로그인Nadia Bennett a passé sa vie à se sacrifier pour les autres. Avec une mère gravement malade et un petit frère qui dépend d’elle, elle a appris que le désespoir ne laisse aucune place à la fierté. Puis quelqu’un paie l’opération qui sauve sa mère : Damien De Luca. Puissant, riche et redouté, il appartient à un monde étranger au sien. Mais Damien ne veut pas de gratitude. Il veut une épouse. Lorsqu’il propose un contrat garantissant les soins de sa mère et l’avenir d’Ethan, Nadia accepte, convaincue de n’avoir aucun autre choix. Leur mariage commence comme un arrangement entre deux inconnus — jusqu’à ce que quelqu’un tente de la tuer le jour de leurs noces. Être la femme de Damien De Luca signifie devenir une cible. Entraînée dans son monde, Nadia découvre que la famille De Luca est cernée d’ennemis. Parmi eux, Serafina Vescari, amie d’enfance de Damien, convaincue que Nadia lui a volé sa place. Mais Serafina n’est pas le seul secret. Sa mère connaissait le père de Damien. La famille a caché la vérité sur son enfance. Et quelqu’un le manipule depuis des années. Les preuves pointent ensuite vers Moretti, l’homme en qui Nadia a le plus confiance. Alors que son mariage se fissure, Nadia comprend que la vérité dépasse la trahison. Elle doit découvrir le passé de sa mère, les secrets du sang de Damien, l’identité de la femme qu’il appelle sa mère, et les mystères de l’empire De Luca. Nadia est entrée dans sa vie faute de choix. Mais lorsque l’amour devient réel, elle devra décider si rester à ses côtés vaut tout ce qu’elle a perdu.
더 보기J’avais trois jours pour sauver ma mère, et un seul tableau pour y parvenir.
Je marchais sous la pluie, un tableau dans les bras, en espérant qu’un groupe d’inconnus le trouverait assez bon pour la sauver. Si les juges me refusaient aujourd’hui, je ne savais pas ce que je ferais ensuite. L’Académie De Luca se dressait derrière d’énormes grilles noires, et j’ai dû légèrement lever la tête pour embrasser le bâtiment du regard. Les murs étaient en pierre sombre, percés d’immenses fenêtres de verre qui reflétaient le ciel gris. Tout semblait propre et cher, des poignées d’argent des portes d’entrée aux voitures noires parfaitement alignées dehors. Même les gens qui circulaient près de l’entrée se déplaçaient comme s’ils appartenaient à cet endroit. Leurs vêtements étaient impeccables, leurs chaussures cirées, et la plupart d’entre eux avaient l’air de n’avoir jamais eu à réfléchir deux fois avant de dépenser de l’argent. J’ai baissé les yeux vers ma robe. Elle était délavée, usée, un peu trop large à la taille, et soudain j’ai eu l’impression que tout le monde pouvait voir exactement d’où je venais. J’ai resserré mon emprise sur le tableau et j’ai traversé les grilles. C’est alors que je l’ai senti. Quelqu’un me fixait intensément, me regardant entrer dans l’académie. J’ai relevé la tête, et mon regard a croisé celui de l’homme debout sur le toit. Il portait du gris, pas du noir comme les agents de sécurité en bas, ni rien de vif comme les étudiants qui circulaient. Juste du gris uni. Ses cheveux étaient coupés courts. Une main et un pied reposaient contre la rambarde tandis que l’autre tenait une cigarette. Il ne parlait pas, ne bougeait même pas. Il se contentait de rester là, à me regarder, en rejetant la fumée de sa cigarette. Je ne distinguais pas clairement son visage à cette distance, mais il y avait quelque chose en lui qui m’intimida. J’ai détourné les yeux rapidement, peut-être parce qu’il y avait dans son regard quelque chose qui me donnait l’impression d’avoir été prise en faute. J’ai accéléré le pas vers les portes de l’académie, l’esprit envahi de questions auxquelles je savais ne pas pouvoir répondre. Qui était-il ? J’ai immédiatement chassé cette pensée. Je n’étais pas venue résoudre des mystères, mais déposer un tableau. Je ne devais pas me laisser distraire. L’intérieur de l’académie était bien plus intimidant que n’importe quel bâtiment dans lequel j’avais déjà mis les