Share

Le goût de l' Interdit
Le goût de l' Interdit
Author: Oum

Chapitre 1

Author: Oum
last update Petsa ng paglalathala: 2026-09-11 06:53:12

CHAPITRE 1 

VOIX EXTERNE 

La journée avait commencé bien avant que le soleil ne se décide à apparaître. Dans les rues encore humides de Genève, Judy avançait d’un pas rapide, son sac serré contre elle. À vingt-cinq ans, elle avait déjà appris à ne compter que sur elle-même. La vie ne lui avait jamais vraiment laissé le choix.

Orpheline depuis son enfance, Judy avait été élevée par sa grand-mère. Sa grand-mère avait été bien plus qu’une simple tutrice. Elle avait été sa mère, son père, sa famille entière. Elle était la personne qui l’avait consolée lorsqu’elle pleurait, celle qui avait séché ses premières larmes, préparé ses repas, payé ses fournitures scolaires lorsqu’elle le pouvait et travaillé jusqu’à l’épuisement pour que sa petite-fille ne manque de rien.Judy avait grandi dans ses bras.

Elle se souvenait encore de leurs soirées dans leur petite maison en Belgique. Sa grand-mère s’asseyait près d’elle pendant qu’elle faisait ses devoirs et lui répétait toujours la même chose.Tu dois étudier, Judy. Je ne pourrai peut-être pas te donner tout ce que tu veux, mais je ferai tout pour que tu aies une vie meilleure que la mienne.Judy avait gardé ces paroles dans un coin de son cœur.

Et elle avait tenu sa promesse.

Après la mort de sa grand-mère, Judy avait continué ses études avec les moyens du bord. Elle avait finalement décidé de quitter la Belgique pour poursuivre son cursus en Suisse. Ce départ n’avait pas été facile. Elle avait dû apprendre à vivre seule dans un pays étranger, gérer ses études, ses dépenses et toutes les responsabilités qui pesaient désormais sur ses épaules.

Elle travaillait comme serveuse dans un petit restaurant afin de payer une partie de ses frais. Ce n’était pas le travail dont elle avait rêvé. Mais elle n’avait pas le luxe de choisir.

Lorsqu’elle poussa la porte du restaurant ce matin-là, elle savait déjà que la journée serait longue.

–Bonjour, Patron !

–Bonjour Judy .

Réponds le patron d’une voix plus ou moins accueillant . Elle attacha rapidement ses cheveux, enfila son tablier et rejoignit la salle. Les premières heures passèrent à toute vitesse. Prendre les commandes, apporter les plats, débarrasser les tables , répondre aux clients, retourner en cuisine, puis recommencer encore. Le restaurant n’était pas très grand, mais il était presque toujours rempli à l’heure du déjeuner. Judy courait d’une table à l’autre avec son carnet dans une main et plusieurs assiettes dans l’autre.

Vers quatorze heures, elle sentit enfin ses jambes lui faire mal. Elle avait besoin de souffler. Profitant d’un moment où la salle semblait un peu moins agitée, elle s’éclipsa quelques minutes dans un coin réservé au personnel. Elle posa son plateau, retira son tablier et s’assit sur une chaise puis ferma les yeux juste une minute. Elle voulait seulement une minute de silence. Ses épaules étaient douloureuses. Ses pieds la brûlaient. Elle n’avait presque rien mangé depuis le matin. Elle venait à peine de prendre une inspiration qu’une voix lourde retentit derrière elle.

–Judy !

La jeune étudiante sursauta. Le propriétaire du restaurant se tenait à l’entrée.

–Oui ?

–Tu es assise ?

Judy regarda autour d’elle comme si elle cherchait une autre personne.

–Je prends juste ma pause.

L’homme pointa la salle du doigt le visage aussi effrayant que la couleur du charbon. Agé d’une cinquantaine d’années Judy travaille pour lui depuis quatre mois déjà. Elle n’en pouvait plus mais avait besoin de ce travail. 

