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LE MARI QUE JE N'AI JAMAIS VOULU.

Autor: Alicante
last update Data de publicação: 2026-09-21 18:29:33

La limousine s’éloigna à toute allure tandis que deux voitures noires les suivaient de près.

Nadia s’était plaquée contre le siège, respirant bruyamment, les mains tremblantes. De la terre tachait sa robe de mariée, et ses doigts frémissaient lorsqu’elle toucha sa poitrine.

Quelqu’un avait tiré sur eux. Non… quelqu’un avait tiré sur elle. Elle l’avait vu. L’un des hommes avait pointé son arme directement dans sa direction. Elle se tourna vers Damien.

Il était assis calmement à côté d’elle, le dos contre le siège, les yeux fixés devant lui, comme s’ils venaient de quitter un mariage ordinaire.

« Ça va ? »

Il ne dit rien.

« Damien ? »

Il ne la regarda pas. Sa voix devint tremblante.

« Quelqu’un vient d’essayer de nous tuer. »

Silence.

Sa mâchoire se crispa légèrement, mais il ne dit toujours rien. À la place, il sortit son téléphone et se mit à lire ses messages.

Nadia le fixa, incrédule.

« Tu ne vas vraiment rien dire ? »

Damien finit par la regarder, mais ses yeux étaient froids. Nadia détourna rapidement le regard.

Quelques minutes plus tard, la limousine passa les grilles du domaine De Luca. Les portes se refermèrent derrière eux tandis que Matteo immobilisait la voiture.

Damien descendit le premier et parla à voix basse à Matteo. Nadia sortit à son tour et le regarda s’éloigner.

« Damien. »

Il ne s’arrêta pas. Elle se précipita derrière lui et se planta devant lui, bouleversée.

« Damien, attends. »

Avant qu’elle puisse ajouter quoi que ce soit, Damien s’approcha et la repoussa d’un geste sec, assez fort pour la faire trébucher.

« Mêle-toi pas de mes affaires, putain. »

Nadia se figea sur place, se mordant l’intérieur de la joue. Un instant, leurs regards se croisèrent avant que Damien ne se détourne et n’entre dans le manoir.

Quelques minutes plus tôt, ce même homme se tenait devant elle, la protégeant des balles. Et maintenant, il ne pouvait même plus la regarder.

Nadia jeta un coup d’œil vers Matteo, mais celui-ci la regardait avec la même irritation qu’au premier jour. Il détourna les yeux et suivit Damien à l’intérieur.

Nadia resta seule sur l’allée, tenant toujours le bas de sa robe de mariée, essuyant son visage du dos de la main tout en regardant l’alliance à son doigt.

Ce n’était qu’un contrat. Du moins, c’était ce qu’elle devait sans cesse se rappeler.

Elle reprit le couloir jusqu’à la chambre qu’elle était censée partager avec Damien.

Lorsqu’elle ouvrit la porte, elle le trouva debout près de la fenêtre, en train d’enlever lentement sa cravate.

Il la dénoua et la jeta sur une chaise avant de défaire les boutons de sa chemise. Nadia entrevit brièvement son dos et ses bras musclés et détourna immédiatement le regard, reconnaissante que Damien ne semble pas l’avoir remarqué.

Il prit son ordinateur portable, s’assit au bord du lit et se mit à taper. Nadia resta près de la porte, attendant qu’il parte pour qu’elle puisse se changer, mais il ne bougea pas.

Finalement, elle se glissa derrière le paravent et chercha la fermeture éclair de sa robe. Elle tira une fois, mais elle ne céda pas. Elle réessaya, tordant le bras derrière son dos, sans réussir à l’atteindre correctement.

Elle soupira. Derrière elle, le lit craqua. Nadia se retourna, s’attendant à ce que Damien parte, mais il s’avançait vers elle. Il s’arrêta dans son dos, saisit la fermeture éclair et, sans un mot, la tira vers le bas.

Les doigts de Nadia se crispèrent sur le tissu. Damien recula d’un pas.

« Si tu veux te changer, fais-le. Tu n’es pas mon type, et ton corps ne m’intéresse pas. »

Elle le regarda.

Les mots n’auraient pas dû la blesser, mais ils le firent. Elle avala sa salive et détourna les yeux avant qu’il ne puisse voir les larmes qui y montaient.

Damien ramassa sa veste et sortit, fermant la porte derrière lui. Le soir venu, Nadia s’était changée en une robe simple et avait passé la majeure partie de la journée seule. Sa mère et Ethan étaient en sécurité, mais le silence de la maison rendait tout plus lourd.

Elle se demanda si Damien avait mangé.

C’était une pensée stupide après la façon dont il l’avait traitée, mais elle s’était toujours inquiétée des gens, même quand ils ne le méritaient pas.

Elle prépara un petit dîner et le porta jusqu’à son bureau. Arrivée devant la porte, elle frappa. Aucune réponse.

Elle frappa une seconde fois avant de pousser prudemment la porte.

« Damien, je t’ai apporté— »

Les mots moururent dans sa gorge. Damien était assis derrière son bureau, mais il n’était pas seul.

Une femme était assise sur ses genoux, les bras autour de son cou, et ils s’embrassaient. Sa main reposait contre sa poitrine, et elle rit doucement lorsqu’ils se séparèrent.

Nadia se figea. Le verre lui glissa des mains et s’écrasa au sol.

La femme se tourna vers elle et la toisa de haut en bas.

« Ta nouvelle bonne ? »

Les joues de Nadia s’enflammèrent. Damien se renversa dans son fauteuil.

« Quelqu’un que j’ai épousée. »

La femme rit et se tourna à nouveau vers lui.

