INICIAR SESIÓNPOV de Reine :
« C’est une blague ridicule ? » je ris en crochetant la serrure de la chambre principale de l’immense manoir absurde. Apparemment, nous, le couple marié, étions installés dans l’aile droite, et les autres ailes avaient été prises d’assaut par ses nombreux hommes. Comment sa chambre peut-elle avoir une serrure aussi bas de gamme ? me demandai-je tandis que la porte s’ouvrait sans un bruit. J’avais été livrée à mes propres vices pendant des heures maintenant, le jour de mon putain de mariage. Mon cher et tendre mari m’avait présentée au chef de la maison, puis avait disparu. Le chef de la maison, cependant, était une très gentille vieille dame nommée Miriam. Elle m’avait fait visiter et m’avait finalement conduite jusqu’à ma chambre. Bien sûr, pas la sienne. Surprenant… Pas du tout. On m’avait attribué une chambre séparée de celle de mon cher mari. Est-ce que j’en avais réellement quelque chose à faire ? Non. Absolument pas. Mais est-ce qu’il le savait, lui ? Absolument pas. Alors me voilà, à deux heures du matin, dans sa chambre. Les grandes fenêtres doubles étaient grandes ouvertes, éclairant à quel point elle était fade. Un lit king size blanc, une armoire noire, le seul autre meuble étant une coiffeuse. Le seul signe de vie étant lui, au milieu. Je secouai la tête. Il y avait beaucoup de choses que je devais changer. Mais pour l’instant… Je m’approchai de l’endroit où il dormait. En essayant de ne faire aucun bruit, je le regardai. Mon cœur fit un bond alors que je me retenais de passer mes doigts dans ses cheveux, de les repousser juste pour voir s’il aurait l’air différent. Même dans son sommeil, il semblait sans expression. Comme si rien ne pouvait l’atteindre. Je détestais ça. Mais maintenant, je venais de réaliser quelque chose. J’étais libre de faire ce que je voulais. Il semblait ne pas se soucier de moi le moins du monde. Mais soyons réalistes : il n’y avait rien de drôle là-dedans. Alors je grimpai sur le lit et m’approchai lentement de lui. Hmm… il dormait torse nu. Mon regard suivit les lignes fines de son torse, glissant sur ses muscles tandis que la chaleur montait en moi avant de disparaître sous la couette qui le recouvrait. « Damien », murmurai-je en inclinant la tête vers lui. Je fixai ses lèvres, me souvenant du contact presque ressenti à l’autel aujourd’hui. Je me léchai les lèvres. « Damien », l’appelai-je encore, mon souffle effleurant le sien. Soudain, ses yeux s’ouvrirent, me prenant totalement au dépourvu. Il attrapa ma gorge, me tirant sur le lit tandis qu’il me plaquait sous lui, sa silhouette recouvrant la mienne. Mes instincts réagirent une seconde, puis je me détendis. Je regardai la confusion dans ses yeux s’effacer, laissant place à de l’agacement alors que sa prise se resserrait sur mon cou. Décidant de jouer le jeu, forçant mon calme, je me redressai légèrement, mon visage se transformant en quelque chose de plus sensuel. Je haletai, savourant chaque seconde en voyant ses yeux s’écarquiller. Ses mains quittèrent ma gorge si vite que je ricanai. Faible. Je me redressai, me retenant de rire tandis qu’il s’éloignait, ses mains allant vers l’interrupteur. La lumière s’alluma. Il resta là un instant, de l’autre côté de la pièce, son regard planté dans le mien. Et je savourai ma toute première réaction. Je l’avais agacé deux fois. Vu son visage s’assombrir de colère. Et maintenant—surprise. Il s’avère que monsieur Echo n’est pas si impassible que ça après tout. Je croisai les jambes sur son lit, portant seulement un débardeur et un petit short. Ses yeux suivirent le mouvement, s’arrêtant sur mes jambes. Je captai le flash de désir. Ah. Une autre émotion. « Il y a une raison pour laquelle tu es dans mon lit ? » sa voix était plus grave que d’habitude, son regard ne quittant pas mes jambes. « C’est notre nuit de noces », gémis-je volontairement. « Et ? » dit-il, son regard se reportant brusquement sur mon visage. « Damien… » je me penchai vers lui, laissant apparaître mon décolleté. « Ne me dis pas que tu n’as aucune idée de ce qui se passe une nuit de noces », le taquinai-je. Quand il ne répondit pas, je soupirai. « Tu n’as pas besoin de faire quoi que ce soit si tu ne peux pas. Je pourrais t’apprendre », dis-je en me mettant en position de ramper tandis que je me déplaçais vers le bas du lit. Je me levai en m’approchant de lui, ses yeux suivant chacun de mes mouvements. Devant lui, je levai les mains sans le toucher, mes doigts effleurant à peine ses lèvres. Ah… j’en