Masuk
Allongée sur le lit, les yeux fixés sur son téléphone portable, Isabella faisait défiler calmement quelques vidéos sur son réseau social lorsque la porte s’ouvrit lentement.- Tu dors ? demanda Raymond.- Non, y a-t-il un souci ? demanda Isabella en s’asseyant.- J’aimerais que tu m’accompagnes quelque part, je ne peux pas y aller seul.- Où ?- Tu le sauras en chemin.- Dois-je me changer ou c’est bon ? demanda-t-elle en descendant du lit. Elle portait une petite robe sans manches.- Ça me va.- Si ça ne te dérange pas, je pense que ça peut aller. Main dans la main, ils descendirent. Arrivés dehors, ils s’installèrent à l’arrière de la voiture, qui démarra aussitôt vers une destination inconnue. Au bout de quelques minutes, la voiture s’arrêta à l’entrée d’une ruelle.- Où est-ce qu’on va ? demanda Isabella, impatiente.- Je dois te bander les yeux à partir d’ici.- Pourquoi ?- Tu me fais confiance ? Isabella regarda Raymond droit dans les yeux.- Oui, je te fais entièrement
Brian raccrocha, rassembla ses forces et sortit. Mais à peine eut-il franchi la porte qu’il s’immobilisa, glacé d’horreur. Ses hommes gisaient au sol, baignant dans leur sang, chacun une balle en pleine tête. Ses jambes fléchirent malgré lui et il s’effondra à genoux.- Pourquoi ?! hurla-t-il, dévasté. Il resta figé de longues minutes avant de trouver la force de se relever. Il monta dans sa voiture, regagna sa maison, se doucha rapidement, puis reprit la route pour se rendre à la réunion. Dès son arrivée, il resta dans sa voiture pendant quelques minutes, essaya de ne pas se laisser submerger par ses émotions avant de sortir. Au moment de franchir la porte du séjour, son téléphone portable retentit. Là, il perdit le contrôle, puisque c'était le même numéro. Il se retourna au beau milieu de la cour avant de décrocher.- Allô !- Vous êtes où actuellement ? demanda la voix au bout du fil.- Le parrain nous a convoqués.- Laissez la ligne allumée, je veux tout entendre. Et vous avez
Convoqué par les hommes qui soutenaient la triade dans l’ombre, le parrain se dépêcha de répondre présent. Dès son arrivée, il fut accueilli au portail par deux hommes qui l’escortèrent jusqu’au séjour. Là, trois hommes, tous vêtus de costumes sur mesure, l’attendaient avec impatience.- J’ai fait le plus vite que possible, dit-il en prenant place. Les trois hommes se consultèrent rapidement à travers leurs regards. Frédéric, l'homme à la tête des avait décidé de prendre le devant.- Merci d'être venu si tôt, Vincenzo, fit-il.- C'est la moindre des choses à faire, sans votre aide, la triade n'existerait pas. Alors, de quoi s'agit-il ? Frédéric se tourna vers les deux hommes qui lui fit un signe de la tête.- Nous voulons retirer nos collaborations, déclara-t-il. Vincenzo resta figé un instant. Son cœur s'accéléra. Il se redressa, sourire légèrement et:- C'est une blague, j'espère ? demanda t'il.- Non, répondit Suarez, ça n'en est pas une. Nous avons décidé de ne plus vous aid
William sortit, prit sa voiture et partit. Raymond resta encore là, à l'arrière de sa voiture à penser à sa discussion avec William.- Il a peut-être raison, mais j'irai jusqu'au bout de mes plans. Garde, rentrons à la maison.- À vos ordres monsieur. De retour à la maison, Raymond fut accueilli au portail par la police.- Monsieur Raymond ? demanda le premier policier.- Oui, c'est bel et bien moi, répondit Raymond en sortant de sa voiture. Que se passe-t-il ?- Nous avons reçu un mandat d'arrêt contre vous.- Un mandat d'arrêt ? Pour quelle raison ? Qu'ai-je fait ?- Pour enlèvement.- Pardon ?- Oui, vous avez bien entendu. Hier soir, vous avez fait irruption dans la maison de Monsieur Don Vincenzo, vous l'avez menacé avec une arme et ensuite, vous avez kidnappé sa fille.- Vous faites erreur, j'ai jamais menacé, ni kidnappé quelqu'un contre son gré.- Peu importe monsieur Raymond, vous devriez nous suivre. Au même moment, le portable s'ouvrit sur Isabella.- Chéri, qu'est-ce q
Isabella n'eut pas le temps d'écouter la suite de la déclaration de Raymond avant de l'embrasser. Elle se détacha lentement de Raymond, avec ses lèvres à quelques centimètres des siennes, leurs fronts se touchant, leurs yeux se fixant, leurs nez se frôlant, et dit :- Je t'aime aussi, Raymond. Les deux se lancèrent à nouveau, restant ainsi lèvres contre lèvres pendant des minutes avant de se détacher l'un de l'autre. Isabella posa sa tête sur l'épaule de Raymond, qui la caressait tendrement.- La lune est témoin de notre amour, fit-elle en fermant les yeux pour savourer ce moment.- Chérie, rentrons chez nous, s'enquit Raymond. Isabella était contente. Cela marqua le commencement d'une aventure, une aventure que Raymond considérait comme un piège pour attraper son ennemi, mais qu'Isabella voyait comme un amour sincère.*** Très tôt, le matin, Raymond sortit du lit à la première heure. Isabella, elle, de son côté, continuait de dormir comme un bébé. Raymond entra rapidement sous
Soudain, la voiture de Raymond s'immobilisa dans la cour du parrain. Il descendit, ajusta sa cravate et prit la direction de l'entrée principale. À peine avait-il franchi la terrasse que la porte s'ouvrit sur la ravissante Isabella. Elle portait une petite robe élégante, une robe qui n'arrivait même pas à sa taille. Les deux se firent des accolades de quelques minutes avant de se relâcher.- Tu es belle ce soir, admira Raymond.- Ton costume te va à merveille aussi, sourit Isabella. Raymond se tourna vers son homme qui se trouvait à quelques mètres de lui.- Je t'ai apporté un présent, annonça Raymond. Le garde se dépêcha de remettre un sac à Raymond.- C'est pour toi. Isabella prit le sac et l'ouvrit.- Un vin ?- Oui, je ne pouvais pas venir ici les mains vides.- Tu es vraiment un homme rempli de surprise. Tu peux rentrer. Raymond suivit Isabella à l'intérieur en compagnie de son homme. Ils furent accueillis par l'odeur des plats déjà disposés sur la table. Raymond prit pla







