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Chapitre 59 : Le Mariage Secret 2

Auteur: Déesse
last update Date de publication: 2026-07-02 02:35:58

Victoria porte un tailleur blanc, sobre et élégant, qui épouse ses formes avec une précision parfaite. La veste est cintrée à la taille, le pantalon est droit et fluide, et l'ensemble lui donne une allure à la fois masculine et féminine, une androgynie troublante qui me fait frissonner. Ses cheveux sont relevés en un chignon lâche, d'où s'échappent quelques mèches folles qui encadrent son visage. Ses yeux sont soulignés d'un trait de khôl discret, qui fait ressortir l'éclat gris de ses iris, et
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  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 105 : L'alliance

    LénaLe lendemain matin, Marcus vient me chercher à l'aube. Je suis déjà prête , vêtue simplement, jeans et pull-over, les cheveux attachés en queue de cheval. Pas de tunique de novice, pas de tenue de cérémonie. Juste Léna. Celle que j'étais avant, celle que je redeviens peu à peu, enrichie de tout ce que j'ai vécu.— Prête ? demande-t-il en souriant.— Prête.Nous traversons les couloirs du Cercle encore endormis. Les torches de la nuit finissent de se consumer, remplacées par la lumière grise du matin qui filtre par les soupiraux. Nous croisons quelques servantes silencieuses, un membre masqué qui revient d'une nuit de rituels, les yeux cernés mais le sourire beat. Le Cercle n'est jamais vraiment endormi , il vit à un rythme différent, nocturne, secret, en décalage avec le monde extérieur.Marcus me guide vers une porte que je n'avais jamais remarquée, dissimulée derrière une tapisserie dans un recoin sombre. Il sort une clé,

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    Marcus se lève, marche jusqu'à la fenêtre, s'y arrête, le front contre la vitre froide. Je vois son reflet dans le verre , un visage tourmenté, des yeux qui cherchent une réponse dans la nuit parisienne.— Trois ans, murmure-t-il. Trois ans que je l'aime, et elle ne m'a jamais rien dit d'aussi intime. Tu arrives, et en dix jours, elle te livre son âme.— Ce n'est pas une compétition, Marcus. Et puis, ce n'est pas à moi qu'elle s'est confiée. C'est à une autre femme. Une femme qui a aussi connu la peur, le doute, la fuite. Une femme qui peut comprendre ce qu'elle a vécu sans la juger. Toi, tu es un homme. Et pour elle, les hommes sont...— Ses bourreaux. Oui, je sais. Je le sais depuis le début. C'est pour ça que je n'ai jamais rien dit. Parce que je sais que mon amour, pour elle, est une menace. Parce que je sais que si je m'approche trop près, elle verra en moi tous les hommes qui l'ont fait souffrir.Il se retourne, et je vois des larm

  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 103 : La philosophie de Damiana 3

    Je réfléchis un instant, cherchant les mots justes. C'est difficile. Damiana a une emprise magnétique, une capacité à rendre ses idées évidentes, presque irrésistibles. Mais quelque chose en moi résiste. La journaliste, peut-être. Celle qui a passé des années à questionner les pouvoirs, à démonter les systèmes, à refuser les dogmes.— Tu as inversé les rôles, dis-je enfin. Mais est-ce que c'est vraiment la solution ? Remplacer une domination par une autre, ce n'est pas de la justice. C'est de la revanche.— Exactement. C'est de la revanche. Et alors ? La revanche est un moteur puissant. Plus puissant que la justice. La justice, c'est un idéal abstrait qui ne s'incarne jamais vraiment. La revanche, c'est concret. C'est charnel. C'est satisfaisant.— Mais jusqu'à quand ? Jusqu'à ce que tu aies suffisamment fait souffrir d'hommes pour compenser ce que tu as subi ? Est-ce que ça s'arrête un jour, ce genre de comptabilité ?Elle sourit, un sourire

  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 102 : La philosophie de Damiana

    LénaLe lendemain, je me réveille courbaturée. Mon dos me fait souffrir à chaque mouvement, les marques de la veille palpitent sous la fine tunique qu'on m'a passée pendant mon sommeil. Mais curieusement, je me sens bien. Légère. Comme si la punition avait brûlé quelque chose en moi, une couche de peur, de résistance, de vieilles défenses inutiles.Une servante m'apporte un plateau — thé fumant, fruits frais, pain croustillant. Je mange avec appétit, assise sur ma couche, le dos calé contre des coussins. La lumière du jour filtre à travers la fenêtre étroite, grise et douce. Il doit pleuvoir dehors. Paris sous la pluie d'automne, les rues mouillées, les cafés enfumés. Cette vie-là me semble si lointaine maintenant, comme un rêve dont on émerge à peine.La porte s'ouvre. J'attends Marcus, mais c'est Damiana. Elle entre sans frapper, comme toujours, mais son attitude est différente. Moins impérieuse. Plus... fatiguée, peut-être. Elle porte une robe

  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 101 : Le châtiment 2

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  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 100 : Le châtiment

    LénaLa salle de cérémonie est plongée dans une pénombre rougeoyante. Des candélabres noirs sont disposés en cercle, leurs flammes projetant des ombres dansantes sur les murs tendus de velours cramoisi. Au centre, un trône , son trône , vide pour l'instant, mais d'une présence presque vivante. Les membres du Cercle sont alignés le long des murs, silencieux, masqués, vêtus de leurs tenues de cérémonie. Certains portent des capuchons qui dissimulent leurs visages. D'autres arborent des masques ouvragés, ornés de plumes et de pierreries. Tous attendent.Marcus me guide vers le centre de la pièce, sa main posée au creux de mes reins, une pression légère mais ferme. Je sens les regards sur moi. Je les sens peser, évaluer, anticiper. Depuis mon arrivée au Cercle, j'ai appris à décoder ces silences, ces présences muettes. Aujourd'hui, l'atmosphère est différente. Plus lourde. Plus électrique. Quelque chose va se passer. Quelque chose de grave.Damiana entre.Elle ne porte pas sa tenue habitu

  • LIAISONS FÉMININES 2    Chapitre 4 – Le collier d'acier

    MayaSa maison est immense, une façade haussmannienne avec des fenêtres hautes comme des portes d'église, des balcons en fer forgé, un digicode avec des chiffres qui brillent dans la lumière grise du soir, et je sonne avec un doigt qui tremble.Une femme de ménage m'ouvre, une femme brune sans âge,

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    MayaLa signature a lieu dans son bureau, et Victoria a sorti une plume, une vraie plume, pas un stylo banal, avec une plume d'oie blanche comme neige et de l'encre noire dans un petit encrier de cristal taillé qui doit valoir plus que tout ce que j'ai possédé dans ma vie.— Parce que c'est plus sy

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