– Quelle pause ? Regarde les clients ! Il y a des tables qui attendent.

Judy baissa les yeux , épuisée mentalement et physiquement.

–Je suis désolée chef .

–Alors lève-toi et retourne travailler.

Elle aurait aimé lui dire qu’elle était épuisée. Qu’elle n’était pas une machine. Qu’elle avait le droit de s’asseoir quelques minutes. Mais elle ne dit rien. Elle se releva simplement et répond ceci : 

–D’accord.

Judy reprit son plateau et retourna dans la salle.

Le reste de la journée ne fut pas différent. À dix-huit heures, elle commença à compter les minutes. À dix-neuf heures, elle avait mal au dos. À vingt heures, elle n’avait plus la force de sourire aux clients. Et lorsqu’elle quitta finalement le restaurant, il faisait déjà nuit comme d’habitude . Judy marcha jusqu’à son appartement en traînant presque les pieds. Elle rêvait seulement d’une douche chaude et de son lit.

Lorsqu’elle entra chez elle, elle posa son sac sur le canapé et soupira profondément.

–Enfin , j’en peux plus, j’en peux plus mon Dieu . Tu me manques tellement mamie 

Dit elle la gorge nouée et les larmes aux yeux malgré tout elle retira ses chaussures et s’assit quelques secondes. Son téléphone vibra. Elle regarda l’écran.

Un sourire apparut immédiatement sur son visage ,une pincée de lumière dans ce monde difficile et triste : Nash son petit ami. Elle décrocha.

–Allô ?

–Enfin ! Tu réponds. Rétorque son homme d’une voix rassuré 

–Je viens de rentrer.

–Tu travaillais encore jusqu’à maintenant ?

–Oui. Réponds Judy complètement épuisé 

–Judy, tu vas finir par tomber malade à force.

Elle sourit faiblement.

– Ne t’inquiète pas Je vais bien.

– Tu dis toujours ça mon amour , tu es la plus forte héroïne de ce foutu monde. Dit Nash 

–Ah bon ? 

– La seule et l’unique d’ailleurs ma bombe 

Elle entendit son rire à l’autre bout du téléphone.

Nash était loin d’elle, mais il avait toujours cette capacité à lui faire oublier pendant quelques minutes la fatigue et la solitude. Ils parlèrent de leur journée. Il lui demanda comment s’étaient passées ses études, elle lui raconta rapidement son travail, puis il lui parla de ce qu’il avait fait de son côté. Une conversation simple et rassurante. Une conversation qui lui rappelait qu’elle avait quelqu’un. Quelqu’un qui l’aimait plus que tout. 

–Tu me manques, murmura Nash.

Judy sourit.

– Toi aussi bébé .

–J’aimerais pouvoir être là.

–Moi aussi mais t’inquiète je te comprends. Rajoute Judy 

Ils restèrent silencieux quelques secondes. Puis Nash reprit :

–Tu devrais dormir. Tu es épuisée.

–Je sais.

–Promets-moi de te reposer.

–Promis.

Ils se souhaitèrent bonne nuit et raccrochèrent. Judy posa son téléphone sur la table. Elle se leva ensuite pour aller prendre une douche. Mais alors qu’elle avançait vers sa chambre, son regard s’arrêta sur quelque chose. Une enveloppe. Elle était posée dans un petit tiroir qu’elle n’ouvrait presque jamais. Judy fronça les sourcils. Elle resta immobile quelques secondes.Puis elle s’approcha.

Elle savait exactement ce que c’était. Cette enveloppe était la seule chose que sa grand-mère lui avait laissée personnellement. Après sa mort, Judy avait récupéré quelques affaires, des vêtements, des photographies et quelques objets sans grande valeur. Mais cette enveloppe était différente. Sa grand-mère lui avait demandé de la conserver.

