Home / Romance / LE CLUB / Chapitre 2 : Pamela 2

Share

Chapitre 2 : Pamela 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-10-11 22:41:38

Ma voix sort basse, un peu rauque. Pas celle que j'utilise d'habitude, plus aiguë, plus commerciale. Celle-là, elle sort de plus bas, de la gorge, de l'endroit où les mots se forment avant de remonter.

Il me regarde. Ses yeux sont marron, mais pas le marron tiède et prévisible. Le marron froid des pierres mouillées. Des iris qui ne disent rien, qui ne promettent rien, qui ne demandent rien.

— Combien.

Pas une question. Un fait. Il veut savoir le prix, il le demande, il attend la réponse. Pas de sourire, pas de taquinerie, pas de jeu. Juste le mot, lâché comme une pièce de monnaie sur un comptoir.

Je lui dis le chiffre. Il sort son portefeuille, pose les billets sur le bar, se lève. Il est grand. Plus grand que je pensais. Ses épaules bloquent la lumière du couloir quand il passe devant moi. Je le suis, mes talons claquent sur le carrelage, le bruit résonne dans le tunnel qui mène aux salles privées.

La salle trois. Celle avec le fauteuil en velours bordeaux, le miroir au sol, la barre au mur. Je ferme la porte. Le verrou fait un bruit de métal sur métal qui me coupe le souffle, à chaque fois, même après mille fois.

Il s'assoit. Les jambes ouvertes, les bras sur les accoudoirs. Il ne bouge pas. Il attend.

Je commence à danser. Plus près, plus lent. Mes hanches roulent, mes mains montent le long de mes côtes, effleurent le dessous de mes seins. Le satin du string frotte contre le velours du fauteuil quand je m'approche, quand je m'assois sur ses cuisses. Ses cuisses sont dures, chaudes, le jean grince sous mon poids.

Ses mains restent sur les accoudoirs.

Mes seins sont à hauteur de son visage. Les mamelons durcis, rosés, pointés vers lui. Je me penche en avant, mes lèvres frôlent son oreille. Mon souffle le frappe, je vois les poils de sa nuque se hérisser.

— Tu peux me toucher.

Ses doigts quittent l'accoudoir. Lentement. Sa main droite se pose sur ma hanche. Sa paume est sèche, calleuse, large. Elle brûle. Pas de feu, pas de brûlure, mais cette chaleur qui irradie, qui traverse la peau, qui descend, qui descend encore, jusqu'au creux de mon ventre, jusqu'au nœud qui se serre entre mes jambes.

Je me frotte contre lui. Le mouvement n'est plus de la danse. C'est autre chose, plus instinctif, plus bête. Mon bassin roule sur le renflement dans son jean, je le sens durcir sous moi, la couture du tissu frotte contre le satin de mon string, contre ma chair en dessous. Ma chatte palpite, gonfle, je la sens s'éveiller, s'humidifier.

Sa main monte. De la hanche à la taille. De la taille aux côtes. Ses doigts s'écartent, prennent la mesure de mon corps, comme un sculpteur qui palpe l'argile. Son pouce frôle le dessous de mon sein. Je frissonne. Tout mon corps frissonne, comme une corde de guitare qu'on vient de pincer.

— Plus près.

Sa voix. Grave, un peu cassée. Un accent que je n'arrive pas à placer. Le sud, peut-être. Ou pas. Je ne sais pas. Je ne sais plus.

Je me colle à lui. Mes seins s'écrasent contre son torse, je sens les battements de son cœur à travers le coton de sa chemise. Rapide. Plus rapide que je pensais. Le détendu, c'était une façade. À l'intérieur, il bat la mesure, il s'accélère.

Mes lèvres trouvent son cou. Je l'embrasse, pas un baiser de strip-tease, pas un baiser de spectacle. Un vrai baiser, les lèvres entrouvertes, la langue qui effleure la peau, le sel de sa sueur, le goût du tabac qui imprègne ses pores. Mes dents se posent, mordillent, tirent la peau. Il respire fort, son souffle me frappe les cheveux.

Ses mains prennent mes fesses. Il serre. Fort. Ses doigts s'enfoncent dans la chair, ça fait mal, c'est bon, c'est les deux en même temps, je ne sais plus lequel domine. Il me soulève, mes pieds quittent le sol, mes talons pendent dans le vide, il me retourne, me dépose sur le fauteuil, mon dos contre le velours, ses yeux dans les miens.