« Embrasse-moi, chéri. »

L’estomac de Nadia se noua de plus belle tandis que la femme le tirait plus près. Elle jeta encore un regard à Nadia, mais les yeux de Damien restèrent fixés sur sa femme.

« Tu peux t’asseoir et regarder, ou tu peux foutre le camp. »

Nadia le regarda en face, puis baissa les yeux vers le dîner qu’elle avait apporté, avant de se tourner vers la porte. Elle n’avait fait que deux pas lorsque la femme rit derrière elle.

« Tu vas vraiment laisser ta femme s’en aller comme ça ? »

Nadia s’arrêta, mais ne se retourna pas. Un instant de silence s’étira.

« Elle n’est pas ma femme d’une façon qui compte. »

La gorge de Nadia se serra. Elle se força vers la porte.

« Bonne nuit, Damien. »

« Nadia. »

Elle pivota, mais Damien s’avançait déjà vers elle. Il saisit son poignet avant qu’elle ne puisse sortir et tendit le bras pour refermer la porte derrière elle.

« Quoi ? »

Il ne dit pas un mot. Ses yeux parcoururent son visage avant de s’attarder un instant sur ses lèvres.

« Lâche-moi. »

Ses doigts se resserrèrent autour de son poignet.

« Tu n’aurais pas dû entrer dans mon bureau. »

« Je t’ai apporté à manger. »

« Je n’ai rien demandé. »

« Je sais. »

Elle tenta de se dégager, mais il s’approcha jusqu’à ce que son dos touche le mur. Son souffle se bloqua. Pendant une seconde, elle crut qu’il allait l’embrasser.

À la place, il dit :

« Tu dors toujours dans ma chambre ce soir. »

Nadia avala sa salive.

« Je croyais que tu voulais que je parte. »

« De mon bureau. Pas de ma maison. »

La femme derrière lui rit soudain.

« C’est comme ça, alors ? »

Damien jeta un regard par-dessus son épaule.

« Rentre chez toi. »

« Mais— »

« J’ai dit rentre. »

Le sourire de la femme s’effaça. Elle saisit son sac et passa devant Nadia.

La porte se referma derrière elle. Nadia regarda Damien.

« Tu l’as renvoyée. »

« Oui. »

« Pourquoi ? »

Il ne répondit pas.

Il s’approcha encore, posant une main contre le mur à côté de sa tête.

« Tu es ma femme. »

Sa voix était basse.

« Commence à te comporter comme telle. »

Nadia le fixa, confuse par ce soudain changement. Damien s’écarta et ouvrit la porte.

« Viens te coucher. »

Nadia le suivit jusqu’à la chambre.

Elle s’arrêta en le voyant debout près de la fenêtre.

« Qui était-elle ? »

Il ne se retourna pas.

« Personne. »

« Elle n’avait pas l’air de personne. »

Damien finit par la regarder.

« Ce n’est pas d’elle que tu devrais t’inquiéter. »

L’estomac de Nadia se serra.

« Alors de qui devrais-je m’inquiéter ? »

Damien s’avança vers elle. Ses yeux restèrent accrochés aux siens tandis que sa main se posait doucement autour de sa taille.

« Viens te coucher avec moi, Nadia. »

Il tendit le bras derrière lui. Le verrou cliqua.

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  • LE CONTRACT DE LUCA.    LA PREMIÈRE NUIT.

    Nadia se tenait près de la porte et regardait Damien verrouiller. Le clic de la serrure fit se contracter son estomac.Il se retourna et la fixa. Sa cravate avait déjà disparu, sa chemise était encore légèrement ouverte, et pour une raison quelconque, Nadia prit soudain conscience qu’ils étaient seuls.Damien s’avança vers elle.Elle resta immobile jusqu’à ce qu’il soit assez près pour qu’elle doive lever la tête afin de le regarder.« Pourquoi as-tu peur de moi ? »Nadia lui lança un regard.« Tu m’as entraînée dans un mariage que je n’ai jamais voulu. »« Je ne t’ai pas entraînée. »« Tu as payé l’opération de ma mère avant de me demander de t’épouser. »« Tu as quand même signé le contrat. »« Parce que je n’avais pas le choix. »Sa voix était plus basse cette fois. Damien la regarda un instant. Il s’était attendu à ce qu’elle se dispute, mais quelque chose dans sa façon de le dire le fit s’arrêter.« Tu as raison. »Nadia cligna des yeux.Elle s’était attendue à une nouvelle menac

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  • LE CONTRACT DE LUCA.    VŒUX ET VENDETTA.

    Nadia s’éveilla au son du vent du matin. Pendant quelques secondes, elle ne bougea pas. Elle fixa le plafond inconnu au-dessus d’elle, essayant de se souvenir où elle se trouvait, puis tout lui revint.Damien. Le contrat. Et sa signature.C’était aujourd’hui son jour de mariage, et les préparatifs avaient déjà commencé. Deux domestiques circulaient dans la pièce, rangeant et nettoyant sans presque parler.Elle entendit Moretti entrer. On le lui avait présenté la veille, mais elle savait qu’il n’était pas qu’un simple majordome.Toujours face au miroir, elle demanda :« Pourquoi êtes-vous gentil avec moi ? »Il répondit immédiatement.« Parce que quelqu’un doit l’être. Venez, Mademoiselle Bennett. »« Attendez. »Moretti s’arrêta.« Ma mère sera-t-elle là ? »Son expression changea légèrement.« Et Ethan ? »Il garda le silence un instant. La poitrine de Nadia se serra.« C’est ma famille. Je ne veux pas me marier sans eux. »« Ils sont en sécurité. »« Ce n’est pas ce que j’ai demandé

  • LE CONTRACT DE LUCA.    LE CONTRACT DE MARIAGE.

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  • LE CONTRACT DE LUCA.    L’HOMME SUR LE TOIT.

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