LOGINNIQUEMon téléphone vibre sur la table et je le prends. Le nom Laurent s’allume sur l’écran. — Bonjour, Laurent.— Salut, Dominique. Je me demandais quand tu serais à Lyon la prochaine fois ?Je fronce les sourcils. Sait-il déjà que je suis ici ? — Je suis en fait déjà à Lyon.— Bien, j’ai quelques points à revoir avec toi. J’ai examiné les plans et le choix des carreaux pour les salles de bain du quatrième étage ne me plaît pas.— Qu’est-ce qui ne va pas avec eux ? — Je ne suis pas satisfaite de la manière dont ils s’accordent avec les autres étages.— Oh. Merde. Laisse-moi essayer de réorganiser mes rendez-vous pour cet après-midi et je vais essayer de te caler.— Merci, ce serait apprécié. — Où sont vos bureaux ici à Lyon ?— Ah… Il hésite. — Mon bureau est en train d’être repeint en ce moment, rencontrons-nous au restaurant où nous avons l’habitude de nous voir.— D’accord. Je fais semblant de réorganiser mes rendez-vous. — Une heure, ça te va ?— Parfait, je t’y rejoins.— Sup
ADRIENLe restaurant est en pleine effervescence et je souris en me frayant un chemin jusqu’à la table. Lyon… y a-t-il une ville plus vivante au monde ? Non, aucune. J’en suis certaine.Je vois Raquel et Damien assis à la table avec un autre couple et je souris en leur faisant signe. Mon estomac se serre un peu. Super, un double rendez-vous… et moi.Putain, pourquoi n’est-il pas venu ?— Bonjour, je souris en arrivant.Raquel se lève et m’embrasse sur la joue. — Salut, merci d’être là, je croyais que tu allais nous laisser tomber.J’aurais bien aimé le faire.— Non, je souris.Raquel se tourne vers les autres. — Vous vous souvenez de Damien, et voici Julien et sa copine, Giovanna.Mes yeux parcourent la table. — Bonjour.Ils sourient tous. Je m’assois maladroitement. Putain, Julien est devenu un bel homme. Je me souvenais qu’il était plutôt beau ado, mais maintenant…— Enchantée de vous rencontrer, dit Giovanna à côté de moi. Raquel m’a dit que tu es décoratrice d’intérieur ?Elle
NIQUELa lumière passe par les côtés des rideaux et je respire profondément en m’étirant. Je suis détendue et tellement fatiguée. Quelle heure est-il ? J’ouvre les yeux et je tombe sur de grands yeux bruns. Adrien est allongé sur le côté, appuyé sur son coude, à me regarder. Il tend la main et repousse mes cheveux de mon front avec un doux sourire. — Salut.Je souris timidement et me penche pour l’embrasser sur ses grandes lèvres parfaites. — Salut.Il passe son bras autour de moi et me tire contre sa poitrine. Nous restons là, comblés dans les bras l’un de l’autre. — Quelle nuit, murmure-t-il avec un sourire au-dessus de moi.Je ris doucement alors que ses lèvres reposent sur ma tempe. C’est étrange, comme si nous partagions un seul corps. Rien entre nous, nos cœurs battant à l’unisson. Nous avons fait l’amour toute la nuit, murmuré des mots doux sous les couvertures jusqu’au petit matin.Enivrés par le simple bonheur d’être ensemble. Et voilà, c’est ça l’amour, exactement comme i
NIQUEJe m’allongeai dans l’obscurité sous les couvertures, le téléphone à la main. Il allait m’appeler bientôt pour me souhaiter bonne nuit.Chaque soir cette semaine, c’était le moment fort de ma journée. Ça me ramenait aux années où nous nous étions rencontrés : appels secrets, baisers volés.Un amour jeune et interdit, quand nous pensions pouvoir tout avoir. Nous ne le pensions pas seulement, nous en étions presque sûrs… ou le pensions, du moins.Je rentre à Lyon vendredi et je devrais avoir des doutes, remettre en question mes choix, mais la vérité ? Je meurs d’impatience. J’ai besoin de le voir.Mon téléphone vibre dans ma main. Je l’ouvre rapidement.– Allô ? –– Salut, Chérie – murmure sa voix grave. L’émotion me submerge. Comment une simple voix peut-elle avoir autant de poids ?– Salut – je souris dans l’obscurité – Tu es en retard ce soir ? –– J’avais une réunion… Je suis parti plus tôt pour pouvoir t’appeler –Je souris dans le noir ; j’aime qu’il soit parti plus tôt.– D
NIQUEJe luttais pour entrer par la porte d’entrée de mon appartement ; ces sacs étaient lourds. Les yeux de Raquel s’écarquillèrent.– Mon Dieu ! Tu as acheté toutes les boutiques ? –– Peut-être – je grimace.J’avais fait le plein, j’avais besoin de tout ce qu’il fallait pour mon week-end secret avec Adrien.Je posai les sacs et courus vers la salle de bain.– Comment s’est passée ta journée ? – lançai-je en passant.– Bien – répondit-elle – Mon dieu ! Cette lingerie… c’est pour qui ?Mes yeux s’agrandirent, oh non… Elle avait fouillé dans mes achats.– Euh… – je fermai ma braguette et me lavai les mains – Qu’est-ce que je pouvais dire ?– J’ai un rendez-vous ce week-end – mentis-je, enfin… pas tout à fait un mensonge. Il y avait un peu de vérité là-dedans.Je contournai l’angle et vis la lingerie en cuir noir et dentelle étalée sur la table de salle à manger.– Avec qui ? – railla Raquel – Et bon Dieu, il y a de quoi habiller dix rendez-vous !Je pris un teddy en dentelle et le lev
NIQUEMon souffle s’accrocha alors que je le regardais. Il avait l’air si perdu, si brisé, ses yeux étaient sauvages– Je ne vais pas épouser Louis –Il fronça les sourcilsJe fis un pas vers lui, franchissant encore une fois cette ligne que ma conscience me criait de ne pas franchir– Moi non plus je ne veux pas du second choix –On se fixa, immobiles– Mais… tu es retournée avec lui –– Non. Je ne le suis pas –– Kavish me l’a dit –– Il s’est trompé – dis-je, plus ferme cette fois, prenant ses deux mains dans les miennes – Pourquoi es-tu venu en France ?– Je devais te voir –– Pour me dire que tu m’aimais ? –Ses mots étaient beaux et damnation, je voulais juste me jeter dans ses bras, mais savait-il le poids qu’ils portaient ?– Oui –– Dans un monde parfait, Adrien, où nous mènerait ta déclaration d’amour ? –Son front se plissa, il réfléchissait– Comment cela pourrait-il marcher ? – le pressai-je. C’était un séducteur, un briseur de cœur. Je ne survivrais pas à sa trahison– S







