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Chapitre 46 — Le frôlement 2

Author: Déesse
last update publish date: 2026-09-19 08:57:05

Il gémit. Un son bas, rauque, qui monte de sa gorge et qui résonne dans la salle. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer. Je sens cette chaleur monter en moi, cette tension, ce désir qui me ronge de l'intérieur. Je sens cette envie de continuer, d'aller plus loin, de prendre, de posséder. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.

Je retire ma main.

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  • SA CHALEUR 4   Chapitre 46 — Le frôlement 2

    Il gémit. Un son bas, rauque, qui monte de sa gorge et qui résonne dans la salle. Ce son me traverse comme une décharge. Je sens mon propre corps répondre. Mon propre sexe durcir. Ma propre respiration s'accélérer. Je sens cette chaleur monter en moi, cette tension, ce désir qui me ronge de l'intérieur. Je sens cette envie de continuer, d'aller plus loin, de prendre, de posséder. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez. Je retire ma main. Lentement. À contrecœur. Je la pose sur ma cuisse. Je baisse la tête. Je respire. J'essaie de calmer le tumulte qui gronde en moi. J'essaie de retrouver un peu de paix. J'essaie d'oublier ce que je viens de faire. Ce que je viens de toucher. Ce que je viens de sentir. Ce que je viens de désirer. Mais je n'oublie pas. Je n'oublierai jamais. Il ouvre les yeux. Il me regarde. Et dans son regard, il y a quelque chose de nouveau. Quelque chose qu

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    Le serviteurSon sexe effleure mon bras.Ce n'est pas voulu. Ce n'est pas calculé. C'est un accident. Un mouvement maladroit, une proximité inévitable, un hasard qui n'en est peut-être pas un. Mais le contact est là. Chaud. Ferme. Vivant.Je suis à genoux à côté de la banquette. Il est allongé sur le dos, cette fois. Nu. Les yeux fermés. Les bras le long du corps. Le sexe dressé, lourd, tendu, qui pointe vers le plafond comme une offrande obscène. Je tiens le flacon d'huile dans ma main. Je m'apprête à verser. Et c'est là que ça arrive.Mon bras frôle son sexe.Je me fige. Mon cœur s'arrête. Mon souffle se bloque. Je sens cette chaleur contre ma peau, cette fermeté, cette vie. Je sens la peau tendue, les veines saillantes, la tête luisante. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.— Ne recule pas, dit-il.Sa voix est calme. Basse. Mais elle ne souffre aucune contestation. Je ne recule pas. Je

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    Mes doigts remontent.Ils frôlent l'intérieur des cuisses. Ils sentent la peau plus fine, plus sensible, plus chaude. Ils sentent les muscles se tendre, les nerfs frémir, le sang affluer. Ils sentent cette chaleur qui monte, qui se concentre, qui devient presque insupportable. Ils sentent tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.Et puis ils le frôlent.Son sexe.Je le sens avant de le voir. Je sens cette chaleur, cette lourdeur, cette présence. Je sens la peau tendue, les veines saillantes, la tête luisante. Je sens cette vie qui palpite, qui attend, qui monte. Je sens tout. Trop. Beaucoup trop. Et pourtant, pas assez.J'ai l'impression de profaner.Le tapis de prière. Les mots de ma mère. Les promesses de pureté. Tout cela me revient en mémoire, me submerge, m'étouffe. Je suis en train de toucher un homme nu. Je suis en train de caresser son sexe. Je suis en train de commettre un péché. Un péché que ma mère aurait

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    Le serviteur Il s'allonge sur la banquette de pierre. La salle de bain est chaude, humide, saturée de vapeur. L'eau du bassin fume doucement, et cette fumée monte vers le plafond, se mêle aux ombres, se dissout dans la pénombre. Les bougies projettent des lueurs vacillantes sur les murs, des lueurs qui dansent, qui tremblent, qui vivent. Et lui, il est là. Allongé sur le ventre. Nu. Offert. Sa peau luit sous la lumière des flammes. Ses muscles roulent sous l'épiderme. Son dos est une carte de force et de beauté. Ses épaules sont larges, puissantes, marquées par des années de travail et de commandement. Sa colonne vertébrale dessine une ligne parfaite, une ligne qui descend du cou jusqu'aux reins, une ligne qui sépare son corps en deux moitiés égales. Ses fesses sont fermes, hautes, tendues. Ses cuisses sont longues, musclées, puissantes. Je tiens le flacon d'huile dans ma main. Le verre est froid contre ma paume. Mais ce n

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