La Fille De La Ligne 4

La Fille De La Ligne 4

last updateÚltima actualización : 2026-11-06
Por:  Nyla RiversActualizado ahora
Idioma: French
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Naya Wilson a toujours rêvé de faire ses preuves sur la piste d'athlétisme, mais son parcours vers la réussite devient bien plus compliqué qu'elle ne l'aurait jamais imaginé. Derrière son talent se cache un monde rempli de secrets de famille, d'avertissements mystérieux et de personnes en qui elle croyait autrefois pouvoir avoir confiance. Lorsque d'étranges messages commencent à troubler sa tranquillité d'esprit, Naya comprend que tout le monde ne souhaite pas la voir réussir. Entre la vie scolaire, des relations inattendues et la pression de poursuivre ses rêves, Naya doit découvrir qui se tient réellement à ses côtés et qui cherche secrètement à lui mettre des bâtons dans les roues. Mais dans une course où la confiance peut devenir dangereuse et où la vérité peut tout bouleverser, Naya parviendra-t-elle à franchir la ligne d'arrivée avant que ses propres secrets ne la rattrapent ?

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Capítulo 1

Chapitre 1

Elle n’était pas prête lorsque le coup de pistolet retentit.

Bang !

Pendant un instant, elle cessa de respirer. Puis, toutes les filles s’élancèrent.

Huit filles quittèrent la ligne de départ, mais Naya ne se souciait pas des sept autres. Elle pensait à son père, à son visage dans les tribunes et à la conversation qui l’attendait à la maison.

« Tu perds ton temps », lui dirait-il. « L’athlétisme ne te donnera aucun avenir. Les études passent avant tout. »

Elle avait entendu ces paroles tellement de fois qu’elle voulait prouver à son père qu’il avait tort.

Alors, elle courut.

Ses chaussures frappaient violemment la piste tandis que le stade se brouillait dans un mélange de couleurs et de bruits. Elle était tellement déterminée qu’elle n’entendait plus rien autour d’elle. Tout ce qu’elle percevait, c’était les battements de son propre cœur.

Ne perds pas. Pas aujourd’hui.

Si elle perdait, il aurait encore plus de raisons de l’empêcher de continuer.

Elle força davantage.

La fille à côté d’elle se rapprochait sans cesse, et Naya sentait son épaule avancer progressivement.

Cinq mètres.

Quatre.

Trois.

Ses poumons la brûlaient et ses jambes lui faisaient mal, mais elle refusait de s’arrêter.

Ce n’était pas une simple course scolaire. Pas pour elle.

Chaque fois qu’elle courait, elle avait l’impression de prouver quelque chose : à son père, à tous ceux qui considéraient la course comme un simple passe-temps et, surtout, à elle-même.

Deux mètres.

Un.

Lorsque Naya franchit la ligne d’arrivée, le stade explosa de joie.

Elle ralentit, manqua presque de tomber en essayant de retrouver son équilibre, puis leva les yeux vers le tableau des résultats.

1re — NAYA WILSON.

Elle ferma les yeux.

Une victoire de plus.

Un rire s’échappa de ses lèvres. Pendant un bref instant, plus rien d’autre n’avait d’importance.

Puis elle se tourna vers les tribunes.

Sa mère souriait. Mia sautait de joie, mais son père, lui, ne célébrait pas sa victoire.

Il était déjà debout, et la manière dont il la regardait suffisait à Naya pour comprendre ce que cela signifiait.

Cette fois, sa victoire ne la sauverait pas. Au contraire, elle venait de lui donner une raison supplémentaire de se disputer avec elle à la maison.

« Ma fille ! »

Mia se précipita vers elle.

« Tu l’as fait ! »

Naya éclata de rire.

« Je t’avais dit que j’allais gagner. »

Mia recula en affichant un grand sourire.

« Ton père n’a pas l’air très heureux. »

Le sourire de Naya s’effaça.

« Je sais. »

« On dirait qu’il va t’interdire de remettre les pieds sur cette piste. »

Naya regarda son père.

« C’est possible. »

Elle essaya de rire à nouveau, mais aucun son ne sortit. Au fond d’elle, elle savait que quelque chose avait changé, même si elle ignorait encore quoi.

L’épreuve suivante fut annoncée dans les haut-parleurs.

« Le départ du 400 mètres féminin sera donné dans vingt minutes. »

Mia se tourna vers Naya.

« Tu vas encore courir ? »

Naya prit sa bouteille d’eau.