suis obsédée. Je l’entendis soupirer. « Nous n’avons pas ce genre de relation, Reine. C’est strictement contractuel. » Ça me fit rire. « Ce que nous sommes », dis-je, « ce sont deux adultes consentants. » « Je ne consens à rien », répondit-il sans émotion. Je retirai mes mains. Bon… Je m’approchai encore, presque contre lui maintenant. « J’ai besoin que tu comprennes, Damien », dis-je, mon souffle glissant sur ses lèvres. « Contractuel ou pas… je ne partage pas. Si tu ne veux pas de moi, alors tu n’auras personne d’autre. » Son regard descendit sur mes lèvres. La tension dans la pièce explosa, nette et immédiate. Je la sentis me traverser de plein fouet. Je le voulais. Je le compris clairement. Et je l’aurais. Un pas à la fois. J’essayai de reculer mais ses mains m’attrapèrent, inversant nos positions tandis qu’il me plaquait contre le mur. Son regard s’assombrit tandis qu’il me détaillait. Puis il sourit. À peine. Mais mon cœur s’arrêta tandis que le désir me submergeait par vagues. Je me retins de haleter. « Tu viens de me menacer, Reine ? » demanda-t-il en se rapprochant, inclinant la tête, ses lèvres effleurant mon cou. Je penchai la tête sur le côté, le laissant faire. « Soyons clairs », murmura-t-il à mon oreille. « C’est moi qui fixe les règles. Tu les suis. » Ses mains glissèrent à ma taille, me collant contre lui. Je haletai en sentant son érection à travers son pantalon de survêtement. « Ne m’approche plus jamais comme ça », continua-t-il. « La prochaine fois, il pourrait y avoir un couteau contre ta gorge. » « On ne voudrait pas blesser notre jolie petite épouse, n’est-ce pas ? » Je ne réalisai presque pas ses mots tant je tremblais dans ses bras. Ses mains glissèrent dans mon dos— et puis soudain, il s’écarta. Brisant tout. « Tu peux partir. » Il retourna vers son lit. Et je restai là. Incrédule. Tu te fous de moi. Je suis vraiment dans une merde royale.POV DE REINEJe restai dehors dans l’air frais du soir, mon téléphone lourd dans ma main tandis que je fixais l’écran lumineux.Tu avais l’air heureuse ce soir.Ces mots me brûlaient la rétine. Je ne le cachai pas. Je ne pouvais pas me permettre de jouer à des jeux ou de garder des secrets maintenant.« Damien. »Il s’arrêta et tourna ses yeux sombres vers moi.Je lui tendis le téléphone. « Tu dois voir ça. »Il prit l’appareil, son pouce effleurant le mien pendant une fraction de seconde. Il lut le message. J’observai le subtil changement dans sa posture — la légère tension autour de sa mâchoire, l’immobilité soudaine et dangereuse de son regard.Avant qu’il ne puisse parler, je levai une main. « Il y a autre chose. »Damien baissa les yeux vers moi, attendant.« Ce n’est pas le premier message que je reçois », avouai-je, la voix stable malgré la montée de tension dans ma poitrine. « J’en ai reçu un autre plus tôt. »Les yeux de Damien se plissèrent légèrement. Je pouvais presque voi
Le lendemain de la réception des messages anonymes, mon esprit refusait de trouver le repos.Je n'avais pas encore parlé à Damien du dernier message, mais je comptais le faire. Les secrets ne nous menaient nulle part. Nous étions désormais dans cette situation ensemble, que cela nous plaise ou non.J’étais assise dans ma chambre lorsque Damien entra. Il était déjà vêtu d’un costume élégant, parfaitement taillé.Il me regarda et dit : « Habille-toi. Je t’emmène quelque part. »Je plissai les yeux. « Où ça ? »« Il y a un restaurant où nous devons aller ce soir. »Je croisai les bras, immédiatement méfiante. « Pourquoi ? »« Parce que les gens doivent nous voir ensemble. »Cela attira mon attention.Notre annonce de mariage avait été une déclaration forte, mais rester à l’écart ne faisait que laisser aux gens la possibilité de spéculer.Damien voulait que nous soyons vus ensemble. Il voulait que cela paraisse réel, pas organisé de toutes pièces.« Il y aura des photographes », ajouta-t-
POINT DE VUE DE REINELes lourdes portes doubles se refermèrent, coupant le froid de l’air du soir. Le silence retomba dans la pièce, épais et suffocant.Mon père ne se retourna pas pour protester. Bien sûr que non. Un homme de pacotille qui ne savait que se défendre contre les faibles.À la place, il s’arrêta près du seuil, tourna légèrement la tête et parla par-dessus son épaule. Sa voix était glaciale, empreinte de mépris.« Tu as toujours été trop, Reine, » dit-il doucement. « Tu crois qu’avoir un homme plus fort debout derrière toi change ce que tu es ? Tu es toujours une enfant imprudente. Et les enfants finissent toujours par briser les choses qu’ils touchent. »Il sortit, le doux claquement de ses talons sur le sol de marbre s’évanouissant dans le couloir.Je fixai les portes, la poitrine comprimée, jusqu’à être certaine qu’il était parti. Alors, et seulement alors, je laissai échapper un long souffle silencieux, laissant retomber mes épaules.J’aurais aimé que mes mains soien