pieds. Le sol était si poli que mes chaussures s’y reflétaient lorsque je baissais les yeux. Des tableaux couvraient presque tous les murs, certains plus grands que le mur de ma chambre. Quelques-uns avaient d’épais cadres dorés, d’autres étaient si simples que je ne comprenais pas pourquoi ils valaient autant. Je me suis arrêtée devant l’un d’eux en apercevant le prix indiqué en dessous, et pendant une seconde j’ai cru rêver. J’ai cligné des yeux et regardé à nouveau, parce qu’il était impossible que quelqu’un ait réellement payé autant pour un tableau. J’ai rapidement poursuivi mon chemin vers le bureau d’inscription. La femme assise derrière a levé les yeux. « Nom ? » « Nadia Bennett. » Ses doigts se sont immobilisés. Elle m’a regardée, puis a reporté son attention sur son écran, puis m’a regardée à nouveau. « Bennett ? » « Oui. » Il y avait quelque chose d’étrange dans son expression. « Y a-t-il un problème ? » « Non. » Elle a détourné le regard. « Déposez votre tableau dans la salle d’exposition. » J’ai hoché la tête et suis partie, mais je sentais encore son regard sur moi. J’ai porté la toile à l’intérieur et trouvé l’emplacement portant mon nom. Mes mains tremblaient légèrement pendant que je l’accrochais. Je me suis reculée et l’ai contemplé. Il n’était pas parfait, je le savais, mais chaque partie m’avait coûté quelque chose. J’ai trouvé un endroit où m’asseoir, j’ai croisé les bras et j’ai attendu en observant les autres artistes autour de moi. Certains se tenaient avec confiance à côté de leur œuvre, parlant de techniques et d’expositions dont je n’avais jamais entendu parler. Une fille aux cheveux roux riait avec un autre artiste en tenant un téléphone qui valait probablement plus que tout ce que j’avais sur mon compte en banque. J’ai détourné les yeux. Je ne voulais pas me comparer à eux. Mon tableau n’était pas sorti d’un vrai atelier ni de matériaux coûteux. Il était né dans une petite pièce chez moi, sur une table de seconde main et avec la peinture que je pouvais me permettre d’acheter cette semaine-là. Et pour la première fois ce matin-là, je me suis autorisée à croire que peut-être… cela pourrait suffire. Des murmures circulaient autour de moi. J’ai essayé d’écouter, mais mon esprit revenait sans cesse au toit, à l’homme en gris. Pouvait-il s’agir de Damien De Luca ? Je ne l’avais jamais vu auparavant… du moins, je ne le pensais pas, même si tout le monde connaissait son nom. Le propriétaire de l’académie, un milliardaire et PDG, né dans une vieille lignée mafieuse ; un homme dont on parlait avec prudence. J’avais entendu assez d’histoires pour savoir que personne ne savait vraiment ce qui se passait derrière les murs de son monde. J’ai regardé vers les fenêtres. Le toit était visible de là, mais il avait disparu. Je ne me suis pas laissé troubler. Je savais que nous n’avions rien en commun, que je n’étais même pas digne de respirer le même air que lui. Puis les portes se sont ouvertes et un homme en costume noir est entré dans la salle. Les conversations se sont tues. Il a jeté un regard circulaire. « Tout le monde dehors. » Personne n’a bougé. Il a répété : « Tout le monde. Dehors ! » Les gens ont commencé à rassembler leurs affaires. J’ai froncé les sourcils, la peur montant en moi. Que se passait-il ? J’ai senti des larmes monter, mais je ne voulais pas encore perdre espoir. Puis son regard s’est posé sur moi. « Mademoiselle Bennett ? » Mon estomac s’est noué. J’ai lentement relevé la tête. « Oui ? » Il s’est approché. « Le patron veut vous voir. » Je l’ai fixé. « Moi ? » « Oui. » « Pourquoi ? » Il n’a pas répondu. Il s’est simplement tourné vers la porte. « Maintenant. » Mes doigts sont devenus froids. J’ai jeté un dernier regard vers le toit. L’homme en gris avait disparu, mais j’avais déjà compris : le patron était l’homme que j’avais essayé de ne pas regarder. Je connaissais son nom. Je l’avais vu dans les magazines et dans quelques journaux. C’ÉTAIT DAMIEN DE LUCA.Nadia se tenait près de la porte et regardait Damien verrouiller. Le clic de la serrure fit se contracter son estomac.Il se retourna et la fixa. Sa cravate avait déjà disparu, sa chemise était encore légèrement ouverte, et pour une raison quelconque, Nadia prit soudain conscience qu’ils étaient seuls.Damien s’avança vers elle.Elle resta immobile jusqu’à ce qu’il soit assez près pour qu’elle doive lever la tête afin de le regarder.