« Apparemment. »

« Tu viens à peine de courir le 100 mètres ! »

Naya sourit.

« Je sais. »

Elle se retourna vers la piste et c’est à cet instant qu’elle le vit.

Un homme qu’elle n’avait jamais aperçu auparavant se tenait près du tunnel. Il ne regardait pas les courses.

Il la regardait, elle.

Naya ralentit.

Leurs regards se croisèrent.

L’homme ne sourit pas. Il lui adressa un unique signe de tête, puis s’éloigna.

Naya fronça les sourcils.

« C’était qui, lui ? »

Mia regarda derrière elle.

« Qui ça ? »

Mais l’homme avait déjà disparu.

Naya fixa le tunnel désormais vide.

Elle ne le savait pas encore, mais cet inconnu allait lui offrir quelque chose que son père ne lui permettrait jamais d’obtenir.

Pour l’accepter, Naya devrait choisir entre la vie que son père avait prévue pour elle et celle dont elle rêvait secrètement.

Aucun de ces choix ne la laisserait indemne.

Dix minutes plus tard, Naya se tenait de nouveau sur la ligne de départ.

Cette fois, aucun sourire n’était visible.

Le 400 mètres exigeait autre chose.

De la douleur.

Naya fit rouler ses épaules et prit une profonde inspiration. Autour d’elle, les autres filles se mirent en position tandis que le stade plongeait dans le silence.

« À vos marques. »

Naya s’accroupit, les doigts posés sur la piste.

Son cœur cognait contre sa poitrine.

« Prêtes ? »

Elle retint son souffle.

Bang !

Elle s’élança.

Les cent premiers mètres lui semblèrent faciles, presque trop faciles, car elle avait l’habitude de courir ce genre de distance.

Mais bientôt, sa respiration changea. Ses jambes devinrent plus lourdes et l’air lui parut plus chaud.

À l’approche des cent derniers mètres, chaque muscle de son corps hurlait de douleur.

Une coureuse la dépassa. Naya aperçut son dos pendant une fraction de seconde.

Puis elle se souvint du visage de son père, de toutes ces fois où il lui avait répété que la course ne lui offrirait aucun avenir.

Quelque chose se brisa en elle.

Non.

Elle accéléra.

La foule se leva.

Ses poumons la brûlaient et sa vision devenait floue sur les bords.

La ligne d’arrivée se rapprochait.

Dix mètres.

Cinq.

Trois.

Naya mobilisa toutes les forces qui lui restaient pour ses dernières foulées et franchit la ligne en première position.

Le stade explosa.

Mais Naya ne célébra pas sa victoire.

Elle se pencha en avant, les mains sur les genoux, essayant désespérément de reprendre son souffle. Sa poitrine se soulevait et s’abaissait rapidement tandis que ses jambes tremblaient.

Puis elle entendit des pas.

Lents, réguliers, sans précipitation.

Quelqu’un s’arrêta à côté d’elle.

« Quel âge as-tu ? »

Naya releva la tête.

C’était l’homme de tout à l’heure.

Elle se redressa.

« Dix-huit ans. »

« Qui t’entraîne ? »

« Personne. »

Ses sourcils se haussèrent.

« Personne ? »

Elle secoua la tête.

« Je m’entraîne toute seule. »

Il l’observa un instant. Il ne la regardait pas comme un simple spectateur ou quelqu’un impressionné par sa performance, mais comme un homme examinant quelque chose de précieux.

« Depuis combien de temps ? »

« Depuis mes treize ans. »

Il hocha lentement la tête, puis plongea de nouveau son regard dans le sien.

« Comment t’appelles-tu ? »

« Naya. »

« Naya comment ? »

« Wilson. »

Il lui tendit la main.

« Fessy Adams. »

Elle la serra.

« Je suis entraîneur d’athlétisme. »

« Je sais. »

Sa réponse sembla le surprendre.

« Tu as déjà entendu parler de moi ? »

« Un peu. »

Un léger sourire effleura ses lèvres.

« Bien. »

Il fouilla dans sa poche et lui tendit une carte.

« Appelle-moi. »

Naya baissa les yeux.

Un numéro de téléphone, une adresse et une phrase inscrite en dessous :

Tu n’as pas encore découvert ta véritable vitesse.

Elle releva la tête.

« Qu’est-ce que ça veut dire ? »

« Ça veut dire que tu es douée. »

« Je le sais. »

Son sourire disparut.

