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Chapitre 10

Autor: Velka
last update Fecha de publicación: 2026-03-18 11:35:09

La cellule est plongée dans une lumière pâle,

Je ne sais pas quelle heure il est.

Peut-être minuit,Peut-être plus tard.

Le temps semble s’être arrêté entre ces murs gris.

Je suis assise contre le mur froid, les genoux ramenés contre moi. Viktor est assis à côté, les bras croisés, la tête légèrement penchée en arrière.

Gabriel, lui est allongé sur le banc en face.

Comme s’il dormait dans un hôtel.Comme si cette nuit n’avait aucune importance.

Je n’ai pas fermé l’œil Chaque fois que je ferme les yeux, je revois Lina tomber le couteau le sang le regard de Gabriel.

Puis ses mots.

Un bruit de pas résonne dans le couloir.

Des clés.

La porte de la cellule s’ouvre.

Un policier regarde à l’intérieur.

— « Gabriel Collins. »

Gabriel ouvre les yeux immédiatement.

Comme s’il attendait ce moment Il se redresse tranquillement.

— « Oui ? »

Le policier soupire.

— « Votre caution a été payée. Vous pouvez sortir. »

Le silence tombe dans la cellule.

Je sens Viktor se tendre à côté de moi Gabriel se lève lentement,remet sa veste en place Puis il nous regarde et son regard s’arrête sur moi.

— « Je te l’avais dit. »

Je ne réponds pas.

Il se dirige vers la porte Puis il s’arrête une seconde et ajoute calmement :

— « Bonne nuit. »

La porte se referme derrière lui et ses pas disparaissent dans le couloir.

Viktor lâche un juron.

— « Évidemment… »

Je baisse les yeux.

Bien sûr Gabriel a l’argent Les relations Le pouvoir.

Moi…je n’ai rien et La nuit semble encore plus longue après ça.

Quelques jours passent.

L’enquête continue.

Viktor lui a été libéré dès le lendemain matin de son arrestation. Quand je me rappelle de cette journée, je me rends compte qu’elle était vraiment merdique entre la colère la peur le choc… tout s’est entremêlé.

Je suis transférée dans une petite salle du commissariat plusieurs fois pour répondre aux questions.

Toujours les mêmes Toujours la même histoire.

Et chaque fois, je sens dans le regard des policiers qu’ils ne savent pas qui croire.

Puis un matin, la porte s’ouvre.

Un officier entre avec un dossier.

— « Madame Collins. »

Je lève les yeux.

— « Oui ? »

— « Le procureur a décidé de vous libérer sous caution pendant la poursuite de l’enquête. »

Mon cœur bat plus vite.

— « Je peux partir ? »

Il hoche la tête.

— « Oui. Mais la caution doit être réglée aujourd’hui. »

Un poids tombe immédiatement dans mon estomac.

La caution.

Je sais déjà Je n’ai pas cet argent Pas après tout ce que Gabriel a fait.

Je baisse les yeux.

— « Je… »

Mais la porte derrière lui s’ouvre.

— « C’est déjà réglé. »

Viktor.

Je me retourne

Il tend un papier à l’officier qui le regarde attentivement

Il est là, dans l’encadrement de la porte.Les traits fatigués La barbe légèrement poussée Mais son regard est déterminé.

Le policier hoche la tête.

— « En effet. Votre caution vient d’être payée. »

Je regarde Viktor.

— « Tu… as payé ? »

Il hausse légèrement les épaules.

— « Évidemment. »

Je sens mes yeux se remplir de larmes.

— « Viktor… je n’ai même pas cet argent pour te rembourser… »

Il s’approche et pose une main sur mon épaule.

— « On s’en fiche. »

Sa voix est douce Mais ferme.

— « L’important c’est que tu sortes d’ici. »

Je regarde autour de moi ces murs cette cellule cette humiliation.

Puis je regarde Viktor,pendant quelques secondes, je suis incapable de dire quoi que ce soit.

Les mots restent coincés dans ma gorge.

Je me lève lentement de la chaise mes jambes tremblent encore après ces jours enfermée ici.

Viktor le remarque immédiatement.

— « Doucement. »

Sa main reste posée sur mon épaule.

— « Vous pouvez récupérer vos affaires à l’accueil. Mais vous restez disponible pour l’enquête. Vous ne quittez pas la ville sans autorisation. »

Je hoche la tête.

— « Je comprends. »

De toute façon je n’ai nulle part où aller quand Gabriel enverras les papiers du divorce je me retrouverai à la rien sans un rond

Nous sortons dans le couloir du commissariat.

Les néons blancs me brûlent les yeux. L’odeur du café froid et de papier humide flotte dans l’air.

Chaque pas me semble étrange.

Comme si j’avais oublié comment marcher librement.

À l’accueil, on me rend mon sac, mon téléphone et mon collier

Je regarde l’écran de mon téléphone.

Plusieurs notifications apparaissent immédiatement.

Des messages des appels manqués mais un nom attire mon regard.

Gabriel.

