ログイン— Maman, c'est moi.— Amanda !Son enthousiasme me tira immédiatement un sourire. Je l'imaginai dans sa cuisine, probablement en train de préparer du thé, avec la radio qui jouait en fond sonore.— Comment tu vas, ma chérie ?— Ça va. Et toi ?— Oh, tu sais, la routine. Je m'occupe de la maison, je regarde mes émissions… Rien de très passionnant.Elle marqua une pause.— Mais je suis contente que tu m'appelles.Cette simple phrase me serra le cœur.— Je me demandais si je pouvais venir demain. Passer la journée avec toi, si tu es libre.Un silence lui répondit. Puis sa voix s'éclaira.— Bien sûr que tu peux venir ! Depuis quand as-tu besoin de me demander ça ?— Je ne voulais pas te déranger.— Me déranger ? Amanda, tu es ma fille. Tu ne me déranges jamais.Je baissai les yeux, soudain incapable de répondre.— À vrai dire, continua-t-elle plus doucement, je me demandais quand tu viendrais. Je ne voulais pas te mettre la pression, mais… tu me manques.Je sentis ma gorge se nouer.— Toi
La voiture s’immobilisa devant mon immeuble. Cameron coupa le moteur, mais conserva les mains sur le volant, le regard perdu devant lui.Dehors, le jour déclinait. Les dernières lueurs du soleil accrochaient les façades, tandis que les rues commençaient à s’assombrir.— Tu ne montes pas ? demandai-je.— Non. J’ai quelque chose à régler.Avec lui, cette phrase pouvait aussi bien annoncer une réunion que la disparition de quelqu’un. J’avais appris à ne plus poser de questions dont je ne voulais pas connaître les réponses.Je détachai ma ceinture et attrapai la poignée de la portière. Pourtant, je ne sortis pas tout de suite.— Cameron ?Il tourna la tête vers moi.— Quoi ?J’hésitai. Je savais déjà que je risquais de regretter ma demande, mais je ne supportais plus l’idée de devoir négocier chaque geste de ma vie.— J’aimerais pouvoir sortir seule, de temps en temps.Son expression se ferma légèrement.— Seule ?— Oui, seule. Sans devoir demander la permission pour aller boire un café o
Le stand de tir était plus grand que ce que j'imaginais. Une salle rectangulaire, éclairée par des néons blancs, avec des cloisons insonorisées qui séparaient chaque poste de tir. Au fond, des cibles en papier suspendues à des rails. L'air sentait la poudre et le métal froid.Cameron entra le premier. Il connaissait les lieux. Il se dirigea vers un casier au fond de la salle, l'ouvrit, et en sortit un casque antibruit, des lunettes de protection, et une paire de gants. Il me les tendit.— Mets ça.Je pris le casque, le posai sur ma tête. Il était lourd, un peu trop grand. Les lunettes glissèrent sur mon nez. Les gants étaient épais, rigides. Je me sentais ridicule.— C'est nécessaire ? demandai-je.— Oui.Il enfila lui-même un casque et des lunettes, puis se dirigea vers une table où étaient posées plusieurs armes. Des pistolets de tailles différentes, alignés sur un tissu noir. Il en prit un, le vérifia, retira le chargeur, regarda l'intérieur, le remit en place. Ses gestes étaient p
Je me réveillai lentement.La lumière du matin filtrait à travers les rideaux, pâle et douce. Je clignai des yeux plusieurs fois, le corps encore lourd de la nuit. Je sentais la chaleur des draps, l'oreiller sous ma tête, et une présence à côté de moi.Je me tournai.Cameron était allongé sur le côté, la tête posée sur son bras. Il était réveillé. Il me regardait. Sa main était dans mes cheveux, ses doigts caressant mon crâne lentement, sans se presser. Je ne savais pas depuis combien de temps il était là, à me regarder dormir, mais son visage était calme, reposé. Il n'avait pas l'air d'un homme qui venait de passer une nuit agitée.— Tu es réveillée, dit-il.Sa voix était basse, un peu rauque. Je hochai la tête, les yeux encore à moitié fermés.— Depuis quand tu me regardes ?— Un moment.Je baissai les yeux, un peu gênée. Puis je les relevai vers lui.— Tu as bien dormi ?Il retira sa main de mes cheveux, la posa sur le drap entre nous.— Ça faisait longtemps que je n'avais pas auss
