, mon string brille sous les spots, je marche comme si je savais exactement où je vais. Ce qui n'est pas vrai. Mes genoux tremblent un peu, à l'intérieur, là où on ne voit pas. Je m'approche. Il sent le tabac, pas la cigarette, le tabac blond, le vrai, celui qui reste dans les pores de la peau. Et en dessous, autre chose. Du bois. Du bois mouillé. Une odeur de forêt après l'orage. — Tu veux un privé ?Pamela,Le plus jeune se relève. Ses genoux quittent le parquet avec un bruit sourd, et je l'entends qui recule, ses pas nus sur le bois, jusqu'au mur. Il a fini. Son rôle est joué. L'Observateur ne lui jette pas même un regard. Ma bouche reste ouverte, la salive coule sur mon menton, et je goûte encore le latex, ce résidu chimique qui colle à ma langue.L'Observateur bouge enfin. Sa main droite quitte ma hanche et remonte le long de ma colonne vertébrale, vertèbre par vertèbre, comme un doigt qui suit une ligne sur un schéma. Sa paume se plaque entre mes omoplates et il appuie. Pas brusquement. Avec une pression constante, mesurée, qui me pousse vers l'avant. Mon buste bascule, mes coudes viennent buter sur le dossier du fauteuil, et l'angle change. L'aîné en dessous de moi glisse plus profond, son sexe s'enfonce jusqu'à la racine, et le murmure rauque qu'il laisse échapper vibre contre ma clavicule. L'Observateur, lui, s'ouvre un chemin nouveau dans mon anus. La position penchée éti
Pamela Mes poumons brûlent. L'air entre par saccades, court, rauque, comme si ma poitrine avait oublié comment se remplir. Le parquet sous mes pieds nus m'envoie des frissons qui remontent le long des mollets, et la soie noire de la nuisette, encore remontée autour de ma taille, colle à ma peau mouillée. L'odeur de froid tabac et coton lavé flotte encore entre moi et le plus âgé, qui se tient là, debout, sa main essuyée sur sa cuisse, ses genoux qui viennent de craquer en se relevant.La silhouette à la fenêtre bouge. Enfin. Pas un pas en avant, non. Juste un geste du menton, à peine perceptible, dirigé vers le fauteuil capitonné qui se trouve à droite du lit. Le plus âgé comprend. Il s'y dirige, s'assoit, le dos droit, les cuisses écartées. Le cuir craque sous son poids. Ses mains posées sur les accoudoirs. Il me regarde sans un mot, et je vois dans l'angle de sa mâchoire, dans la tension de son cou, qu'il attend.La voix à la fenêtre : — Viens.Un seul mot. Mon corps obéit avant qu
PamelaLa soie glisse entre mes doigts comme de l'eau tiède. Je la sens, cette nuisette, ce rien de tissu noir qui ne couvre plus grand-chose. Mes cuisses sont nues. Mes seins appuient contre le tissu, pointent à travers. J'ai les pieds nus sur le parquet froid, et ce froid-là me fait quelque chose, me rappelle que je suis là, debout, au milieu de cette chambre, que les rideaux sont ouverts et que quelqu'un me regarde.Lui, à la fenêtre. Il ne bouge pas. Les mains derrière le dos. La lumière du soir entre par-derrière et découpe sa silhouette en ombres nettes. Je ne vois pas ses yeux mais je les sens. Sur ma clavicule. Sur le creux de ma gorge. Sur le mouvement de ma respiration qui soulève le tissu.Il parle le premier. Sa voix est grave, posée, sans hâte.— Reste immobile. Ne bouge pas.Je ne bouge pas.Je le vois s'approcher. Tempes grises, mâchoire carrée, mains larges de quelqu'un qui a travaillé de ses bras toute sa vie. Il dégage cette odeur de tabac froid et de coton lavé. Il
PamelaSa main sur ma gorge. Son souffle dans mon cou. Le verre glacé qui brûle mes seins, et lui, en moi, si profond que chaque mouvement m'arrache un son , pas un gémissement, quelque chose de plus rauque, de plus cassé, quelque chose qui vient du ventre. Mes doigts glissent sur la vitre, laissent des traces humides qui s'effacent lentement. La ville en dessous, ces milliers de fenêtres allumées, et moi, écrasée contre la mienne, offerte, prise.Il ralentit. Ses hanches ne frappent plus. Il reste enfoui, immobile, et je sens son sexe palpiter en moi, chaud, dur, vivant. Sa main quitte ma gorge. Ses doigts remontent dans mes cheveux, emmêlent ce qui l'est déjà. Il tire doucement en arrière. Ma nuque se découvre. Il pose ses lèvres derrière mon oreille.— Reste là.Deux mots. Pas une demande. Il se retire d'un coup, et le vide me fait chanceler, mes paumes glissent sur le verre, je m'appuie des deux mains pour ne pas tomber. Mes cuisses tremblent. Le froid de la vitre me gagne par-de












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