Mag-log inJe fais mine de ne pas savoir de quoi il parle.
- Je ne comprends pas monsieur
- Elle vous a demandé aussi de travailler pour elle? Insiste t-il toujours sans me regarder.
- Oui mais...
- Qu'est-ce que je vous avais dit? Dit-il en haussant le ton ce qui me fait sursauter.
Il se lève pour venir me faire face. Je baisse juste la tête sans reculer. Il manque un peu et je me fais pipi dessus.
- Monsieur...
- Au départ qu'est ce que je vous ai dit? Que vous travaillez rien que pour moi, pas vrai? Hurle t-il.
Je ferme les yeux car il est trop près de moi. J'ai du mal à respirer avec son parfum doux qui ne le caractérise pas du tout.
- Sortez!
Je me tournai en vitesse et je sortis de là comme si ma vie en dépendait. Où est le problème? Je ne pige pas. Du moment où je fais pleinement ce qu'il me dit, je n'ai pas le droit? Pourquoi ? Je ne le fais pas gratos. J'ai besoin d'argent. Désolé pour lui si mon instinct de fille pauvre a pris le dessus. En attendant qu'il me vire, je ferai mieux de continuer mes tâches.
De toutes les façons je m'attends au pire.
Je me mets à la cuisine et sa soeur vint me voir.
- Vous n'avez pas dit à votre frère que je travaillais aussi pour vous? Lancé-je à peine qu'elle soit entrée.
- Euh si...dit-elle en ouvrant le frigo
Pour moi la façon dont il a réagi prouve le contraire.
- Vous savez Isa, je ne veux pas de problème.
- Ne t'inquiète pas pour ça Odette, me rassure t-elle en buvant une gorgée de sa boisson naturelle. Si ça te dérange, je vais encore lui parler.
- D'accord Merci c'est gentil. Vous savez, je ne fais rien de mal. J'ai juste besoin d'argent et je ne comprends pas pourquoi il est si... en colère.
- Mon frère peut être compréhensif. Vous êtes sa 11e ménagère depuis qu'il est ici.
- Ow mais ça n'explique rien à son comportement...
Monsieur Thierry entre soudainement dans la cuisine et j'arrêtai instantanément de parler. Isa me laisse sans adresser un mot à son frère ce qui me choque un peu.
Mon Patron prends un verre sur la paillasse et comme j'étais proche du robinet pour laver des légumes, il s approcha pour y puiser un peu d'eau. Le contact de nos deux corps ne me laisse pas indifférente, j'ai envie de me retourner et d'embrasser ce visage de guerre, je devine la façon qu'il aura de me toucher. je transpire, suppliant le robinet de vite remplir ce verre parce que je suffoque. J'en oublie presque sa colère de tout à l'heure. Je ne devrais pas fantasmer sur lui à ce point. Les hommes comme lui, trop sûr d'eux et avec beaucoup d'argent ne s'engagent jamais mais s'amusent avec des filles comme des objets sexuels.
Il m'en a fait voir à mon arrivée...
- Vous êtes arrivée depuis quelle heure?
- Euh 8h, répondis je sans le regarder.
Il était adossé à la porte du frigo en buvant son eau. Je me retourne pour aller ranger la salade et constate qu'il me matait de derrière. Le salaud.
- Je peux? Demandé-je pour qu'il se décale un peu.
- Vous cuisinez quoi aujourd'hui?
- Euh de la sauce tomate monsieur, avec du riz.
- Ok je n'ai pas encore eu à goutter votre repas mais si ça ne repond pas à mes attentes, vous allez arrêter, m'informe t-il en allant déposer son verre.
- Arrêter quoi ?
- De cuisiner !
- Ah
J'avoue que je voyais déjà ça comme un renvoie.
-Je vais travailler dans ma chambre.
- D'accord monsieur
Après le ménage, j'ai fait la cuisine comme il se doit. J'ai dressé la table en me demandant si c'est comme ça la disposition avec les couverts et autres. J'ai annoncé aux 2 personnes pour qui je travaille que le repas était prêt. Ils se sont installés et je ne savais que faire. S'il fallait que je reste devant eux, attendre qu'ils finissent comme je vois dans certains lieux. Mais il se peut que je meurs aussi de faim. Mr Thierry, l'homme nerveux se leva pour aller répondre à un appel.
- Tu ne manges pas? Me demande Isa
- Euh... je vais aller manger dans la cuisine si ça ne vous dérange pas. Je me demandais si vous aviez besoin d'autres choses.
- Non ça va tu peux aller manger
Je me suis servie et j'ai mangé de façon raisonnable bien que ce ne soit pas ma quantité de nourriture habituelle.
