Beranda / Loup-garou / LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON / Chapitre 12 — La lettre scellée de noir 2

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Chapitre 12 — La lettre scellée de noir 2

Penulis: Déesse
last update Tanggal publikasi: 2026-07-09 08:32:55

Giulia

Je relis. Je ne signe pas Ravencroft. Je ne signe pas Vale. Je ne signe pas Luna. Seulement Giulia. Je crois que c'est la première fois depuis mes noces que je signe quelque chose de mon prénom seul.

Je plie la feuille en trois. Je fais fondre le bâton de cire noire à la flamme. Je verse la cire sur le pli. J'y presse, non pas le sceau de la Luna des Croc-de-Lune, non pas le sceau des Ravencroft, mais un bijou que je n'utilise jamais, un vieil anneau à pierr
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  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 196 — La victoire

    GiuliaQuand nous revenons, quand la meute franchit les portes au milieu de la nuit, les portes qui s'ouvrent toutes grandes, la cour est pleine.La cour entière est pleine de ceux qui ont attendu.Les femmes. Les anciens. Les enfants qu'on n'a pas réussi à tenir dans les caves. Les blessés légers qui ont refusé de rester couchés. Les serviteurs. Les artisans. Les cuisiniers. Tous ceux qui ne combattent pas mais qui portent la meute sur leurs épaules, tous ceux qui attendent dans l'angoisse et qui prient des dieux qu'ils ne connaissent même pas, tous ceux qui sont la chair et le sang de ce que nous défendons.Et ils voient les torches.Ils voient les rangs.Ils voient le nombre.Et le nombre dit tout avant que personne ne parle. Le nombre dit que nous sommes revenus. Le nombre dit que nous sommes revenus presque tous. Le nombre dit que nous sommes revenus victorieux. Le nombre dit ce que les mots ne peuvent pas

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 197 — La victoire

    Il marque une pause. Il me regarde. Ses yeux brillent. — Et cette nuit, cette nuit j'ai combattu derrière un chef qui combattait devant. Devant. Vous m'entendez ? Elle était devant. La première lame engagée. La dernière retirée. Elle a tué plus d'ennemis que n'importe qui. Elle a tenu la ligne quand la ligne allait céder. Elle a commandé avec la tête et combattu avec le cœur. Voilà ce que je dis, moi, Gerardo. Voilà ce que j'ai vu. Voilà ce que je témoigne. Et que celui qui conteste vienne me le dire en face. Il me regarde. Il me désigne. — La meute a une Alpha. Et l'Alpha a un nom. Et le nom monte. Et le nom devient un chant. Un chant qui monte vers le ciel, qui emplit la nuit, qui fait trembler les murailles. Giulia. Giulia. Giulia. Mon nom. Mon nom enfin. Mon nom pour toujours. Je me tiens au milieu de tout cela. Épuisée. Sanglante. Entière. Et je cherche Matteo des yeux. Et je le

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 195 — La fuite de Lorenzo

    Lorenzo recule avec eux. Il boite. Il saigne. Il est porté par deux mercenaires, deux hommes qui ne le connaissent même pas, deux hommes qui le vendent au plus offrant, deux hommes qui le traînent vers la brèche comme on traîne un colis encombrant. Et ses yeux. Ses yeux ne me quittent pas. Ses yeux me dévorent jusqu'au bout. Ses yeux me promettent tout ce qu'un homme peut promettre quand il n'a plus rien à promettre. La vengeance. La haine. Le retour. La mort. Enzo arrive au pas de course. La lame basse. Le visage en feu. Le souffle court. Il a combattu toute la nuit, il a tué, il a vu mourir ses frères, et il est encore debout, et il est encore prêt, et il veut la fin. La fin nette. La fin totale. La fin qui lave le sang par le sang. — Alpha ! Ils fuient ! La brèche est ouverte ! Nous pouvons les couper ! Nous pouvons les achever ! Une volée ! Une seule volée des corniches et il ne reste rien ! Donnez l'ord

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 194— Le duel Lorenzo-Giulia 2

    Une charge magnifique et désordonnée. Toute sa force. Tout son poids. Toute sa haine dans une seule lame, dans un seul geste, dans un seul moment de vérité brute. C'est beau, à sa manière. C'est terrible, à sa manière. C'est la charge d'un homme qui sait qu'il va mourir et qui veut emporter son ennemi avec lui. C'est la charge d'un désespoir qui n'a plus rien à perdre. C'est la charge d'un Alpha déchu qui veut mourir en Alpha.Et c'est l'ouverture.L'ouverture que j'attendais.Je plie. Je pivote. Je passe sous son bras, sous cette lame qui fend l'air au-dessus de moi, sous cette force qui me frôle et me manque, et ma lame monte. Ma lame trouve. Ma lame ouvre son épaule.L'épaule droite.L'épaule du fer rouge.L'épaule du bras de lame.Je mets dans ce geste tout ce que je porte. Tous les morts. Tous les mensonges. Toutes les années. Toutes les nuits passées à calculer, à tisser, à survivre. Toutes les larmes que je n

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 193 — Le duel Lorenzo-Giulia

    Le visage de Lorenzo se décompose.Ce n'est pas une métaphore. Je le vois littéralement, physiquement, se décomposer. Les muscles de sa mâchoire se relâchent, ses yeux s'écarquillent, sa bouche s'ouvre sur un cri qui ne vient pas, et pendant une seconde — une seule seconde — je vois dans son regard quelque chose que je n'avais jamais vu. Quelque chose comme de la surprise. De la vraie surprise. La surprise de l'homme qui croyait avoir un atout et qui découvre que sa main est vide.— Tu mens, souffle-t-il.— Je ne mens jamais, Lorenzo. C'est cela qui me rend si dangereuse. Les menteurs finissent par croire leurs propres mensonges. Moi, je mens aux autres, mais je ne me mens jamais à moi-même. Tes écrits étaient dans la vieille cabane du berger, celle que tu utilisais enfant, celle dont tu parlais dans tes lettres à ta mère. Tu les as cachés là en pensant que personne ne penserait à regarder dans un endroit si évident. Tu as eu tort.Il hurle.

  • LES LARMES DE MON EX-COMPAGNON    Chapitre 192 — La bataille du col (3)

    GiuliaLe col est un tombeau qui hurle encore.Je le comprends dès que mes pieds foulent la terre noircie, dès que mes narines se remplissent de cette odeur impossible — fer, cendre, peur, mort — qui colle à la gorge comme une main sale. Les pierres fument encore par endroits, des fumerolles grises s'élèvent des éboulis comme les âmes de ceux qu'on vient d'y ensevelir, et le vent qui descend des corniches charrie avec lui des poussières de sang séché qui piquent les yeux et font tousser les blessés. Les gémissements montent de partout à la fois, un concert discontinu, une musique de boyaux ouverts et d'os brisés, et les corbeaux — déjà — tournent au-dessus des crêtes dans ce ballet sinistre qu'ils connaissent depuis toujours, ces charognards qui savent avant tout le monde où la mort a décidé de s'installer, qui suivent les armées comme les mouettes suivent les bateaux de pêche, avec cette patience infinie des creatures qui ont compris que l'humanité ne ce

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