« Non. »

Sa voix était calme.

« Tu ne le sais pas. »

L’assurance de Naya vacilla.

L’entraîneur Fessy soutint son regard.

« Gagner des courses scolaires n’est pas la même chose que savoir jusqu’où tu peux aller. »

Naya observa de nouveau la carte.

« Qu’est-ce que vous me proposez ? »

« Un entraînement. »

« Pour quoi faire ? »

« Pour découvrir jusqu’où tu peux aller. »

Elle hésita.

« Et si je refuse ? »

« Alors, tu continueras à gagner tes courses scolaires. »

Il haussa les épaules.

« Rien ne changera. »

Ces mots restèrent gravés dans son esprit.

Rien ne changera…

L’entraîneur Fessy s’éloigna, et Naya le regarda disparaître dans la foule.

Elle resserra sa prise sur la carte.

Pour la première fois, elle se demanda ce que cela ferait de courir ailleurs que sur la piste de son école. De participer à des compétitions plus importantes, d'affronter des coureurs plus rapides, de perdre, de gagner et de découvrir si ce qu’elle possédait était un véritable talent ou simplement quelque chose que tout le monde avait pris pour du talent.

Elle ignorait ce qui l’effrayait le plus.

Elle ne remarqua pas le footballeur qui se tenait près du tunnel.

Solomon avait assisté à toute la conversation.

Il attendait ses coéquipiers, mais son regard restait fixé sur Naya.

Il l’avait déjà vue courir, plusieurs fois. Il ne lui avait jamais adressé la parole.

Il ne connaissait même pas son nom.

Pour les autres, elle n’était que la fille qui courait toujours dans le couloir quatre.

Ses coéquipiers l’appelaient la sprinteuse.

Solomon, lui, ne lui donnait aucun nom.

Il se contentait de l’observer.

Il y avait quelque chose dans sa façon de courir.

Elle ne courait pas comme quelqu’un qui cherchait à impressionner les autres.

Elle courait comme quelqu’un qui essayait d’échapper à quelque chose.

« Solo. »

Aucune réaction.

« Solomon. »

Toujours rien.

Son coéquipier suivit son regard, puis sourit.

« Ah… »

Solomon finit par le regarder.

« Quoi ? »

« Rien. »

Son coéquipier jeta un nouveau coup d’œil à Naya.

« Elle est jolie. »

Solomon fronça les sourcils.

« Je n’ai rien dit. »

« Pas besoin. »

Solomon détourna le regard.

« Allons-y. »

Son coéquipier éclata de rire.

« Ça fait des semaines que tu l’observes. »

« J’observe tout le monde. »

« Non, pas tout le monde. »

Solomon ne répondit pas.

Mais avant de partir, il jeta un dernier regard derrière lui.

Naya était toujours là, debout, serrant la carte de l’entraîneur entre ses doigts.

Ce soir-là, la carte était posée sur le bureau de Naya.

Cela faisait déjà près de dix minutes qu’elle la fixait.

Sa chambre était silencieuse. Trop silencieuse.

Elle prit son téléphone, ouvrit l’appareil photo, photographia la carte, supprima la photo, puis en prit une autre avant de la supprimer également.

Elle ignorait pourquoi elle était nerveuse.

Ce n’était qu’un entraîneur.

Qu’une proposition.

Qu’un entraînement.

C’est du moins ce qu’elle ne cessait de se répéter.

On frappa à sa porte.

« Naya ? »

C’était la voix de sa mère.

Naya glissa rapidement la carte sous un cahier.

« Oui ? »

« Ton père veut te parler. »

Son ventre se noua.

Elle savait déjà que cette conversation n’annonçait rien de bon.

Elle se rendit dans le salon.

Son père était assis sur le canapé et sa mère se tenait à côté de lui.

Aucun des deux ne souriait.

Naya s’arrêta à l’entrée de la pièce.

« Qu’est-ce qui se passe ? »

Son père leva les yeux vers elle.

« Nous avons entendu parler de l’entraîneur. »

Son cœur se serra.

« Qui vous en a parlé ? »

« Ta mère l’a vu discuter avec toi. »

Naya regarda sa mère.

« Je ne cachais rien. »

« Alors, explique-toi. »

Naya s’assit lentement.

Son père se pencha en avant.

« Qu’est-ce que cet homme te veut exactement ? »

« Il veut m’entraîner. »

« Pour quoi faire ? »

« Pour l’athlétisme. »

« Je sais. »

Sa voix resta calme.