- Odette! s'écria sa soeur
- Oui Isa?
- Je peux avoir du piment au frigo?
- Tout de suite
Avant de partir, je jette un coup d'oeil chez Mr Thierry qui peine à manger ce qui me fendit le coeur.
Après le repas, j'ai débarrassé et il n'avait pas terminé son plat mais sa soeur Oui.
- C'était bon Odette merci
- Et vous monsieur? Demandé-je courageusement.
- Bonne chance avec les autres repas, dit-il en se levant
Quoi c'est tout? J'ai envie de lui crier dessus et de lui asperger un verre d'eau.
***
J'ai décidé que pendant mes temps libres, je pouvais faire une formation en langue allemande. Donc les jours que je ne travaillais pas, j'apprenais cette langue étrangère pour moi dans le but de me diversifier.
Nous sommes dimanche. Pendant que je dormais en pensant à mon patron, mon téléphone se mit à vibrer. Je décide de l'ignorer mais la sonnerie persiste. Je peine à me lever tellement je suis fatiguée. Je regarde et il est 3h du matin.
- Oui allô?
- Je ne trouve pas ma tennis noir. Je vais aller courir dans quelques heures. Où est ce que vous avez planté ça?
Regardes dans ton amoire, Put**n!
-Regardez le dernier tiroir de votre armoire.
Et Il a déjà raccroché.
Je ne comprends pas qu'il m'ait réveillé à cette heure pour une histoire de chaussures!! Il aurait pu attendre 6h ou bien chercher un peu.
- C'était qui? Demande mon amie presque endormie
- Mr Thierry
- Hum ce monsieur t'a dans la peau
- Arrêtes si c'était le cas, il aurait mangé mon repas.
- Comment ça? Dit-elle en changeant de position les yeux fermés.
- Bon il a trouvé que je ne cuisine pas bien.
- Moi à ta place j'arrête tout de suite. De toutes les façons, laisses tomber...Je faisais un super rêve.
Mardi matin j'arrive devant le portail. Je tombe sur un gardien beau dans sa tenue, jeune et joviale. Il a de beaux yeux et un sourire magnifique. Notre simple salutation s'est transformée en drague. Il est tellement drôle et ça fait partie des atouts que je recherche chez un homme. Du coup, je tombe déjà sur son charme. Il s'arrête tout de suite quand il regarde vers l'une des fenêtres du salon. On nous observe apparemment.
- Ok j'en fais un peu trop vous feriez mieux d'aller.
- Merci encore.
J'entre à l'aide de mes doubles de clé et une voix me fait sursauter au salon.
- Ici on ne cause pas ou on ne sympathise pas avec les gardes, dit la voix grave et sexy de mon patron.
- Mais...
- Écoutez bien ce que je dis si vous ne voulez pas que je vous renvoie...il prend sa mallette posé sur le canapé et me traverse pour sortir. Vous refaites mon lit en passant.
Je me dirige dans sa chambre et dès que je l'ouvre, je tombe sur une femme en sous vêtements dans le lit. Je pousse un cri de surprise malgré moi. Je devrais déjà m'habituer à voir ces salopes à n'importe quel moment. Je me resaisie et la dévisage pendant un moment. Elle se redresse avec style pour venir se placer devant moi les bras croisés. Je ne pensais pas qu'on pouvait être aussi belle le matin avec un maquillage qui tient.- Ah c'est toi la femme de ménage?- Oui je dois refaire son lit mais je peux repasser après, dis-je en m'apprêtant à sortir.- Non ça va j'allais prendre une douche de toute façon et en passant il a des vêtements sales, dit-elle en pointant son doigt sur le panier à linge.Non mais quelle peste! Je sais faire mon travail et je ne veux pas reçevoir d'ordre d'une de ses putes. Je me retiens beaucoup pour ne pas lui dire ses quatre vérités. Elle couche avec un homme riche pour de l'argent et se prend déjà pour la dame de cette maison.- Oui je sais, lui fis-je
Je fais mine de ne pas savoir de quoi il parle.- Je ne comprends pas monsieur- Elle vous a demandé aussi de travailler pour elle? Insiste t-il toujours sans me regarder.- Oui mais...- Qu'est-ce que je vous avais dit? Dit-il en haussant le ton ce qui me fait sursauter. Il se lève pour venir me faire face. Je baisse juste la tête sans reculer. Il manque un peu et je me fais pipi dessus.- Monsieur...- Au départ qu'est ce que je vous ai dit? Que vous travaillez rien que pour moi, pas vrai? Hurle t-il. Je ferme les yeux car il est trop près de moi. J'ai du mal à respirer avec son parfum doux qui ne le caractérise pas du tout.- Sortez!Je me tournai en vitesse et je sortis de là comme si ma vie en dépendait. Où est le problème? Je ne pige pas. Du moment où je fais pleinement ce qu'il me dit, je n'ai pas le droit? Pourquoi ? Je ne le fais pas gratos. J'ai besoin d'argent. Désolé pour lui si mon instinct de fille pauvre a pris le dessus. En attendant qu'il me vire, je ferai mieux de