Mon cœur se serre Viktor remarque mon expression.

— « C’est lui ? »

Je verrouille l’écran sans répondre.

— « Oui. »

Le silence s’installe quelques secondes puis Viktor pousse la porte du commissariat.

L’air frais de la nuit frappe mon visage.

Je ferme les yeux une seconde.

Libre.

Je devrais me sentir soulagée.Mais une boule lourde reste coincée dans ma poitrine.

Je pense à tout ceux qui s’est déroulé ces derniers jours et ça du mal à quitter mes pensées

Je rouvre les yeux.

La ville semble différente après ces jours enfermée.

Les lumières des voitures passent devant nous.

Des gens marchent sur le trottoir, indifférents à tout ce qui vient de détruire ma vie.

Viktor ouvre la portière de sa voiture.

— « Monte. »

Je le regarde.

— « Où est-ce qu’on va ? »

Il ferme la portière derrière moi avant de faire le tour de la voiture.

— « Chez moi. »

Je fronce légèrement les sourcils.

— «je ne peux pas t’imposer ça»

_«Tu ne m’impose rien du tout il est hors de question que tu retourne dans cette maison »

Je ne réponds pas ça ne servirai à rien

Le moteur démarre et Viktor garde les yeux sur la route Sa mâchoire se crispe légèrement.

— « Gabriel peut aller en enfer. »

Il laisse échapper un souffle nerveux.

Et La voiture roule dans le silence.

Je regarde les lumières de la ville défiler derrière la vitre. Tout semble différent… comme si la vie des autres continuait normalement alors que la mienne dans la mienne je venais d’avoir la confirmation qu’elle s’effondre complètement.

Viktor conduit sans parler des mains sont fermes sur le volant.

Je sais qu’il réfléchit et moi aussi.

Je ferme les yeux un instant.

— « Amara. »

La voix de Viktor me fait rouvrir les yeux.

— « Oui ? »

— « On est arrivés. »

La voiture s’arrête devant un immeuble moderne. Les lumières de quelques appartements brillent encore dans la nuit.

Je sors de la voiture.

L’air frais me donne presque le vertige.

Viktor ouvre la porte de l’immeuble et nous montons jusqu’à son appartement.

Quand la porte de son appartement se referme derrière nous, un silence étrange s’installe.

Pour la première fois depuis des jours… il n’y a plus de barreaux plus de policiers.

Je pose mon sac sur la table mes mains tremblent encore légèrement.

Viktor disparaît quelques secondes dans la cuisine puis revient avec un verre d’eau.

— « Bois. »

Je prends le verre.

— « Merci. »

Je bois lentement l’eau que Viktor m’a donnée. Elle est fraîche, apaisante et pourtant elle ne suffit pas à calmer le tumulte dans ma tête.

Après un petit moment, il s’approche :

— « Viens, j’ai préparé ta chambre. »

Je le suis dans le couloir. La chambre est simple très différente de celle que j’occupais quand je venais dormir ici il y a quatre ans avant le mariage. Les murs sont clairs une grande fenêtre laisse entrer la lumière douce des lampadaires de la rue. Le lit est déjà fait couvert d’une couette légère et propre. Une petite table de chevet une armoire discrète. Rien de luxueux, mais chaleureux.

— « J’ai déplacé tes vêtements de l’autre chambre ici et tu as de quoi prendre une bonne douche. »

Je hoche la tête reconnaissante mais trop épuisée pour sourire.

— « Le temps que tu prennes ta douche, je vais commander un McDo. »

Je secoue la tête.

— « Laisse tomber… j’ai pas faim. »

Il insiste doucement mais je le coupe la voix faible mais ferme :

— « Tout ce que je veux maintenant… c’est prendre une douche et dormir, stp. »

Il me regarde un instant, puis sourit légèrement :

— « Okay… dors bien. »

Je lui rends un sourire fatigué. Il ferme la porte derrière moi et je reste seule pas le temps de visiter la chambre ni le courage et encore moins la force .

Je me dirige vers la salle de bain. L’eau chaude coule sur moi comme un baume, lavant la sueur la poussière et toute la tension accumulée. Je prends mon temps . Mes cheveux devenus crasseux ces derniers jours sont lavés et frottés avec soin. Je frotte ma peau, l’eau qui ruisselle sur mes épaules, mon dos mes bras… chaque goutte semble emporter un peu de cette fatigue de cette colère e de cette tristesse.

Quand je termine, je passe une serviette sur ma tête m’essuie et enfile un pantalon léger parfait pour passer la nuit et un t-shirt ample. Tout ce qui compte maintenant c’est le confort, l’oubli temporaire de tout ce chaos.

Je monte sur le lit éteins la lumière. Comme si le ciel lui aussi comprenait ma tristesse la pluie commence à tomber à l’extérieur.

Je ferme les yeux. La chaleur de la couette le bruit régulier des gouttes sur la fenêtre le calme de la chambre… tout cela m’engloutit doucement.

Sans m’en rendre compte, je sombre dans le sommeil.

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