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Chapitre 46

Autor: Anatory
last update Data de publicação: 2026-03-09 01:09:59
Je me fige, mon verre à mi-chemin de mes lèvres.

« J'avais huit ans quand mes parents sont morts. Pas dans un accident assassinés. Des dettes de jeu, des mauvaises fréquentations. Je me suis retrouvé à la rue, puis dans ce prétendu orphelinat qui était en réalité un enfer. » Sa voix est calme, détachée, comme s'il racontait l'histoire de quelqu'un d'autre. « On nous faisait travailler. Des ateliers clandestins, des trucs illégaux. On nous battait si on ne rapportait pas assez d'argent. On nous
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  • Le Diable en Costard    Chapitre 63

    La première chose que j'ai sentie en émergeant du sommeil, c'était le vide à côté de moi.Mon bras s'est étendu machinalement vers l'autre côté du lit, mes doigts cherchant une chaleur qui n'était plus là. Les draps étaient froids. Il était parti depuis longtemps.Je suis restée allongée un moment, les yeux ouverts vers le plafond, à écouter le silence de l'appartement. Pas de bruit de pas dans le couloir, pas de voix dans la cuisine, pas de respiration profonde à côté de mon oreille. Rien.Hier soir est revenu en vagues ses mains sur ma peau, sa bouche contre la mienne, la façon dont il avait dit mon nom comme si c'était la seule chose qui comptait. Je me suis rappelé la gravité de son regard dans la pénombre, la douceur surprenante de ses gestes, ce moment où il s'était arrêté pour me demander si j'étais sûre, comme si sa vie entière dépendait de ma réponse.C'était hier. Ça semblait être à la fois une éternité et une seconde.J'ai passé ma main sur l'oreiller vide. Il avait posé s

  • Le Diable en Costard    Chapitre 62

    Lewis avait lâché Cameron, mais il était resté entre lui et l'homme, les mains levées.— Chef. Calmez-vous.Cameron avait regardé ses poings. Le sang sur ses jointures n'était pas le sien. Il avait regardé l'homme, son visage défait, ses vêtements tachés, et quelque chose dans sa poitrine s'était serré pas de la culpabilité, pas encore, juste le vertige de ce qu'il avait failli faire.— Qu'il parle, avait-il dit, la voix rauque. Quand il se réveillera, je veux tout ce qu'il sait. Les noms, les adresses, les planques. Tout.— Chef, il a besoin de soins.— Je m'en fous. Fais-le parler. Et après, tu le libères.Lewis avait marqué une pause.— Tu le libères ? Après ça ?— Je veux qu'il retourne voir ses patrons. Qu'il leur raconte ce qui s'est passé ici. je les détruirai tous. Un par un.Cameron avait essuyé ses mains sur son pantalon. Le sang avait laissé des traces sombres sur le tissu noir.— Et si il revient ?— Il ne reviendra pas. Pas après ça.Il s'était dirigé vers la porte, pui

  • Le Diable en Costard    Chapitre 61

    — Vous allez pas vous en sortir, avait dit l'homme. Si je donne pas de signe de vie, ils enverront d'autres. Ils viendront me chercher.Cameron avait souri. Un vrai sourire, presque amusé.— Personne n'est assez fou pour mettre les pieds ici.Il avait dit ça calmement, sans forcer, comme s'il énonçait une vérité météo. Et c'était ça qui rendait ses mots plus terrifiants que n'importe quelle menace l'absence totale de doute.L'homme avait marqué une pause. Cameron le voyait réévaluer, recalibrer. L'arrogance n'avait pas disparu, mais elle s'était nuancée.— Je sais que le vieux Hayes a laissé des comptes à régler. Les gens pour qui je travaille, ils sont convaincus que Marsh est toujours vivant. Et ils veulent ce qu'il leur doit.Cameron l'avait regardé sans répondre.— Vous avez quelqu'un, avait continué l'homme, les yeux plissés . Une fille. Je vous ai vu, vos hommes aussi. Vous tenez vraiment à la surveiller. C'est qui ? Une protégée ? Une planque ? Cameron n'avait pas bougé. Ses

  • Le Diable en Costard    Chapitre 60

    Il l'avait regardée dormir pendant près de vingt minutes.Le sommeil d'Amanda ressemblait à tout ce qu'elle était un combat même au repos. Ses mains fermées sur le drap, ses sourcils légèrement froncés, sa bouche entrouverte comme si elle allait protester contre quelque chose même inconsciente. Les cheveux s'étaient échappés de son attache, s'étalaient en vagues sombres sur l'oreiller blanc, et il avait eu envie de les toucher une dernière fois avant de partir.Il ne l'avait pas fait.S'approcher d'elle à nouveau, c'était risquer de la réveiller, et s'il la réveillait, il ne partirait pas. Ou pire, il resterait, et demain matin elle verrait dans ses yeux ce qu'il ne voulait pas qu'elle voie cette chose sombre qui s'était réveillée en lui quand il avait appris qu'elle était allée à St. Christopher. Cette chose qui n'était pas de la colère, pas vraiment, mais quelque chose de plus ancien et de plus froid. Quelque chose qui savait exactement ce qu'il faudrait faire pour qu'elle ne soit

  • Le Diable en Costard    Chapitre 59

    Ses mains, ses lèvres, la chaleur de sa peau contre la mienne tout devenait plus flou, plus dense, plus proche. Je sentais le poids de son désir contre ma cuisse, je sentais la sienne répondre. Il prenait son temps, explorant, découvrant, et je me rendais compte qu'il n'avait jamais été ici avant. Cet homme qui semblait tout contrôler n'avait jamais été dans mon lit.— Pourquoi toi ? avait-il murmuré entre deux baisers. Pourquoi ça me fait cet effet, toi ?— Je ne sais pas.— Moi non plus. Et ça me terrifie.J'avais passé mes mains sur ses reins, l'avais attiré contre moi. Il était dur partout, tendu, et pourtant il bougeait avec une lenteur qui ressemblait à une forme de prière.— Arrête de penser, dis-je.— Je ne peux pas.— Alors pense à moi. Juste à moi.Il avait relevé la tête, ses yeux dans les miens, et j'avais vu dans son regard un vertige qu'il essayait de cacher. Cet homme n'était pas habitué à perdre le contrôle. Cet homme avait construit sa vie sur l'idée que tout se maîtri

  • Le Diable en Costard    Chapitre 58

    Sa voix était différente maintenant. Plus basse, plus rauque. Plus vraie.— Je comprends, Amanda. Vraiment.Je pleurais contre son pull, ses mains dans mon dos, et il ne disait rien d'autre, il me tenait juste, et c'était exactement ce dont j'avais besoin sans le savoir.Au bout d'un long moment, j'avais murmuré sans lever la tête :— C'est qui, ses types qui me cherchent ?Il avait soupiré. Ses doigts avaient remonté le long de ma colonne vertébrale, un geste presque inconscient.— Des gens pour qui ton père était un problème Amanda .J'avais levé la tête. Ses yeux étaient tout près, gris comme la mer avant l'orage.Il n'était pas parti.Ses mains étaient toujours sur mon dos. Les miennes sur sa poitrine. Le silence entre nous n'était plus le même que tout à l'heure.Il n'était pas parti.J'avais cru qu'il partirait. Mais il n'était pas parti.Son visage avait changé. La colère n'avait pas disparu, mais elle s'était transformée en quelque chose de plus lourd, de plus fragile, de pl

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