LOGINChapitre 10ZoéJe tourne en rond dans mon lit depuis ce qui me semble une éternité.Mes draps sont trempés, pas de sueur, de frustration. Mon corps entier est en feu, tendu, vide, inachevé. Chaque fois que je ferme les yeux, je revois la scène du salon. Ses mains sur mes hanches. Sa bouche sur la mienne. Cette seconde où j'ai cru qu'enfin, enfin, il allait craquer.Et puis le vide. La porte qui claque. Le silence.J'ai besoin de mon vibro.Cette pensée me frappe comme une évidence. Je peux pas dormir sans. Je peux pas me calmer sans. Et il me l'a pris, le salaud. Il me l'a confisqué comme si j'étais une gamine à qui on retire un jouet.Tant pis. Je vais le récupérer.Je me lève sans faire de bruit. La maison dort. Thomas dans sa chambre, Max dans la sienne. Dehors, la lune éclaire faiblement le couloir. Je marche sur la pointe des pieds, le cœur battant.La chambre de Max est au bout.J'ouvre la porte doucement. Elle grince un peu, je me fige. Rien. Aucun bruit. Je glisse à l'intérie
Chapitre 9ZoéThomas dort depuis une heure.La maison est silencieuse, baignée dans la lumière tamisée du salon. La télé diffuse un film que personne ne regarde vraiment, une comédie américaine avec des rires en boîte. Et nous, on est là, installés sur le canapé, un saladier de pop-corn entre nous.Moi, j'ai mis mon plan à exécution.Le grand t-shirt blanc que j'ai volé dans sa salle de bains il y a deux jours. Il m'arrive à mi-cuisses, assez long pour couvrir, assez court pour laisser deviner. Dessous, une petite culotte noire, fine, celle qui ne cache rien. Rien du tout.Mes cheveux sont détachés, je sens bon, j'ai mis du gloss. Je suis prête.Lui, il est en jean et tee-shirt noir, affalé dans le canapé, un bras sur le dossier. Il regarde l'écran, ou fait semblant. Depuis tout à l'heure, je le sens tendu. Différent.— T'es fatiguée ? demande-t-il sans me regarder.— Non.Je me rapproche un peu. Juste assez. Puis je pose ma tête sur ses cuisses.Il se fige.Une seconde. Deux seconde
Chapitre 8ZoéLa journée a été interminable.Entre les regards en biais de mes amies et les cours que je n'ai pas écoutés, je n'ai pensé qu'à une chose : ce soir, je remonte dans cette voiture avec lui. Max va venir me chercher. On va être seuls, dans cet espace trop petit, avec cette tension qui n'a fait qu'enfler depuis hier.À dix-sept heures, je sors du bâtiment principal, mon sac en bandoulière, le cœur qui palpite déjà à l'idée de voir sa voiture garée devant.Elle n'est pas là.Je regarde à gauche, à droite. Rien. Juste les étudiants qui rentrent chez eux, les bus qui passent, la rue qui s'anime.— Zoé.Cette voix.Mon corps se glace avant même que mon cerveau n'identifie d'où elle vient.Je me retourne lentement.Lucas.Mon ex. Deux ans qu'on est séparés. Deux ans qu'il refuse de l'accepter.Il est là, adossé à un arbre, les mains dans les poches, ce sourire malsain que je connais trop bien. Plus grand que moi, plus fort, et complètement fou quand il s'agit de moi.— Qu'est-c
Chapitre 7ZoéLe réveil sonne à sept heures et j'ai envie de le balancer contre le mur.Ma nuit a été courte, peuplée de rêves que je n'ose pas regarder en face. Mon corps, lui, s'en souvient parfaitement. Entre mes cuisses, c'est encore sensible, comme si tout était resté en attente.Je me lève, je traîne sous la douche plus longtemps que nécessaire. L'eau chaude coule sur ma peau, et je pense à lui. À ses mains. À son regard hier soir.Arrête. C'est le meilleur ami de ton père.La phrase ne suffit plus à me calmer.Je m'habille vite fait, jean slim, pull noir, mes docs pour traîner jusqu'à la fac. Dans le miroir, j'ai les yeux cernés mais brillants. Nerveuse. Excitée. Tout à la fois.En descendant l'escalier, j'entends des voix dans la cuisine.— ...et après je veux montrer mon dessin à Zoé.— Elle est pas encore réveillée, Thomas. Mange tes céréales.La voix de Max. Grave, posée. Mon ventre se serre.J'entre dans la cuisine.Thomas est installé à la table, un bol de Chocapic devan