Je suis retournée à la maison et Léna était postée devant son ordinateur. J'entre et elle me lance;- Devines quoi? J'ai une bonne nouvelle. L'entreprise *World Dress* me recrute en tant que leur secrétaire!- Wahou c'est super félicitations... dis-je en sautant sur le canapé plutôt que dans ses bras. Au moins tu auras droit à un vrai travail!- Arrêtes Odette. Tu es jalouse à ce point?- Non je plaisante. (Je me lève et la serre très fort dans mes bras) Je suis contente pour toi ma belle.... Et quand j'y pense, puisque je ne travaille pas tous les jours, je vais commencer avec une formation.- En quoi? Me demande t-elle en se détachant doucement- Je sais pas... en langue ou en informatique- C'est une bonne idée OdetteOn était assises en regardant un film tout en grignotant du popcorn, pertubées par les bruits de piano de notre voisin Christian.- Ce gars m'énerve! Lance Léna en soufflant- Oh je ne t'ai pas dit. Aujourd'hui j'ai croisé sa soeur...- Quelle soeur?- Bah celle de Mr
Le lendemain, je sors de mon quartier pour me rendre pour la 2ème fois à Bonandjo. On dirait deux pays tellement la différence est flagrante. Quand je pense que ce sera ma route 3 jours sur 7, j'ai encore du mal à m'y faire. J'arrive de bonne heure devant la grande baraque et sonne. Mais personne ne vient m'ouvrir. J'insiste, me demandant si je ne me suis pas par hasard trompée. Le gardien finit par ouvrir le portail, le visage froissé, en tenue militaire et sa carabine accroché à son torse. J'ai une mémoire très photographique et ce n'est pas celui de la dernière fois.- Bonjour! dis-je en souriant poliment - Vous êtes? Demande ce dernier - La femme de ménage - Votre carte- Je ne l'ai pas sur moi. La dernière fois j'ai laissé une photocopie.- Reculez! m'ordonne t-il en pointant son arme sur moi comme par instinctApparemment je travaille pour un mafieux russe. LolUne personne normale aurait paniqué mais je gardais mon sang froid. Dans la méfiance, je lève les mais puis lui dit
Après que ces filles aient attiré mon attention, je me suis penchée sur le décor de l'intérieur qui laissait à désirer. Tout est chic ici. Je jette un coup d'oeil à mon employeur qui ignore l'invitation des jeunes filles pour continuer la visite. Ces demoiselles qui n'ont pas l'air de remarquer ma présence, continuèrent sans gêne sous mon air dégoûté. Lorsque je me rends compte que Mr. Thierry n'est plus là, j'essaie de le rattraper alors qu'il est déjà dans une autre pièce. - Vous avez vu la pièce principale. Avec le temps, vous allez vous adapter et savoir comment gérer tout ça. Et si vous avez la moindre question, même au bureau, je vous répondrai et ma soeur aussi sera là de temps en temps. Voici votre chambre.Elle vaut mille fois mieux que notre studio. Je l'adore!On entre ensuite dans une chambre que je suppose être la sienne. Je vois des vêtements en désordre sur le tapis plus précisément des sous-vêtements et soutiens gorges. Je sais déjà à qui elles appartiennent...Les dra
Je sors du taxi et à première vue, tout est tellement propre autour de moi. L'air est plus frais, pas de risque de se faire bousculer comme dans mon quartier. Il n'ya que des voitures de riches garés ou qui roulent. Je lève la tête et vois le musée en question. Je sors mon téléphone et hésite entre lancer l'appel ou lui envoyer juste un texto ?Ah je réfléchis trop. Ne sachant pas ce qui fait plus professionnel, sur un coup de tête, je décide de lui envoyer un sms pour ne pas à subir son arrogance vocal qui me paralyse le corps.Quelques secondes après l'envoie du message, ma sonnerie retentit.- Oui Monsieur ?- Si vous êtes en face du musée, prenez juste à votre gauche. Il y'a une rue. Avancez tout droit jusqu'à ce que vous verrez une voiture blanche. Je suis là - D'accord monsieurJ'inspire et expire. Je vais enfin le rencontrer dans quelques minutes. Je dirai même quelques secondes près. J'avance et un courant d'air frais vient apaiser ma température. Ce fut comme une apparition q