« Ce que je veux savoir, c’est où tout cela va te mener. »

Naya ne répondit pas.

« Tu as dix-huit ans », poursuivit-il. « Tu as l’école. Tu as tes examens. Tu as un avenir. »

« Je le sais. »

« Alors, pourquoi as-tu besoin de ça ? »

Naya le fixa, car elle savait exactement ce qu’elle voulait lui dire.

Parce que lorsque je cours, je me sens libre.

Parce que pendant ces quelques secondes sur la piste, personne ne peut me dicter ce que je suis censée devenir.

Parce que, peut-être, juste peut-être, j’ai découvert quelque chose que je suis faite pour accomplir.

Mais elle se contenta de répondre :

« Parce que je suis peut-être douée pour ça. »

Son père soupira.

« Être douée pour quelque chose ne signifie pas que tu dois construire ta vie autour de cette chose. »

Les doigts de Naya se crispèrent sur ses genoux.

« Pourquoi pas ? »

« Parce que le sport peut tout t’enlever du jour au lendemain. »

Un nouveau silence s’installa.

« Il veut que tu t’entraînes sérieusement », poursuivit son père. « Cela signifie des déplacements, des compétitions, des blessures et des cours manqués. »

« Je peux gérer les deux. »

« Tu n’en sais rien. »

« Alors, laissez-moi essayer. »

Son père la fixa.

Pendant un instant, Naya crut qu’il allait réellement l’écouter.

Puis il secoua la tête.

« Non. »

Un seul mot.

Pourtant, il résonna en elle comme une porte qui se refermait brutalement.

Naya le regarda, incrédule.

« Non ? »

« Non. »

Sa mère posa une main sur son bras.

« Ne prenons pas de décision ce soir », dit-elle doucement.

Mais il avait déjà pris la sienne.

« Tes études passent avant tout. »

Naya se leva.

Elle voulait se disputer avec lui. Elle voulait lui parler de toutes ses courses, de tous ces matins où elle se réveillait avant le lever du soleil pour s’entraîner, de toutes ces fois où ses jambes lui faisaient mal mais où elle continuait malgré tout, de chaque ligne d’arrivée qu’elle avait franchie et de cette sensation d’être enfin exactement là où elle devait être.

Elle voulait qu’il comprenne.

Au lieu de cela, elle ravala tout ce qu’elle avait sur le cœur.

« D’accord. »

Puis elle s’éloigna.

Elle verrouilla la porte de sa chambre avant de récupérer la carte cachée sous son cahier.

Son téléphone s’alluma.

Numéro inconnu.

Naya se figea.

Un message.

Elle l’ouvrit.

Ne laisse pas la peur prendre la décision à ta place.

Son cœur s’arrêta presque.

Elle fixa l’écran, puis la carte de l’entraîneur.

Son pouls s’accéléra.

Comment a-t-il obtenu mon numéro ? Je ne le lui ai pas donné.

Lentement, elle tapa :

Qui est-ce ?

La réponse arriva presque immédiatement.

Quelqu’un qui sait de quoi tu es capable…

Naya plissa les yeux.

Avant qu’elle puisse répondre, un autre message apparut.

Demain. 5 h 30. Viens au stade. Seule.

Elle fixa l’écran.

Puis un autre message s’afficha.

Quatre mots qui lui donnèrent soudain l’impression que sa chambre rétrécissait autour d’elle.

Ton père ne doit pas le savoir.

Le visage de Naya devint livide.

Elle regarda en direction de la porte de sa chambre.

Pour la première fois de la journée, elle ne pensait plus à la course.

Ni à la victoire.

Elle se demandait qui l’observait depuis tout ce temps, qui était cet homme qui avait réussi à obtenir son numéro de téléphone sans qu’elle le lui donne.

Soudain, l’excitation qu’elle avait ressentie face à cette nouvelle opportunité se transforma en quelque chose de bien plus froid.

De la peur.

Car il n’y avait qu’une seule question à laquelle elle ne pouvait pas répondre :

Qui observait Naya dans l’ombre, et que lui voulait-on exactement ?

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reseñas

Joseph Kyei Arthur
Joseph Kyei Arthur
Very very interesting I can spend my whole life reading this sooo amazing ... ...
2026-11-07 16:06:25
1
0
Gadafi Osman
Gadafi Osman
This book is actually really nice. I'd like to see what happens on the next chapters ...
2026-11-07 07:29:53
1
0
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