Chapitre 6ZoéJe suis à genoux.Je ne sais pas comment j'en suis arrivée là, mais j'étais à genoux devant lui. Le monde semblait s'être dissous, ne laissant que l'espace confiné de la cuisine, le contreplan de formica frais sous mes genoux nus, et lui, Max, debout, immense, me dominant de toute sa hauteur. Son pantalon était ouvert, le métal de la braguette froid contre ma joue lorsque je m'étais approchée. Et puis, il était là, son sexe, sorti, droit devant mon visage.C'était énorme.Je le regardais, fascinée, hypnotisée. Ma respiration s'était bloquée dans ma gorge. Ce n'était pas comme dans les films, c'était réel, d'une réalité presque choquante. Épais, long, d'une dureté qui semblait à la fois fragile et invincible. Le gland, d'une couleur plus sombre, luisait, une petite perle de liquide brillant à son sommet. Mes lèvres s'entrouvrent toutes seules, une réaction physique, instinctive, complètement hors de mon contrôle. J'avais envie. Une envie si profonde, si primale, qu'elle
Chapitre 5MaxJe suis une merde.Une putain de merde.Je marche dans le couloir comme un zombie, la bite douloureuse contre la fermeture éclair de mon pantalon. Ça tire, ça brûle, ça me rappelle toutes les trente secondes ce qui vient de se passer dans cette salle de bains.Son corps à moitié nu sous cette serviette. Ses épaules découvertes. Son regard quand j'ai posé le vibro sur elle.Arrête. Arrête tout de suite.J'entre dans ma chambre, je claque la porte plus fort que nécessaire. Le bruit résonne dans le silence. Thomas dort à l'autre bout du couloir, Zoé est sous la douche maintenant, l'eau chaude coule sur sa peau, et moi je suis là à bander comme un adolescent de quinze ans.Mon cœur battait la chamade, un tambour frénétique dans ma cage thoracique, et entre mes jambes, une autre douleur, plus vive, plus insistante, me rappelait à l'ordre. Mon pantalon me serrait, devenu une torture de toile contre ma queue dure comme le roc. J'ai fini par abandonner. Me retourner encore et
Chapitre 4ZoéJe devrais peut-être commencer par ranger mes affaires.C'est ce que je me dis en posant ma valise ouverte sur le lit de la chambre jaune. Il est vingt-deux heures passées, Max est en bas avec son livre qu'il ne lit pas, et moi je suis là à sortir mes vêtements un par un sans vraimen
Chapitre 2 ( POV ZOÉ) — Zoé.Je sursaute. La main de Max lâche mon dos aussi vite qu'elle s'y était posée. Mon père est là, à quelques mètres, un sourire fatigué mais sincère aux lèvres.— Je te dérange ?— Non, non, pas du tout.Je m'écarte de Max avec une rapidité suspecte. Trop suspecte. Mon p
NOUVELLE HISTOIRE TITRE : TROIS SEMAINES POUR S'AIMERPROLOGUE— Embrasse-moi.— Ton père ne va pas aimer.— Je m'en fous.Il ne m'embrasse pas. Il me soulève et me dépose sur la table. Je porte une chemise longue, celle que je lui avais volée une fois, juste pour son odeur.Sa main effleure ma cu
Chapitre 4POV MAYA Mon corps était encore vibrant, chaque cellule imprégnée de son odeur, de sa présence. J'étais allongée sur le côté, les draps noirs enroulés autour de ma taille, quand j'ai senti le matelas bouger derrière moi. Une main chaude s'est posée sur mon flanc, glissant lentement jusq







