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Chapitre 11

Author: Velka
last update publish date: 2026-03-18 12:39:07

Je me réveille avec un léger mal de tête. L’horloge sur la table de chevet indique midi passé Je n’ai jamais dormi aussi longtemps.

La pièce est plongée dans l’obscurité, mais pas totalement. La lumière du jour transperce à peine les rideaux dessinant des bandes pâles sur le sol. Je reste un moment assise sur le lit regardant un point invisible dans le vide Mon esprit tourne mais rien ne se forme vraiment.

Des coups légers à la porte me sortent de ma rêverie.

— « Oui ? »

La porte s’ouvre doucement. Viktor apparaît un sourire doux sur le visage.

— « Ah… te voilà réveillée à ce que je vois. »

— « Oui… » dis-je à peine.

Il s’approche un peu, la voix calme :

— « Je voulais pas te déranger dans ton sommeil… tu as dû en baver dans ces cellules Désolé de pas t’avoir sortie plus tôt. »

Je baisse les yeux un instant puis réponds doucement :

— « T’inquiète… tu en as déjà fait énormément. Ne t’inquiète pas pour ça. »

Il hoche la tête, satisfait.

— « Okay… au fait je suis en train de préparer à manger. Tu dois descendre aujourd’hui Hier t’as rien avalé et je vais pas te laisser. »

Je soupire légèrement mais reste ferme :

— « Laisse-moi juste me débarbouiller et je descends. »

— « Okay, je t’attends. »

Il s’éloigne et je reste là un moment à respirer à rassembler mes forces. Puis je me murmure à moi-même :

— « Allez Amara… il est temps de se bouger. »

Je sors du lit et arrange un peu ma chambre avant de me diriger vers la salle de bain. L’eau fraîche sur mon visage me réveille un peu plus. Je me lave les dents puis passe mes doigts dans mes cheveux emmêlés qui ressemblent à des cheveux sortis d’une guerre. Je les peigne doucement et finis par faire une simple queue de cheval pratique et propre.

Je longe doucement le couloir pour rejoindre la cuisine mes pieds effleurant le sol à chaque pas. La cuisine est baignée d’une lumière chaude et je sens l’odeur rassurante du repas en préparation. Viktor est là, près du plan de travail concentré sur ce qu’il fait. Il se retourne quand il m’aperçoit.

— « Te voilà enfin. » dit-il avec un sourire léger.

Je hoche la tête, timide.

— « Ça sent… bon. »

— « Je me suis dit que t’avais besoin de manger quelque chose de chaud, » répond-il. « T’as rien avalé hier, ça m’inquiétait. »

Je serre les mains autour de ma tasse d’eau que je viens de prendre, et murmure :

— « Merci… mais j’ai encore pas faim. »

Il s’avance et pose doucement une assiette devant moi, sans insister davantage.

— « Tu n’es pas obligée de tout manger maintenant. Juste un peu… pour reprendre des forces. »

Je regarde la nourriture, le fumet qui s’en dégage, et je sens une petite chaleur dans ma poitrine. Après tout ce que j’ai vécu c’est… apaisant. Pas le luxe, pas le confort extravagant, juste la simplicité d’un repas fait pour moi.

— « Tu veux que je m’asseye avec toi ? » propose Viktor.

— « Non… » je réponds secouant légèrement la tête. « Laisse-moi juste manger un peu. »

Il acquiesce puis retourne à ses préparatifs mais je le sens attentif et observateur. C’est comme s’il veillait sur moi sans jamais être oppressant.

Je prends la première bouchée. L’odeur la chaleur le goût… tout me ramène doucement à la réalité. Je ferme les yeux un instant et savoure ce moment simple mais rare.

— « Ça va mieux ? » demande Viktor, sans me regarder directement mais sa voix trahit son inquiétude.

— « Oui… un peu. » Je souffle et ajoute presque pour moi-même : « Merci d’être là. »

Il me jette un coup d’œil rapide un sourire sincère aux lèvres.

— « On est là pour ça, » répond-il simplement.

Je continue à manger lentement laissant la tension des derniers jours glisser petit à petit. Et même si dehors la pluie continue de tomber à l’intérieur je me sens un peu plus… en sécurité.

je sens le parfum du repas que Viktor continue de cuisiner en préparation. La chaleur de la cuisine le bruit discret des ustensiles… c’est simple, mais apaisant. Je sens que je peux respirer un peu plus librement.

À ce moment précis, quelqu’un sonne à la porte.

Viktor et moi nous regardons, surpris.

— « Tu attends quelqu’un ? » demandai-je.

— « Non, pas du tout, » répond-il, fronçant les sourcils.

Il se lève et s’avance vers la porte. À travers le judas, il aperçoit un homme probablement dans la trentaine, sobrement vêtu.

— « Bonjour, Monsieur Smith ? » demande l’homme quand Viktor ouvre la porte.

— « Bonjour… je suis bien chez Monsieur Viktor Smith ? »

— « Oui, que puis-je faire pour vous ? » Viktor répond prudemment.

— « J’ai des documents pour Madame Amara Collins, » dit l’homme, formel.

Viktor me regarde et à l’entente de mon nom, je me lève et m’avance :

— « Oui… c’est moi. »

— « Bonjour madame, » dit l’homme en me tendant les documents. « Ce sont des documents de la part de Monsieur Collins. Je vous prie de signer ici et ici. »

Je prends les documents et signe aux endroits indiqués, le cœur battant.

— « Merci, au revoir, » conclut-il avant de repartir.

Viktor referme la porte et se tourne vers moi, l’air perplexe :

— « Tu as une idée de ce que ça peut être ? »

— « Les papiers du divorce, je suppose… » murmurai-je, une boule se formant dans ma gorge.

Il hoche la tête, pas vraiment surpris :

— « Si c’est ça… ça ne va même pas m’étonner. »

Puis son expression change, se fait sérieuse.

— « Mais… comment il a su que tu étais ici ? »

Mon estomac se noue.

— « Tu crois qu’il me surveille ? » dis-je à voix basse.

Au même instant, mon téléphone sonne sur la table. Je le prends, le souffle court et décroche. C’est Gabriel, bien sûr.

Je mets le haut-parleur.

— « Alors, Amara… tu as reçu les papiers du divorce, je suppose… » sa voix glaciale résonne dans la pièce.

Je serre les dents, les mains tremblantes.

— « Comment… comment as-tu su que j’étais chez Viktor ? » demandai-je la voix tremblante mais ferme.

— « Voyons, Amara… tu n’as personne dans cette vie à part lui,J’ai envoyé le mec à ma maison. Il m’a dit que tu n’y étais pas. Donc logiquement, tu ne pouvais être que chez ton cousin le chien chien »

Viktor, derrière moi, grogne :

— « Ferme ta grande gueule ! Si tu n’as rien à faire, va voir ailleurs ! »

Pas de réponse de Gabriel il l’ignore Je sens mon cœur s’accélérer.

— « Alors signe ce contrat plus vite ce sera fait, mieux ce sera. »

Je serre les poings la colère me brûle les doigts. Un frisson me parcourt quand je réalise qu’il sait exactement où je suis sachant que Viktor m’a emmené là pour que je reste pas dans cette maison seule mais sûrement aussi parceque là il savait où j’me trouvais et qu’il ne va pas rester là à attendre si je ne signe pas ces papiers au plus vite.

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