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OMBRE ET FUREUR
OMBRE ET FUREUR
Penulis: Déesse

Chapitre 1 : Le Prix du Sang

Penulis: Déesse
last update Terakhir Diperbarui: 2025-12-02 22:58:35

Clara

La limousine noire glisse dans la nuit new-yorkaise, silencieuse comme un corbillard. Clara observe la pluie qui trace des rigoles sur la vitre teintée, transformant les lumières de la ville en longues stries dorées. Son téléphone émet un bip discret. Un message. Une adresse. C'est tout.

Elle efface le message. Ses doigts, ornés d'une simple bague sigillaire en argent, se serrent imperceptiblement sur le cuir de son siège. Dans moins de dix minutes, elle va rencontrer la personne qui a osé égorger son lieutenant, Viktor, et l'a fait avec une efficacité si terrifiante que cela en était presque artistique. La rumeur dit qu'elle est la meilleure. La plus imprévisible. Un outil dangereux, mais nécessaire.

La voiture s'arrête devant un entrepôt désaffecté du quartier des docks. L'odeur du fleuve et de la rouille envahit l'habitacle quand son garde du corps ouvre la portière.

— Attendez ici, dit-elle d'une voix calme, en posant une main sur le bras de l'homme. Je veux la voir seule.

Son cœur bat un peu plus vite, un tambour sourd contre ses côtes. Ce n'est pas de la peur. C'est de l'anticipation.

Alyss

Alyss est déjà là, juchée sur une caisse en bois, une jambe balançant dans le vide. Elle observe la femme en tailleur noir descendre de la limousine. Clara Morano. L'héritière de l'empire Morano. Elle est encore plus impressionnante en vrai. Froide, précise, comme une lame de scalpel.

Elle laisse traîner son regard sur la silhouette élégante qui s'avance dans la pénombre. Un sourire presque imperceptible flotte sur ses lèvres. Elle a tué pour elle, aujourd'hui. Et maintenant, la princesse de la pègre vient en personne lui rendre visite. C'est flatteur.

Elle saute de la caisse, le bruit de ses boots résonnant dans le vaste espace vide.

— Morano. J'espère que le spectacle vous a plu.

Sa voix est basse, teintée d'une pointe de défi amusé. Elle s'approche, entrant dans le pâle rayon de lumière qui filtre par un vasistas.

Clara

La voix la frappe. Jeune, assurée, avec un grain de défi qui devrait lui valoir une balle. Pourtant, Clara sent un frisson lui parcourir l'échine. Elle lève les yeux vers la femme qui s'avance.

Alyss. Elle est plus jeune qu'elle ne l'imaginait. Des yeux perçants, un visage anguleux marqué par une fine cicatrice sur la pommette gauche. Vêtue d'un jean et d'un blouson de cuir, elle dégage une énergie sauvage, animale, en complet décalage avec le monde aseptisé de Clara.

— Le message est passé, répond Clara, gardant ses mains sagement croisées devant elle. Mais un message n'est rien sans la main qui l'écrit.

Elle l'étudie. L'insolence dans son attitude, la liberté presque provocante dans sa posture. Tout en elle est un contraste violent avec la vie réglée de Clara. C'est dérangeant. Et irrésistiblement excitant.

— J'ai un autre problème. Plus délicat.

Alyss

Elle ricane doucement. Bien sûr. Ils ont toujours un "problème plus délicat".

— Les problèmes délicats, c'est ma spécialité. Mais mon tarif augmente avec les risques.

Elle s'approche encore, assez près pour sentir le parfum discret de Clara. Un mélange de jasmin et de quelque chose de plus âpre, le métal froid d'une arme. Elle voit les pupilles de Clara se dilater légèrement. La peur ? Non. Quelque chose de bien plus intéressant.

— Et puis, travailler pour vous directement… ça présente certains… défis.

Elle laisse ses mots flotter dans l'air, chargés de sous-entendus. Elle voit le léger tressaillement de la mâchoire de Clara. La maitrise craque, déjà, si fragile.

---

Clara

---

Elle sent le souffle d'Alyss lui effleurer la joue. Trop près. Beaucoup trop près. Et pourtant, elle ne recule pas. Reculer, c'est montrer de la faiblesse. Son esprit crie au danger, mais son corps est étrangement immobile, fasciné.

— Les défis vous excitent, c'est ce qu'on me dit, murmure Clara, soutenant son regard.

Elle sort une enveloppe de la poche intérieure de son manteau.

— Les détails sont là-dessus. La moitié maintenant. L'autre moitié quand c'est fait.

Elle tend l'enveloppe, mais ne la lâche pas tout de suite quand Alyss saisit l'autre bout. Leurs doigts se frôlent. Un contact bref, électrique. Un silence tendu s'installe, chargé de tout ce qui n'est pas dit. De tous les désirs interdits qui viennent de s'éveiller dans la pénombre de l'entrepôt.

— Ne me décevez pas.

— À vos ordres, patronne, répond Alyss avec un sourire qui n'a rien de soumis.

Clara la regarde tourner les talons et disparaître dans l'ombre, l'enveloppe à la main. Elle reste un long moment immobile, la brûlure du contact encore vive sur sa peau. Elle a engagé un fauve. Et elle a terriblement envie de voir jusqu'où elle peut le provoquer avant de se faire dévorer.

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