Elle lui avait même dit de ne pas l’ouvrir immédiatement. À l’époque, Judy n’avait pas posé de questions. Elle avait simplement obéi.

Elle avait toujours fait confiance à sa grand-mère.

Elle prit l’enveloppe entre ses doigts. Son cœur se serra. Pendant quelques secondes, elle hésita à la remettre à sa place. Mais quelque chose en elle lui disait que le moment était peut-être venu. Elle s’assit sur son lit.

L’enveloppe était légèrement jaunie par le temps.

Sur le devant, son prénom était écrit à la main: Judy.

Elle reconnut immédiatement l’écriture de sa grand-mère. Ses doigts tremblèrent légèrement.

–Qu’est-ce que tu me cachais encore, mamie ?

Elle sourit tristement. Sa grand-mère lui manquait. Terriblement. Judy ouvrit doucement l’enveloppe.

À l’intérieur, il y avait une lettre. Et quelques documents. Elle commença à lire. Les premières lignes lui firent froncer les sourcils. Puis son visage changea. Elle relut le passage plus de trois fois. Impossible. Elle continua. Plus elle avançait, plus son cœur battait vite.

Sa grand-mère parlait d’une propriété. Un immense manoir situé en Belgique. Un bien qui lui appartenait. Un bien qu’elle lui avait transmis. Judy resta figée.

–Quoi… ?

Elle reprit la lettre depuis le début. Elle avait toujours cru que le manoir familial avait été vendu. Elle se souvenait même des explications de sa grand-mère.

Elle lui avait dit que la propriété avait été vendue afin de financer ses études et lui permettre de préparer son départ pour la Suisse. Judy n’avait jamais remis cela en question. Pourquoi l’aurait-elle fait ?Sa grand-mère avait toujours fait tout ce qui était possible pour elle.

Elle avait donc cru que cette maison n’existait plus.

Mais la lettre disait exactement le contraire.

Le manoir n’avait jamais été vendu.

Judy porta une main à sa bouche. Elle parcourut les documents qui accompagnaient la lettre. Un acte.

Des informations concernant la propriété. Des coordonnées. Un nom. Une adresse. Ses yeux s’écarquillèrent. Elle continua de lire.

Sa grand-mère lui expliquait qu’elle avait conservé la propriété pendant toutes ces années et qu’elle avait décidé de la lui transmettre. Pourquoi lui avoir caché cela ? Pourquoi lui avoir fait croire qu’elle avait vendu la maison ? Judy sentit les larmes lui monter aux yeux. Elle relut une dernière fois les dernières lignes.

Sa grand-mère y avait écrit quelque chose qui lui arracha le cœur. Elle lui disait qu’elle voulait qu’un jour Judy puisse retourner dans cette maison.

Qu’elle puisse posséder quelque chose qui lui appartienne réellement. Qu’elle n’oublie jamais d’où elle venait. Judy serra la lettre contre sa poitrine.

Pourquoi tu ne m’as jamais dit ça, mamie ? Une larme roula sur sa joue. Pendant des années, elle avait pensé que sa grand-mère avait sacrifié cette maison pour elle. Elle venait de découvrir qu’elle avait fait tout autre chose. Elle lui avait gardé un héritage. Un héritage dont Judy ignorait totalement l’existence. Elle essuya rapidement ses larmes et reprit les documents. Son regard se posa de nouveau sur l’adresse.

Le manoir était toujours là , en Belgique. Et désormais, il était à elle. Du moins, c’est ce qu’elle croyait. Doit elle tout plaquer en Genèse et s’en voler pour la Belgique où un manoir hors du commun l’attend ? Ou doit elle rester ici continuer une étude qui ne finira pas de sitôt accompagné d’un patron qui prends plaisir à l’humilier chaque jour. Ce manoir existe-t-elle vraiment ? Sa grande mère était très vieille et arrivé un moment elle ne se rappelait plus de certains souvenirs. Judy était complètement perdu dans ses réflexions mais si elle devait faire un effort, elle abandonnerait tout pour aller en Belgique si ce manoir existait vraiment et puis elle a entre ses mains les documents qui prouve que ce manoir existe bel et bien et qu’elle en est l’unique propriétaire . 

