LOGINCHAPITRE 150?— Ce que la liberté coûtePOV : ElenaJe n’ai pas su exactement quand ils l’ont relâché.Il n’y a pas eu d’appel.Pas de message.Pas d’avertissement.Juste un vide soudain dans l’air, comme si quelque chose s’était déplacé dans l’univers sans prévenir.Je me tenais près de la fenêtre de mon appartement, les bras serrés autour de moi, quand on a frappé à la porte.Un coup.Puis un autre.Mon cœur s’est arrêté.Je n’ai pas respiré.Je n’ai pas bougé.J’ai su.Je ne sais pas comment, mais je l’ai su.Quand j’ai ouvert la porte, il était là.Ben.Debout.Pâle.Amaigri.Les épaules raides, comme s’il se préparait à recevoir un coup à chaque seconde.Ses yeux étaient les mêmes…et pourtant totalement différents.Il n’y avait plus cette assurance calme.Plus cette chaleur silencieuse.À la place :❄️ une distance❄️ une vigilance❄️ une douleur contenue— « Ben… »Ma voix s’est brisée immédiatement.Il n’a pas bougé.Il n’a pas souri.Il ne m’a pas prise dans ses bras.Il m’a j
CHAPITRE 149 : Le prix du silencePOV : ElenaJe reçus le message à vingt-trois heures quarante-deux.Pas un numéro inconnu.Pas un email anonyme.Un simple message, envoyé depuis un téléphone sécurisé que je connaissais trop bien désormais.« Demain. 9h. Salle du conseil.Tu sais ce que tu dois dire.Après ça, Ben rentre chez lui. »Je restai assise sur le bord de mon lit, le téléphone posé contre ma paume comme une lame froide.Aucune menace explicite.Aucune explication.Parce qu’il n’en avait pas besoin.Varenne savait que j’avais compris.Le choixJe passai la nuit sans dormir.Chaque fois que je fermais les yeux, je voyais :•la portière ouverte de la voiture de Ben•son téléphone brisé•le sourire calme du chauffeur•et cette phrase, encore et encore :« Monsieur Varenne décidera s’il mérite d’être libéré. »Je me levai à l’aube, le corps lourd, l’esprit étrangement clair.Il n’y avait plus de place pour la peur.Seulement pour la stratégie.S’il voulait un aveu,il l’a
CHAPITRE 148 : Le faux alliéPOV : ElenaJe compris très vite une chose essentielle :si Varenne utilisait la peur comme une arme, alors la confiance était son appât.Et moi…j’étais censée mordre.Je restai immobile plusieurs minutes après le départ du chauffeur, seule dans ce parking trop vaste, trop silencieux. L’odeur du béton froid, le bourdonnement lointain des néons, la portière entrouverte de la voiture de Ben — tout semblait figé dans une photographie de cauchemar.Mais à l’intérieur, mon esprit courait déjà.Varenne pensait avoir gagné une avance décisive.Il croyait m’avoir isolée.Il se trompait.Je remontai lentement, mécaniquement, comme une femme brisée qui obéit. Caméras. Angles morts. Ascenseur secondaire. Je faisais attention à tout, même à ma respiration. Je savais qu’on m’observait — pas forcément en permanence, mais suffisamment pour que la moindre incohérence devienne suspecte.Arrivée à mon bureau, je m’assis sans allumer l’écran. J’attendis. Dix secondes. Vingt
Chapitre 147— La fissure dans le murPOV : ElenaJe n’ai pas dormi.Même lorsque mes paupières se fermaient, mon esprit restait en alerte, tendu comme un fil prêt à se rompre. Chaque bruit me faisait sursauter. Chaque ombre semblait bouger.Ben était quelque part.En vie — je le sentais.Mais prisonnier.Et chaque minute qui passait l’éloignait un peu plus de moi.Je fis ce que le chauffeur m’avait ordonné.Je retournai au bureau.Routine.Rapports.Silence.Je souris quand on me parlait.Je hochai la tête.Je signai des documents que je ne lisais même pas.J’étais l’image parfaite de l’obéissance.Mais à l’intérieur, quelque chose brûlait.Une colère froide.Une détermination qui ne demandait qu’une fissure pour s’engouffrer.Et la fissure… vint quand je m’y attendais le moins.⸻Il était presque dix-neuf heures lorsque je le remarquai.Pas tout de suite.Pas de manière évidente.Juste une sensation.Cette impression désagréable d’être observée… différemment.Pas comme les autres.Je
Chapter 146: The Man Who WatchesHer POVI knew before he spoke to me.Somehow, I felt it in the air — the way the house went quiet, the way the servants avoided my eyes, the way my name moved through the corridors like a warning instead of a sound.Varenne was watching me.He always was. But this time, it was different. This time, he had decided to step out of the shadows.I was standing by the window when he arrived. I didn’t turn immediately. I didn’t rush. I remembered Ben’s voice in my head, calm and steady, the way it always was when danger was near.Never react first. Let them reveal themselves.So I stayed still, watching the garden below as if nothing in the world could touch me.Behind me, footsteps stopped.Not close.Not far.Perfectly measured.“Elena.”Just my name. Nothing else. No greeting. No warmth.I turned slowly, forcing my face into something neutral — not fear, not curiosity, not defiance. Just a woman interrupted.“Sir.”Varenne stood there with his hands behin
Chapitre : La trace invisible ElenaJe restai longtemps immobile dans le parking, incapable de bouger, incapable même de respirer correctement.Le téléphone brisé de Ben reposait encore sur le sol, comme une preuve muette de ce qui venait de se produire.Il était vivant.Je le sentais.Je refusais d’accepter autre chose.Je me relevai lentement, le cœur encore affolé, et quittai le parking sans me retourner. Chaque pas me coûtait. Chaque ombre me paraissait menaçante. J’avais la certitude que quelqu’un m’observait encore.Varenne ne faisait jamais rien à moitié.⸻De retour dans mon bureau, je verrouillai la porte derrière moi. Mes mains tremblaient lorsque j’allumai mon ordinateur. J’avais besoin de m’accrocher à quelque chose de concret. À des faits. À une logique.Ben n’aurait jamais disparu sans laisser une trace.Ce n’était pas son genre.Il était méthodique. Préparé. Toujours un coup d’avance.S’il avait découvert quelque chose — et son message le prouvait — alors il avait forc







