LOGINAlessandro
Les jours qui suivent notre conversation dans le salon sont marqués par une intensité croissante. Marco et moi avons commencé à rassembler nos alliés, à établir des contacts et à élaborer un plan pour contrer Vittorio. Chaque réunion, chaque discussion, et chaque stratégie élaborée amenait avec elle une vague d'espoir, mais aussi un sentiment d'urgence et de danger imminent.
— Le manoir, qui avait semblé si lourd de tensions, se transforme peu à peu en un centre d'activité. Les alliés affluent, apportant avec eux des informations, des ressources et des stratégies. Je suis ravi de voir Marco s'impliquer de plus en plus, sa colère initiale se transformant en une détermination palpable.
— Un soir, alors que nous sommes tous réunis autour de la grande table en bois, l'atmosphère est électrique. Les visages de nos alliés sont marqués par l'anxiété et la détermination. Je me lève pour prendre la parole, mon cœur battant à tout rompre.
— « Mes amis, merci d'être ici ce soir. Nous faisons face à une menace qui pourrait anéantir tout ce que nous avons construit. Vittorio ne reculera devant rien pour nous détruire. Il est temps de prendre position. »
Je scrute les visages autour de la table, cherchant à capter l'attention de chacun. Les murmures cessent, et un silence chargé de tension s'installe.
— « Nous devons nous unir, non seulement pour protéger notre héritage, mais aussi pour défendre ceux que nous aimons. Clara, tu as des informations sur les mouvements de Vittorio, n'est-ce pas ? »
Elle hoche la tête, ses yeux brillant d'une détermination nouvelle.
— « Oui, Alessandro. J'ai entendu des rumeurs selon lesquelles Vittorio pourrait tenter de s'emparer de certaines de nos ressources clés. Il prévoit de frapper à un moment où nous serons les plus vulnérables. »
— Je me tourne vers Marco, qui écoute attentivement. « Cela ne nous laisse pas beaucoup de temps. Nous devons agir rapidement et stratégiquement. »
— Un homme à la table, Luca, un ancien partenaire d'affaires de notre famille, prend la parole. « Ce que Clara dit est vrai. J'ai également des contacts qui m'ont informé que Vittorio a commencé à rassembler ses forces. Il se prépare à entrer en guerre. »
— La tension monte dans la pièce, et je peux sentir le poids des craintes de chacun. Je prends une profonde inspiration pour ramener le groupe à l'ordre.
— « Nous devons établir des alliances solides. Chaque personne ici a une force unique qui peut nous aider. Nous devons créer un réseau de soutien pour contrer Vittorio. »
— Les discussions s'intensifient, chacun partageant ses idées et ses suggestions. Je vois Marco se redresser, une lueur d'inspiration dans les yeux.
— « Et si nous utilisions ses propres tactiques contre lui ? Vittorio s'appuie sur la peur et la manipulation. Nous pourrions créer une diversion, quelque chose qui le détourne de notre véritable force. »
— L'idée semble prendre racine, et je vois des signes d'approbation parmi nos alliés. Je hoche la tête, encouragé par cette suggestion.
— « Oui, Marco. Une diversion pourrait nous donner l'avantage dont nous avons besoin. Mais nous devons être prudents. Chaque pas doit être calculé pour éviter de lui donner l'occasion de contre-attaquer. »
— Alors que les discussions se poursuivent, la nuit avance, et je sens un poids sur mes épaules. Je regarde chacun des visages autour de moi, réalisant que nous sommes tous liés par un même but. Nous luttons non seulement pour nous-mêmes, mais pour l'avenir de notre famille, pour notre héritage.
— La réunion se termine tard dans la nuit, et chacun quitte le manoir avec un sentiment d'urgence. Marco et moi restons un moment, contemplant la carte étalée sur la table, marquée par des cercles et des flèches qui tracent notre plan d'attaque.
— « Nous avons beaucoup à faire, » dit Marco, son regard concentré sur la carte. « Chaque détail compte. »
— « Je sais, » réponds-je. « Mais nous devons également nous préparer mentalement. Cela ne va pas être facile. Vittorio ne se laissera pas faire. »
— Il acquiesce, et je vois une détermination nouvelle dans son regard. Nous sommes ensemble dans cette lutte, et cela me donne de la force.
