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CHAPITRE 165 : ENTERREMENTS DE VIE

Autor: Déesse
last update Data de publicação: 2026-05-22 04:06:16

J'arrive sur le palier. Je cherche mes clés dans mon sac, je fouille, je retourne tout. Un bruit de pas derrière moi dans l'escalier. Je me retourne.

Dante.

Il est là, debout sur le palier, vacillant légèrement, les cheveux en bataille, sa chemise blanche tachée de vin rouge ou de whisky ou de sang, son manteau noir sur l'épaule. Il sent le cigare, le whisky tourbé, une eau de Cologne ambrée qui n'est pas la sienne, une odeur de bar à cocktails et de tabac froid. Sa barbe est plus fournie
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  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 166 : ENTERREMENTS DE VIE 2

    Je pars en courant dans le couloir, titubante, riante, mes talons claquant sur le parquet. Il me poursuit, trébuche sur ma robe, jure en italien, se rattrape au mur. Je glisse sur le parquet ciré, il me rattrape, m'attrape par la taille, me plaque contre la console de l'entrée. Les clés tombent, le courrier s'éparpille, un vase manque de tomber. — Je t'ai eue, murmure-t-il contre ma nuque. — T'as triché. — Y a pas de règles. Il m'embrasse dans le cou, ses dents effleurent ma peau, sa langue trace un sillon brûlant jusqu'à mon oreille. Je frissonne, un frisson qui part de l'échine et qui descend jusqu'aux orteils. Ses mains trouvent mes hanches, ses doigts s'enfoncent dans ma chair, il me soulève, me plaque contre le mur du couloir. On glisse par terre. Littéralement. Ses pieds dérapent sur le parquet ciré, il perd l'équilibre, m'entraîne dans sa chute. On atterrit sur le tapis de l'entrée, un tapis berbère que ma mère m'a rapporté de Tunisie, moelleux, rêche, qui sent la l

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 165 : ENTERREMENTS DE VIE

    J'arrive sur le palier. Je cherche mes clés dans mon sac, je fouille, je retourne tout. Un bruit de pas derrière moi dans l'escalier. Je me retourne. Dante. Il est là, debout sur le palier, vacillant légèrement, les cheveux en bataille, sa chemise blanche tachée de vin rouge ou de whisky ou de sang, son manteau noir sur l'épaule. Il sent le cigare, le whisky tourbé, une eau de Cologne ambrée qui n'est pas la sienne, une odeur de bar à cocktails et de tabac froid. Sa barbe est plus fournie qu'au matin, ses yeux sont rouges, légèrement vitreux, mais ils brillent de cette lueur que je connais, cette lueur qui ne trompe pas, cette lueur qui promet des nuits sans sommeil. — Toi, dit-il en s'arrêtant. — Moi. — T'es bourrée. — Toi aussi. — Pas du tout. J'ai toute ma tête. — Tu tiens le mur. — C'est le mur qui tient mal. On éclate de rire, un rire en cascade, sonore, qui résonne dans la cage d'escalier, qui réveille probablement le voisin du troisième, un vieil homme qui

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 164 : DANTE DEMANDE 2

    On discute du mariage. Je lui expose le plan, le mas provençal, les invités, la date. Il pose des questions, émet des objections, fait des suggestions. Puis, entre deux gorgées de café, il me demande : — Pourquoi maintenant ? — Pourquoi quoi ? — Pourquoi tu m'annonces tout ça maintenant ? Après toutes ces années. — Parce qu'Anouk a besoin d'une famille, pas juste d'un mari. Et cette famille, c'est toi. C'est Leo. C'est Clara, Sofia, Matteo. C'est toi, surtout toi. Quand je mourrai... — Tu ne vas pas mourir. — Tout le monde meurt, Marc. Quand je mourrai, elle aura besoin de quelqu'un qui la comprenne, qui la protège, qui l'aime comme je l'aime. Et ce quelqu'un, c'est toi. — Arrête avec ces discours morbides. — Ce n'est pas morbide. C'est stratégique. — C'est pareil, avec toi. Je souris. Il sourit aussi. On finit nos cafés, on règle l'addition, on sort dans la rue. Le soleil a percé la brume, la lumière est blanche, éclatante. Marseille s'éveille, les volets s'ouvr