– Je ne perds rien de tous les façons , grande mère ne m’a jamais menti. Ma décision est prise. 

Murmura la jeune étudiante en regardant les documents. En effet sa décision est désormais prise et il ne restait qu’à passer à l’acte. 

A SUIVRE………………

Patuloy na basahin ang aklat na ito nang libre
I-scan ang code upang i-download ang App

Pinakabagong kabanata

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 30

    CHAPITRE 30VOIX EXTERNELa soirée s’était terminée en beauté. Après toutes les épreuves qu’ils avaient traversées, toutes les disputes, les secrets, les menaces, les peurs et les hésitations, Hugo et Judy avaient enfin cessé de lutter contre ce qu’ils ressentaient. Cette nuit-là, ils s’étaient retrouvés sans mensonges.Sans Nash. Sans le tribunal. Sans l’héritage. Sans Banks. Sans cette peur constante de ce que demain pouvait leur réserver.Il n’y avait plus qu’eux. Hugo avait pris soin de Judy avec une attention presque surprenante venant d’un homme comme lui. Lui qui avait toujours été autoritaire, froid et habitué à contrôler chaque situation avait passé la nuit à s’assurer qu’elle allait bien.Comme si elle était faite de verre. Comme si le moindre geste brusque pouvait la briser. Et Judy, de son côté, avait cessé de se poser des questions.Elle avait simplement profité de cet instant avec l’homme qu’elle avait finalement choisi.La nuit avait été longue. Tendre. Intense. Et lorsqu

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 29

    CHAPITRE 29VOIX EXTERNEUne semaine s’était écoulée depuis l’audience au tribunal. Une semaine durant laquelle Hugo et Judy s’étaient évités. Ils vivaient toujours sous le même toit, mais quelque chose avait changé entre eux.Lorsqu’ils se croisaient dans les couloirs du manoir, ils se contentaient de se saluer.– Bonjour.– Bonjour.Puis chacun poursuivait son chemin.Aucune discussion.Aucune question.Aucun rapprochement.Hugo avait décidé de laisser Judy réfléchir comme il le lui avait promis.Il ne voulait pas la pousser. Il ne voulait pas influencer son choix.Et surtout, il ne voulait pas qu’elle reste auprès de lui uniquement parce qu’elle avait peur de partir.Alors il s’était plongé dans le travail. Il quittait le manoir tôt le matin et rentrait souvent très tard. Il passait des heures à la concession, enchaînait les rendez-vous, les réunions et les dossiers. Lorsqu’il n’était pas à la concession, il s’occupait de ses affaires.Tout était bon pour occuper son esprit.Tout, sauf Ju

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 28

    CHAPITRE 28VOIX EXTERNEAprès leur discussion de la veille, Hugo et Judy étaient retournés chacun dans leur chambre. Hugo avait tenu parole. Il lui avait laissé du temps pour réfléchir. Il aurait pu rester devant sa porte, lui poser encore des questions, chercher à savoir ce qu’elle avait décidé. Mais pour une fois, il avait préféré ne rien imposer. Judy, de son côté, avait passé une grande partie de la nuit à réfléchir.Elle repensait à tout ce qui s’était passé depuis son retour en Belgique. Elle était partie de Suisse avec une seule idée en tête : récupérer le manoir de sa grand-mère. Elle n’avait jamais imaginé rencontrer Hugo.Elle n’avait jamais imaginé découvrir son monde. Elle n’avait jamais imaginé avoir peur de lui. Et encore moins ressentir quelque chose qu’elle n’arrivait plus à comprendre. Pourtant, une chose restait certaine. Elle aimait toujours Nash.Mais désormais, son cœur était rempli de questions auxquelles elle ne trouvait aucune réponse. Le lendemain matin, Hugo