— Les jours passent, et chaque rencontre avec nos alliés renforce notre détermination. Clara devient un pilier de notre équipe, apportant des informations précieuses et des stratégies astucieuses. Elle et Marco commencent à développer une complicité, et je vois une lumière d'espoir naître au milieu de l'incertitude.
— Mais en dépit de nos préparations, je ne peux m'empêcher de ressentir une ombre flottante, une anxiété qui ne me quitte jamais. Chaque bruit dans le manoir, chaque ombre dans le couloir, me rappelle que nous sommes en guerre, que la menace de Vittorio est bien réelle.
— Une nuit, alors que je me tiens à la fenêtre de ma chambre, regardant les étoiles scintiller dans le ciel nocturne, je pense à Clara. Elle a su apporter une énergie nouvelle dans notre lutte, mais je ne peux m'empêcher de me demander jusqu'où cela ira.
— Je me tourne alors vers Marco, qui vient de rejoindre ma chambre. « Qu'est-ce qui te préoccupe, Alessandro ? »
— « Je pense à Clara. Elle est si précieuse pour nous, mais je crains qu'elle ne soit pas en sécurité. Vittorio n'hésitera pas à frapper là où ça fait mal. »
— Marco s'approche de moi, posant une main sur mon épaule. « Nous ferons tout ce qu'il faut pour la protéger. Ce n'est pas seulement notre combat, c'est aussi le sien. »
— Je hoche la tête, mais je sais que ma peur est justifiée. Clara, bien qu'elle soit forte, est également vulnérable.
— « Nous devons établir des mesures de sécurité autour d'elle. Elle doit être protégée à tout prix. »
— Marco acquiesce, et ensemble, nous commençons à élaborer un plan pour assurer la sécurité de Clara.
— Alors que la nuit avance, je réalise que notre lutte ne fait que commencer. La tempête approche, et nous devons nous préparer à affronter les défis qui nous attendent.
— Avec chaque décision que nous prenons, je sens la pression s'accroître, mais je sais que nous avons une chance de renverser la situation. Nous sommes déterminés à ne pas laisser Vittorio détruire ce que nous avons construit.
— En prenant un moment pour respirer, je me sens plus fort. Nous avons des alliés, une stratégie, et surtout, nous avons l'unité. Ensemble, nous allons nous battre, et je suis prêt à tout sacrifier pour protéger ceux que j'aime.
— La nuit se termine, mais la lutte pour notre avenir ne fait que commencer. Je me sens prêt à affronter la tempête, à me battre pour notre héritage, et à protéger Clara, Marco et tous ceux qui croient en nous. La lumière de l'aube approchant me rappelle que chaque nouveau jour est une opportunité de se rapprocher de notre but.
MatteoIl sort les relevés bancaires suisses du coffret.— Il est à toi. Prends-le. Prends Sofia. Disparais. Recommence. Loin. En Amérique du Sud, en Asie. Où tu veux.— Et toi ? Tu me laisses partir ? Après tout ça ?— Je te laisse partir parce qu’après tout ça, nous sommes quittes. Ton père est mort par l’ordre du mien. Mon empire est en cendres par ta main. Le compte est réglé. Le cycle doit s’arrêter.Sofia, restée près de la porte, fait un pas en avant.— C’est un mensonge, Matteo. Il veut se débarrasser de toi. Il veut ta disparition, pas ta liberté.Je la regarde, puis je regarde Alessandro. Son visage est pâle, sérieux. Je ne vois pas
MatteoLa route vers San Giovanni est un brouillard de douleur. Sofia a trouvé de la morphine. Elle coule dans mes veines, émoussant les angles coupants de la souffrance, mais rendant tout flou, onirique. Le paysage défile, vert et gris, comme une vieille tapisserie fanée.Sofia conduit, ses mains crispées sur le volant. Elle n’a pas dit un mot depuis que nous avons quitté la cachette. Elle sait, comme moi, que nous ne revenons pas.Le village apparaît, minuscule, fragile. Nous laissons la voiture à l’orée des bois et avançons à pied. Chaque pas est un effort monumental. Je m’appuie sur elle, sentant la chaleur humide du sang à travers le bandage serré autour de mon torse.La place est déserte. L’église nous fait face, trapue, menaçante dans son silence.— Il est là, je murmure. Je l