  • MON PSYCHOPATHE ET MOI   CHAPITRE 163 : DANTE DEMANDE

    Le silence retombe, plus dense, plus lourd. Marc me regarde, ses yeux gris plissés par l'incompréhension. Une ride se creuse sur son front, entre ses sourcils. — Ma bénédiction ? dit-il. Tu te fiches de moi ? — Non. — Depuis quand t'as besoin d'une bénédiction ? — Depuis que j'ai compris ce qu'elle représentait. Anouk, elle n'a pas de père. Pas vraiment. Son géniteur est mort en sautant d'une église. Son seul repère masculin, son seul protecteur, son seul tuteur officieux, c'est toi. — Et alors ? — Alors tu es ce qui se rapproche le plus d'un père pour elle. Marc se tourne vers la mer. Son profil se découpe sur la brume, immobile, impénétrable. Il respire profondément. Je vois sa pomme d'Adam monter et descendre. — Tu sais ce que ça veut dire, ce que tu es en train de faire ? dit-il. —

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    Il se retire doucement, rabat sa chemise, reboutonne son jean. Il me tend la main. Je descends de la table, les jambes flageolantes, et je ramasse la robe. Elle est toute froissée, mais le tissu est noble, il suffira d'un coup de vapeur pour la défroisser. — Tu vas la prendre ? demande-t-il. — Oui. C'est elle. C'est la bonne. — Comment tu sais ? — Parce que dedans, je suis moi. Et parce que tu as failli pleurer. — Je n'ai pas failli pleurer. J'avais une poussière dans l'œil. — Bien sûr. — Et toi ? — Moi, quoi ? — Dedans, comment tu te sens ? Je réfléchis une seconde, mes doigts caressant le tissu froissé, mes yeux rivés aux siens. — Invincible, dis-je. Aimée. Libre. — Alors c'est la bonne. Il m'embrasse, un baiser léger, doux, tendre, qui contraste avec l'urgence d'il y a quelques

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    La robe glisse sur ma peau comme de l'eau, épouse mes formes sans les contraindre, souligne ma taille, caresse mes hanches, effleure mes chevilles. Le tissu est léger, aérien, presque impalpable. Je me regarde dans le miroir, et pour la première fois de la journée, je me reconnais. Je vois Anouk. Pas un mannequin, pas une princesse, pas une étrangère. Anouk. La femme qui a survécu, la femme qui a aimé, la femme qui va épouser Dante. Je tire le rideau. Je sors de la cabine. Clara pose son verre, se lève, porte sa main à sa bouche. Ses yeux s'embuent, ses lèvres tremblent. Sofia elle-même arrête de boire son café, pose la tasse, me regarde avec une intensité nouvelle. — C'est celle-là, murmure Clara. C'est elle. C'est toi. — Sì, dit Rosalia en hochant la tête gravement. Questa è lei. C'est vous. Je me tourne vers le grand miroir, je me contemple. Je ne pleure pas, mais mes yeux brillent. La robe est parfa

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    Les hommes se dispersent. Silencieux, rapides, efficaces. Des ombres qui glissent entre les containers, qui disparaissent dans l'obscurité. Leo part sur la droite, ses hommes derrière lui. Gérard sur la gauche.Marc s'approche de nous.— On les a, dit-il.

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    CHAPITRE 85 : LA VEILLE DE L'ATTAQUEIl accélère. Je m'accroche à lui, mes ongles dans son dos, mes jambes autour de ses hanches. Le plaisir monte, vague après vague, emportant tout sur son passage. La peur, l'angoisse, le doute.&mdas

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    Il rit. Un rire doux, triste, magnifique. Un rire qui vient du fond de lui, qui secoue ses épaules, qui fait briller ses yeux.— Ça n'a pas de sens.— Je m'en fous.Je me lève. La chaise tombe derrière moi avec un bruit de bois contre l

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    Mes doigts sont engourdis, mes yeux brûlent, mon corps entier tremble. Je n'ai pas pleuré en écrivant. Pas vraiment. Les larmes sont restées coincées quelque part entre ma gorge et ma poitrine, comme une boule de verre qui menace d'éclater.Je relis

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