Marcus était assis dans son bureau, les pieds posés sur la table, un verre de whisky à la main. La pièce était sombre, éclairée seulement par la lampe de bureau et la lueur des néons du couloir qui filtrait sous la porte. Dehors, il pleuvait. Une pluie fine, persistante, qui tambourinait contre les vitres et rendait la nuit plus lourde encore.Son téléphone vibra. Il jeta un coup d'œil à l'écran. Un message de Rico. Trois mots : *« Appel urgent. »*Il décrocha sans attendre.— Qu'est-ce qu'il y a ?— Patron, on a un problème.La voix de Rico était tendue, presque hésitante. Marcus le connaissait depuis quinze ans. Rico n'était pas du genre à s'inquiéter pour rien.— Parle.— On a des yeux à la soirée des chefs de district. Un de nos gars était posté dehors. Il a vu Cameron arriver. Et il n'était pas seul.Marcus posa son verre.— Qui était avec lui ?Un silence, à l'autre bout. Puis :— Amanda. La fille de Hayes.Marcus se leva. Sa chaise racla le sol.— Tu es sûr ?— Sûr. Notre gars
Il ne répondit pas. Il passa à l’autre sein, le malaxa de sa main libre pendant que sa bouche travaillait, puis descendit plus bas. Ses lèvres traçaient un chemin brûlant le long de mon ventre, s’attardaient sur chaque centimètre de peau. Je tremblais déjà. Il s’arrêta au bord de ma culotte, posa un baiser juste au-dessus, puis un autre, plus bas. Ses doigts glissèrent sous le tissu, le firent descendre lentement le long de mes hanches, de mes cuisses, de mes mollets. Je me retrouvai nue sous lui, les jambes légèrement écartées, le souffle irrégulier, le corps déjà en feu.Il ne se précipita pas. Il s’agenouilla entre mes cuisses, les écarta un peu plus, et posa sa bouche là où j’étais déjà trempée. Un cri me échappa. Sa langue me trouva, me caressa, me pénétra par petits coups précis, puis plus larges, plus lents. Il prenait son temps. Il savait exactement où appuyer, où tourner, où sucer. Une de ses mains remontait pour malaxer mon sein, l’autre maintenait ma hanche pour m’empêcher
Je reste figée devant le dossier confidentiel, le cœur battant la chamade. Les pages légèrement entrouvertes me narguent, promettant des réponses à mes questions tourbillonnantes : qui est vraiment Cameron Black ? Quelles ombres se cachent derrière Black Industries ? Une partie de moi, la curieuse,
“J’aurais dû le tuer depuis longtemps, ce connard. Le laisser pourrir comme les autres. Putain, s’il touche à un de tes cheve...” Il s’arrête net, jetant sa veste sur le fauteuil avec une violence qui fait trembler le bureau. Puis, ses yeux verts se posent enfin sur moi, et quelque chose change. La
Le soleil se lève à peine sur Londres, filtrant à travers les nuages bas et grisâtres qui enveloppent la ville comme un linceul. Je suis assise à l’arrière de la Bentley noire, les mains crispées sur mes genoux, tandis qu’Alfred, le chauffeur, conduit en silence vers la Black Tower. Pas de Cameron
« Déshabille-toi. »Les mots tombent comme une sentence dans le silence lourd de la suite. Je reste figée dans l’encadrement de la salle de bain, la chemise de nuit en soie encore pliée sur mon bras. Mon cœur cogne si fort que je l’entends dans mes tempes. Non. Je ne peux pas. Pas comme ça. Pas ce