AlessandroLe garage est un antre froid, sentant l’huile et le béton humide. Deux voitures anonymes nous attendent. Lorenzo nous y rejoint quelques minutes plus tard, le visage noirci de suie, une coupure au front.— La maison tient encore, mais c’est un brasier, dit-il en haletant. Les Milanais sont repartis avec leurs morts. La police encercle le quartier. Ils pensent qu’on est encore à l’intérieur.— Bien, dis-je. Ça nous donne du temps.Clara se tourne vers moi, ses yeux brillants dans la pénombre.— Du temps pour quoi, Sandro ? Où allons-nous ?Je regarde les visages qui m’entourent. Lorenzo, le soldat fidèle prêt à tout brûler. Riccardo, le frère pratique qui suit par loyauté mais dont les yeux tra
AlessandroLa nouvelle nous parvient par bribes, sur les ondes cryptées et les lignes sécurisées. Un carnage à la villa Moretti. Don Vittorio Moretti, mort. Une douzaine de ses hommes, abattus. Les pertes de Matteo sont lourdes aussi, mais il a réussi à fuir.La ville, au petit matin, est silencieuse. Une silencieuse d’avant la tempête. Les sirènes de police ont hurlé toute la nuit du côté des collines. Maintenant, c’est le calme tendu de la stupeur.Je suis dans le bureau, devant une fenêtre qui donne sur les premières lueurs de l’aube grise. Le plan a fonctionné. Mieux que je ne l’espérais. Moretti est mort. Matteo est blessé, traqué, et désormais l’ennemi public numéro un des Milanais et des autorités.Mais la victoire a un goût de cendres.Lorenzo entre, l’air épuisé, les vêtements froissés. Il était en observation à distance, prêt à intervenir si nécessaire. Cela n’a pas été nécessaire.— C’est fait, dit-il simplement. La bête a mordu. Et elle est devenue enragée. Les Milanais so
MatteoLa lune est un œil aveuglant, indifférent, suspendu au-dessus des cyprès qui bordent la propriété. La villa est un monstre de pierre blonde, illuminée de l’intérieur comme un navire de croisière échoué dans les collines.Nous sommes onze. L’équipe la plus fine, la plus silencieuse, la plus mortelle que j’aie jamais rassemblée. Des hommes sans passé, sans avenir, seulement une loyauté achetée à prix d’or et un goût pour le sang. Sofia est à mes côtés, son visage un masque de détermination pâle.Le garde approvisionneur, l’homme endetté, a tenu parole. La porte de service dérobée, menant aux cuisines, est déverrouillée. Un couloir de pierre froide, puis les escaliers de service, puis les étages nobles.Moretti est là-haut. Dans son bureau, selon notre informateur. Il travaille tard. Il prépare ses contre-attaques, ses manœuvres financières contre moi, sans doute. Il ne sait pas que la guerre n’aura pas lieu dans les conseils d’administration ou sur les marchés. Elle va frapper à
AlessandroLe message arrive, un mot unique sur l’écran crypté. « Checkmate. » Il brille dans la pénombre de mon bureau, porteur d’un sens qui me glace.Ce n’est pas un cri de victoire. C’est une déclaration d’indépendance. Une notification : la pièce a quitté l’échiquier.— Il a pris la décision, dis-je à Lorenzo et Riccardo, rassemblés devant moi. Il va frapper Moretti. Il ne cherche plus à nous détruire. Pas maintenant. Il veut les architectes.Riccardo serre les poings.— Alors notre plan fonctionne. Ils vont s’entre-tuer.— Oui. Mais une guerre ouverte entre Matteo et les Milanais… ça ne restera pas propre. Ça va déborder. La ville va brûler. Les autorités, les autres familles, ils ne pourront plus fermer les yeux.— C’est ce que tu veux ? demande Lorenzo, scrutant mon visage. Tout brûler ?Je regarde le mot sur l’écran. Checkmate. Le jeu est terminé. Mais qui est le roi qui va tomber ?— Je veux survivre. Pour ça, il faut que l’attention soit ailleurs. Il faut un incendie si gra