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 27

    CHAPITRE 27VOIX EXTERNECette nuit-là, Hugo et Judy avaient franchi une limite qu’ils avaient pourtant essayé d’éviter pendant des semaines. Ils avaient cessé de lutter contre ce qu’ils ressentaient. Ils avaient cessé de prétendre que leur proximité n’était qu’une conséquence des circonstances . Pour Judy, cette nuit avait été différente de tout ce qu’elle avait connu auparavant.Elle n’aurait jamais imaginé pouvoir ressentir autant d’émotions en même temps. De la tendresse. Du trouble. Une profonde sensation de sécurité lorsqu’elle se trouvait dans les bras de Hugo. Et surtout, quelque chose qu’elle ne savait pas encore nommer. Elle avait toujours aimé Nash. Elle ne pouvait pas effacer cela. Mais cette nuit-là, elle avait découvert une sensation nouvelle. Une sensation qui lui avait fait peur autant qu’elle l’avait bouleversée. Hugo, lui aussi, avait été surpris par ce qu’il avait ressenti. Lui qui avait toujours gardé une distance avec les femmes n’avait jamais imaginé qu’une seul

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 26

    CHAPITRE 26VOIX EXTERNE L’opération était terminée. Banks avait perdu. Après des heures de tension, de tirs et de poursuites, Hugo et ses hommes avaient enfin réussi à mettre fin à cette menace qui pesait sur eux depuis trop longtemps. Pourtant, alors que tout le monde s’attendait à rentrer directement au manoir, Hugo resta silencieux devant les véhicules. Il regarda ses hommes. Puis le chemin qui menait au manoir. Il pensa à Judy. À son visage. À la façon dont elle l’avait regardé avant son départ. À cette petite voix qui lui avait demandé de faire attention à lui. Il baissa les yeux vers ses vêtements. Ils étaient sales après l’affrontement. Sa veste portait les traces de la poussière de l’entrepôt. Ses mains étaient encore marquées par le combat. Il soupira.– On va à l’appartement.Saga, qui venait d’ouvrir la portière de son véhicule, se retourna.– À l’appartement ?– Oui.– Pas au manoir ?Hugo secoua la tête.– Pas maintenant.Hera le regarda quelques secondes.– Pourquoi ?

  • Le goût de l' Interdit    Chapitre 25

    CHAPITRE 25 VOIX EXTERNE Hugo resta immobile devant le rideau rouge. Il savait que Judy se trouvait juste derrière. Il pouvait presque l’imaginer en train de se regarder dans le miroir, de remettre ses cheveux en place, peut-être même de rougir en découvrant la nuisette qu’elle venait d’essayer. Il aurait pu attendre. Il aurait pu écarter le rideau. Il aurait pu lui parler. Mais quelque chose en lui lui criait de partir. Il serra la mâchoire, puis se détourna. Il ne devait pas la rejoindre. Pas maintenant. Il se dirigea vers la caisse. La caissière leva les yeux vers lui avec un sourire professionnel.– Bonjour monsieur.Hugo sortit sa carte bancaire et la posa sur le comptoir.– Je vais payer les achats de la jeune femme qui est actuellement dans la cabine.La caissière fronça légèrement les sourcils.– Celle derrière le rideau rouge ?– Oui.– Vous êtes avec elle ?Hugo la fixa.– Non.Il marqua une courte pause avant de poursuivre.– Et elle ne doit surtout pas savoir que c’est m

Higit pang Kabanata
Galugarin at basahin ang magagandang nobela
Libreng basahin ang magagandang nobela sa GoodNovel app. I-download ang mga librong gusto mo at basahin kahit saan at anumang oras.
Libreng basahin ang mga aklat sa app
I-scan ang code para mabasa sa App
DMCA.com Protection Status