« Pourquoi as-tu peur de moi ? »Nadia lui lança un regard.« Tu m’as entraînée dans un mariage que je n’ai jamais voulu. »« Je ne t’ai pas entraînée. »« Tu as payé l’opération de ma mère avant de me demander de t’épouser. »« Tu as quand même signé le contrat. »« Parce que je n’avais pas le choix. »Sa voix était plus basse cette fois. Damien la regarda un instant. Il s’était attendu à ce qu’elle se dispute, mais quelque chose dans sa façon de le dire le fit s’arrêter.« Tu as raison. »Nadia cligna des yeux.Elle s’était attendue à une nouvelle menac
La limousine s’éloigna à toute allure tandis que deux voitures noires les suivaient de près.Nadia s’était plaquée contre le siège, respirant bruyamment, les mains tremblantes. De la terre tachait sa robe de mariée, et ses doigts frémissaient lorsqu’elle toucha sa poitrine.Quelqu’un avait tiré sur eux. Non… quelqu’un avait tiré sur elle. Elle l’avait vu. L’un des hommes avait pointé son arme directement dans sa direction. Elle se tourna vers Damien.Il était assis calmement à côté d’elle, le dos contre le siège, les yeux fixés devant lui, comme s’ils venaient de quitter un mariage ordinaire.« Ça va ? »Il ne dit rien.« Damien ? »Il ne la regarda pas. Sa voix devint tremblante.« Quelqu’un vient d’essayer de nous tuer. »Silence.Sa mâchoire se crispa légèrement, mais il ne dit toujours rien. À la place, il sortit son téléphone et se mit à lire ses messages.Nadia le fixa, incrédule.« Tu ne vas vraiment rien dire ? »Damien finit par la regarder, mais ses yeux étaient froids. Nadi
Nadia s’éveilla au son du vent du matin. Pendant quelques secondes, elle ne bougea pas. Elle fixa le plafond inconnu au-dessus d’elle, essayant de se souvenir où elle se trouvait, puis tout lui revint.Damien. Le contrat. Et sa signature.C’était aujourd’hui son jour de mariage, et les préparatifs avaient déjà commencé. Deux domestiques circulaient dans la pièce, rangeant et nettoyant sans presque parler.Elle entendit Moretti entrer. On le lui avait présenté la veille, mais elle savait qu’il n’était pas qu’un simple majordome.Toujours face au miroir, elle demanda :« Pourquoi êtes-vous gentil avec moi ? »Il répondit immédiatement.« Parce que quelqu’un doit l’être. Venez, Mademoiselle Bennett. »« Attendez. »Moretti s’arrêta.« Ma mère sera-t-elle là ? »Son expression changea légèrement.« Et Ethan ? »Il garda le silence un instant. La poitrine de Nadia se serra.« C’est ma famille. Je ne veux pas me marier sans eux. »« Ils sont en sécurité. »« Ce n’est pas ce que j’ai demandé
Damien tira les stores de son bureau et s’assit de l’autre côté du bureau noir, faisant tourner un stylo entre ses doigts. C’était devenu son geste préféré. La tasse de café noir apportée plus tôt était posée sur la table, intacte.Il avait relu le dossier de Nadia plus d’une fois, mais lire sur quelqu’un n’était pas la même chose que de la rencontrer. Il voulait voir qui elle était vraiment.Un léger coup retentit à la porte, qui s’ouvrit en grinçant. Nadia entra dans le bureau en rajustant son écharpe sur ses épaules. Elle se demanda pourquoi la pièce était si sombre.Un instant, elle s’arrêta, laissant ses pensées tourner. Alors c’était lui. Le propriétaire de l’académie. L’homme dont on parlait à voix basse.Damien ne dit rien. Il continua de faire tourner le stylo tout en la regardant droit dans les yeux, exactement comme il l’avait fait depuis le toit.Il prit une cigarette et la plaça entre ses lèvres. Nadia le fixait.« Le briquet. »Nadia le regarda, la peur dans les yeux, en

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