POINT DE VUE DE REINE Le lendemain de mon annonce publique fut étrangement ordinaire. Il n’y avait que la lumière du soleil et le murmure silencieux d’une maison si grande qu’elle en devenait presque effrayante. Damien était quelque part ici, mais je ne l’avais pas vu de toute la matinée. J’avais décidé de prendre un peu de distance avec notre chambre pour le moment. Parce que, eh bien, nous étions toujours en guerre. Une guerre que je mettrais fin moi-même quand je serais prête. Mon esprit repassait en boucle la conversation de la veille. Lucien Valor. La façon dont Damien m’avait regardée, comme s’il n’arrivait pas à décider s’il était impressionné ou irrité. Probablement les deux. J’avais été assise à une table avec deux hommes qui échangeaient du pouvoir depuis des années, et je les avais compris. Ça comptait. Ce petit mariage qui était le mien s’avérait finalement bien utile. S’ils voulaient m’appeler Madame Echo, très bien. J’avais bien l’intention de faire en
POV DE REINEDamien se tenait dans l'embrasure de la porte, ayant tout d'un homme habitué à détenir toutes les cartes.« Dis-moi tout ce que tu me caches », lui avais-je dit.Il ne bougea pas. Sa voix était calme lorsqu'il répondit :« Lorsqu'il y aura quelque chose que tu auras besoin de savoir, je te le dirai. »Traduction : Je n'ai absolument pas l'intention de te dire quoi que ce soit.Je le fixai un instant avant de laisser un petit sourire se dessiner sur mes lèvres.Ses yeux se rétrécirent.Je n'allais pas discuter avec lui. Affronter Damien de front, c'était comme jeter des pierres contre une montagne. Tout ce qu'on y gagnait, c'était des mains meurtries.Très bien. S'il voulait garder ses secrets, je trouverais un autre moyen d'obtenir ce dont j'avais besoin.La lettre tachée de sang et le cadavre devant l'entrepôt étaient censés m'effrayer.Ils avaient échoué.Je comptais toujours m'imposer publiquement. Et je comptais toujours acquérir suffisamment d'influence pour que pers
POV de ReineJ’étais assise au bord de mon lit, tenant ma tasse de thé tandis que le léger bourdonnement du domaine s’installait autour de moi.Damien se tenait dans l’embrasure de la porte, sa poitrine se soulevant et s’abaissant à un rythme maîtrisé et dangereux.Le communiqué de presse annonçant notre mariage et mon nouveau siège public au sein de l’Echo Initiative brillait encore sur son téléphone.J’avais vu le moment où il avait enfin compris qu’il y avait plus en moi que le personnage chaotique qu’il s’était imaginé.Je pouvais être calculatrice, moi aussi. Je pouvais être stratégique, moi aussi.J’aurais aimé ne pas avoir à emprunter cette voie.Hah. À qui voulais-je faire croire ça ? Je ne faisais que commencer.Je pouvais voir la colère froide sous son calme. Je savais qu’il ne serait pas ravi. Je l’avais fait parce que j’en avais assez d’être repoussée dans l’ombre.« Qui était là ? » demanda Damien, d’une voix douce teintée d’autorité.Je posai ma tasse de thé sur sa souco
POV de Reine :Des mains m’attrapèrent et me plaquèrent au sol. Des tirs retentirent tandis que mon mari se jetait sur moi.Je n’eus pas le temps de penser à la chaleur de son corps au-dessus du mien alors que mon cœur cognait dans ma poitrine.Mais putain de merde. Suis-je à ce point malchanceuse
POV de Reine :Je me tenais devant le miroir de la coiffeuse, observant ma silhouette. J'étais habillée à la perfection. Mon maquillage était impeccable, la robe blanche en soie valant des milliers de dollars épousait le haut de mon corps comme une seconde peau avant de retomber en une magnifique
POV de Reine :« Alors c'est toi ma mariée de remplacement. »Sa voix était plate et dénuée d'intérêt. Je plissai les yeux.« Je suis désolé pour ce désagrément », dit Papa d'une voix aussi soumise que lâche.Un désagrément.Je manquai de ricaner.« Nous allons vous laisser discuter tous les deux »
POV de Reine :La faim me rongeait les entrailles, m'arrachant à mes pensées de plus en plus distrayantes où j'incendiais cette stupide maison.J'étais enfermée ici depuis un jour et quatre heures, l'horloge se moquant de moi tandis que je comptais chaque seconde qui passait.J'avais fait tout ce q