— T'es sûre ?

Je hoche la tête. Mes doigts trouvent sa ceinture. Le cuir grince, la boucle claque, le bouton saute. Je tire sur le jean, sur le coton en dessous, et sa bite jaillit, raide, épaisse, la peau tendue, les veines gonflées qui pulsent sous mes doigts quand je l'enserre. Il est chaud, lourd, vivant. Mon poignet pivote, je le branle lentement, mon pouce trace des cercles sur le gland, sur la petite fente, là où une perle de présemence brille déjà.

Il grogne. Le son vient de sa poitrine, pas de sa gorge. Un son d'animal, bas, primal, qui me traverse, qui me fait mouiller instantanément. Le satin de mon string est trempé, collé à mes lèvres, je sens l'humidité couler entre mes cuisses, tiède, visqueuse.

Je tire sur le string. L'élastique claque contre ma cuisse, le tissu glisse le long de mes jambes, tombe sur le sol. Ma chatte est à l'air, ouverte, les lèvres gonflées, luisantes de mouille. J'écarte les jambes, mes talons s'accrochent aux accoudoirs du fauteuil, je m'offre.

Continue to read this book for free
Scan code to download App

Latest chapter

  • LE CLUB    Chapitre 11 : Le goût du latex

    Pamela,Le plus jeune se relève. Ses genoux quittent le parquet avec un bruit sourd, et je l'entends qui recule, ses pas nus sur le bois, jusqu'au mur. Il a fini. Son rôle est joué. L'Observateur ne lui jette pas même un regard. Ma bouche reste ouverte, la salive coule sur mon menton, et je goûte encore le latex, ce résidu chimique qui colle à ma langue.L'Observateur bouge enfin. Sa main droite quitte ma hanche et remonte le long de ma colonne vertébrale, vertèbre par vertèbre, comme un doigt qui suit une ligne sur un schéma. Sa paume se plaque entre mes omoplates et il appuie. Pas brusquement. Avec une pression constante, mesurée, qui me pousse vers l'avant. Mon buste bascule, mes coudes viennent buter sur le dossier du fauteuil, et l'angle change. L'aîné en dessous de moi glisse plus profond, son sexe s'enfonce jusqu'à la racine, et le murmure rauque qu'il laisse échapper vibre contre ma clavicule. L'Observateur, lui, s'ouvre un chemin nouveau dans mon anus. La position penchée éti

  • LE CLUB    Chapitre 10 : L'œil du spectateur

    Pamela Mes poumons brûlent. L'air entre par saccades, court, rauque, comme si ma poitrine avait oublié comment se remplir. Le parquet sous mes pieds nus m'envoie des frissons qui remontent le long des mollets, et la soie noire de la nuisette, encore remontée autour de ma taille, colle à ma peau mouillée. L'odeur de froid tabac et coton lavé flotte encore entre moi et le plus âgé, qui se tient là, debout, sa main essuyée sur sa cuisse, ses genoux qui viennent de craquer en se relevant.La silhouette à la fenêtre bouge. Enfin. Pas un pas en avant, non. Juste un geste du menton, à peine perceptible, dirigé vers le fauteuil capitonné qui se trouve à droite du lit. Le plus âgé comprend. Il s'y dirige, s'assoit, le dos droit, les cuisses écartées. Le cuir craque sous son poids. Ses mains posées sur les accoudoirs. Il me regarde sans un mot, et je vois dans l'angle de sa mâchoire, dans la tension de son cou, qu'il attend.La voix à la fenêtre : — Viens.Un seul mot. Mon corps obéit avant qu

  • LE CLUB    Chapitre 9 : La Soie et l'Ordre

    PamelaLa soie glisse entre mes doigts comme de l'eau tiède. Je la sens, cette nuisette, ce rien de tissu noir qui ne couvre plus grand-chose. Mes cuisses sont nues. Mes seins appuient contre le tissu, pointent à travers. J'ai les pieds nus sur le parquet froid, et ce froid-là me fait quelque chose, me rappelle que je suis là, debout, au milieu de cette chambre, que les rideaux sont ouverts et que quelqu'un me regarde.Lui, à la fenêtre. Il ne bouge pas. Les mains derrière le dos. La lumière du soir entre par-derrière et découpe sa silhouette en ombres nettes. Je ne vois pas ses yeux mais je les sens. Sur ma clavicule. Sur le creux de ma gorge. Sur le mouvement de ma respiration qui soulève le tissu.Il parle le premier. Sa voix est grave, posée, sans hâte.— Reste immobile. Ne bouge pas.Je ne bouge pas.Je le vois s'approcher. Tempes grises, mâchoire carrée, mains larges de quelqu'un qui a travaillé de ses bras toute sa vie. Il dégage cette odeur de tabac froid et de coton lavé. Il

