LOGINLes yeux de Lucie s’écarquillèrent de stupeur. Entre sa victoire au concours de mode Marie et sa promotion au poste de styliste de mode senior dans son entreprise, cela faisait énormément de choses à assimiler. Elle avait du mal à croire qu’elle était enfin en train de retrouver peu à peu la personne qu’elle avait été.Elle leva les yeux vers Juliette, les larmes aux yeux. Sa voix trembla lorsqu’elle prit la parole.« Merci infiniment d’avoir cru en moi, Juliette. »Juliette secoua la tête avec un sourire.« Non, tu devrais plutôt te remercier toi-même d’avoir décidé de penser de nouveau à toi et de t’être relevée. Je t’encourage à continuer ainsi et à ne jamais abandonner. »Lucie hocha la tête, un sourire aux lèvres.« Bien sûr, je le ferai. »Juliette acquiesça.« Très bien, c’est pour cela que je t’ai fait venir ici. Tu peux retourner travailler maintenant. »Lucie se leva de sa chaise et hocha une dernière fois la tête.« Merci encore. »Lucie était toujours dans un état second l
Lucie fit irruption dans la chambre, furieuse. Ses lèvres tremblaient de colère tandis qu’elle prenait la parole.« Tu es ici uniquement pour t’occuper d’elle. Comment oses-tu traiter ma mère de cette façon ? »En voyant Lucie, la gardienne écarquilla les yeux de peur. Ses mains tremblèrent tandis qu’elle mettait rapidement en pause le jeu auquel elle jouait, puis se tournait vers Lucie avec un sourire forcé et ridicule.« Madame, que se passe-t-il ? Madame a demandé de l’eau et j’étais justement sur le point de lui en apporter. »Elle se précipita vers Noémie pour lui donner de l’eau.Noémie se rallongea sur le lit, un sourire soulagé aux lèvres après avoir vu sa fille.Avant que la gardienne ne puisse lui apporter de l’eau, Lucie lui repoussa vivement la main.En voyant le faible sourire de Noémie, les yeux de Lucie se remplirent de larmes.Elle aimait profondément sa mère et aurait souhaité lui offrir le monde entier si elle le pouvait. Comment quelqu’un osait-il donc rendre la vie
Le concours était terminé et tout le monde commençait déjà à quitter les lieux. Encore sous le choc de sa victoire, Lucie se dirigea vers les toilettes.Le téléphone de Lucie se mit à sonner bruyamment dès qu’elle se connecta et consulta le groupe de discussion qu’elle avait créé avec les autres.Les lèvres de Lucie s’étirèrent en un large sourire lorsqu’elle ouvrit la conversation et lut chacun de leurs messages.Nina : « Lucie, qu’est-ce que je t’avais dit ? Tu es une étoile porte-bonheur, et tu triompheras toujours ! »Madeleine : « Et qui est la gagnante de l’année, sinon notre chère Lucie ? »Pierre : « Félicitations pour avoir remporté le concours de mode Marie, ma chère. Je suis fier de toi ! »Le cœur de Lucie continuait de battre à toute vitesse. Elle examina plusieurs fois le chèque qu’elle tenait entre ses mains, incapable de croire qu’elle pouvait réellement posséder une telle somme d’argent.Elle venait bien de remporter le concours Marie, n’est-ce pas ? Et elle pouvait e
Le concours prit enfin fin, et tous, aussi bien les spectateurs que les candidates, attendirent avec impatience l’annonce des résultats par les juges.Finalement, la voix de l’animateur retentit dans le microphone.« Mesdames et messieurs, merci à tous pour votre patience. Après avoir soigneusement évalué le travail de chaque candidate, les juges ont rendu leur décision finale. Aujourd’hui, nous avons été témoins d’un talent, d’une créativité et d’une passion extraordinaires. Cependant, une seule candidate peut remporter la première manche du concours. »Le public se tut tandis que chacun attendait le verdict avec impatience.Lucie se tenait parmi les autres candidates, les mains jointes nerveusement. Même si elle avait expliqué sa création et rétabli la vérité, elle ne pouvait s’empêcher d’être anxieuse à l’approche des résultats. Elle avait travaillé dur sur sa robe, et cette victoire représentait énormément pour elle.L’animateur ouvrit l’enveloppe qu’il tenait dans sa main et jeta
« Non, je ne mens pas vraiment. Croyez-moi. C’est elle qui a plagié mon modèle. Je vous en prie, faites quelque chose », balbutia Rosalie, dont l’expression nerveuse trahissait la culpabilité.En tant que président du jury et l’un des organisateurs du concours, le maître Théodore prit la parole d’une voix froide et accusatrice qui résonna dans les haut-parleurs.« D’après toutes les explications que vous avez données au sujet de cette robe, il est évident que vous n’en savez absolument rien. Vous vous contentez de dire tout ce qui vous passe par la tête. Si vous avez réellement plagié ce modèle et que vous continuez à mentir, vous serez mise sur liste noire dans le monde de la mode, et les agents de sécurité vous escorteront dehors. »Le cœur de Rosalie battait violemment dans sa poitrine tandis qu’elle cherchait désespérément à se défendre.« Non, ce n’est pas vrai ! C’est moi qui l’ai conçue. C’est elle qui a copié mon travail ! » insista-t-elle en pointant un doigt accusateur vers
Rosalie hocha rapidement la tête et retourna à sa place, les paumes moites, tandis qu’elle essayait de se calmer.Elle sentait les regards des spectateurs posés sur elle et savait que ses explications n’avaient pas été suffisamment convaincantes.Elle jeta discrètement un coup d’œil à Lucie, qui se tenait calmement à ses côtés, et son cœur se serra.Et si Lucie donnait une meilleure explication ?Non, c’était impossible !Après tout, elles avaient présenté le même modèle, et les juges risquaient de ne pas remarquer la différence entre leurs créations. Du moins, c’était ce qu’elle espérait.« Candidate numéro trente, veuillez vous avancer. »En entendant son numéro, Lucie prit une profonde inspiration et s’avança.Même si elle était encore blessée et en colère à cause de ce que Julien avait fait, elle savait qu’elle ne pouvait pas laisser ses émotions prendre le dessus.C’était son travail, sa création, et elle allait l’expliquer avec fierté.Debout devant les juges, elle regarda son m