  • LE CLUB    Chapitre 8 : Le goût du vide

    PamelaSa main sur ma gorge. Son souffle dans mon cou. Le verre glacé qui brûle mes seins, et lui, en moi, si profond que chaque mouvement m'arrache un son , pas un gémissement, quelque chose de plus rauque, de plus cassé, quelque chose qui vient du ventre. Mes doigts glissent sur la vitre, laissent des traces humides qui s'effacent lentement. La ville en dessous, ces milliers de fenêtres allumées, et moi, écrasée contre la mienne, offerte, prise.Il ralentit. Ses hanches ne frappent plus. Il reste enfoui, immobile, et je sens son sexe palpiter en moi, chaud, dur, vivant. Sa main quitte ma gorge. Ses doigts remontent dans mes cheveux, emmêlent ce qui l'est déjà. Il tire doucement en arrière. Ma nuque se découvre. Il pose ses lèvres derrière mon oreille.— Reste là.Deux mots. Pas une demande. Il se retire d'un coup, et le vide me fait chanceler, mes paumes glissent sur le verre, je m'appuie des deux mains pour ne pas tomber. Mes cuisses tremblent. Le froid de la vitre me gagne par-de

  • LE CLUB    Chapitre 7: L'empreinte sur la vitre 3

    Pamela Et je regarde. Je regarde mon reflet dans la vitre, ce reflet mélangé à la ville, cette femme qui n'a plus rien à voir avec celle qui est entrée dans cette pièce. Mes seins, écrasés contre le verre, blancs, ronds, les mamelons durs, violacés par le froid. Mon ventre, plat, tendu, qui se contracte à chaque coup de reins. Mes cuisses, ouvertes, tremblantes, et entre elles, sa main, ses doigts, son sexe qui va et vient, qui apparaît, qui disparaît, qui brille sous les lumières de la ville. Mes cheveux, noirs, collés à mon front, à mes joues, à mon cou. Ma bouche, ouverte, gonflée, humide. Et mes yeux. Mes yeux qui me regardent, qui le regardent, qui regardent la ville, et qui ne savent plus. — Tu aimes ça, il dit. Ce n'est pas une question. C'est une constatation. Une évidence. Comme la ville en dessous, comme le verre sous mes paumes, comme son sexe en moi. Et je ne réponds pas. Je ne peux pas répondre. Ma gorge est serrée, ma langue est lourde, ma tête est vide. Il n'y a que

  • LE CLUB    Chapitre 6 : L'empreinte sur la vitre 2

    Je ne réponds pas. Mes doigts s'écartent sur la vitre, cherchant un appui, et le verre est si froid, si lisse, sous les paumes. Mes seins, écrasés, forment des formes pâles derrière la vitre, et je pense aux immeubles en face, aux fenêtres allumées, aux silhouettes que j'aperçois de loin, des ombres qui bougent derrière des rideaux. Est-ce qu'ils voient. Est-ce qu'ils voient une femme nue écrasée contre une baie vitrée au quarantième étage, les cheveux en désordre, la bouche ouverte. Est-ce qu'ils savent. — Tu es à moi. Il le dit comme un fait. Pas comme une question. Pas comme une déclaration. Comme une chose qui existe, qui a toujours existé, comme la ville en dessous, comme le verre sous mes paumes. Ses doigts quittent ma hanche. Je les sens entre mes cuisses, écartant mes lèvres, et le bout de son sexe, libéré du pantalon, chaud, lisse, large, se place contre mon entrée. Il ne bouge pas. Pas encore. Il reste là, appuyé, pressant, et mon corps réagit avant ma volonté, mon bassin

More Chapters
Explore and read good novels for free
Free access to a vast number of good novels on GoodNovel app. Download the books you like and read anywhere & anytime.
Read books for free on the app
SCAN CODE TO READ ON APP
DMCA.com Protection Status