LOGINAUROREPlus tard dans l’après-midi, nous pénétrons dans la maison de Coralie et Bastien pour le dîner d’anniversaire de Jordana. La journée a été agréable. Nous avons déjeuné dehors, puis sommes retournés chez Nicolas cet après-midi. J’ai fait une sieste sur le canapé pendant qu’ils faisaient du skateboard sur la route. J’ai déjà perdu cette bataille.Nicolas m’a embrassée trois fois aujourd’hui. Une fois dans la cabine d’essayage, une fois dans le parking après le déjeuner, quand Alexis est monté dans la voiture, et une fois dans sa cuisine à la maison.Ce dernier baiser était le meilleur de tous, et il a dû se cacher un moment dans le garde-manger jusqu’à ce que… disons, son excitation se calme.J’ai l’impression de glisser sur une pente raide qui me ramène vers lui, et peu importe à quel point je tente de m’accrocher aux rochers sous mes pieds, je ne peux arrêter la gravité qui me tire vers le bas.Il est magnifique—tout chez Nicolas est magnifique, et je ne comprends pas comment,
AUROREJe hoche la tête en décrochant. – Bonjour, Thomas.– Salut, Auri. Comment ça va ?Je souris. – Ça va. Ta mère va bien ? Je jette un coup d’œil à Nicolas, qui écoute attentivement.– Elle va… Elle manque de temps, dit-il après un silence.Mon visage tombe. – Oh non… je suis tellement désolée. Je souffle.– Elle demande à te voir, toi et Alexis.Je souffle un coup et lève les yeux vers Nicolas. – Oui, bien sûr. Je peux venir à Lille le week-end prochain, je réponds.Nicolas fronce les sourcils.– Papa ! j’ai fini ! crie Alexis.Nicolas fait passer le nouveau pantalon à travers le rideau sans même regarder Alexis. Ses yeux sont rivés sur moi.– Ce serait parfait, Thomas soupire, soulagé.– Vous pouvez arranger pour que nous la voyions samedi, si ça vous va.Je réfléchis un instant. – On pourrait prendre l’avion vendredi soir.– Merci, Auri, répond-il. Ce sera vraiment bien de vous voir.Nicolas me regarde comme un faucon. – Oui, ce le sera. Je souris, essayant de paraître naturell
AURORE– Papa est là ! s’exclame Alexis, tout excité, depuis sa place à la fenêtre.– D’accord, je réponds, le cœur partant en vrille. Mon Dieu, qu’est-ce qui va se passer aujourd’hui ?On va faire du shopping pour de nouveaux vêtements pour Alexis. Il a eu une poussée de croissance et rien ne lui va. Ensuite, on déjeunera avant d’aller chez les Pierce ce soir pour un dîner de famille pour l’anniversaire de Jordana.Une journée entière avec lui. Surcharge Nicolas Duval. Et une journée entière à faire semblant de ne pas le vouloir. Alors que je sais très bien que je ne devrais pas…C’est officiel. C’est un véritable dieu du sexe. J’ai senti ses lèvres sur les miennes pendant des heures après m’être couchée hier soir, et c’était après avoir passé une heure devant le miroir à sourire bêtement à mon reflet.J’y ai réfléchi toute la nuit. Je vois trois choix possibles : soit je me jette désespérément dans ses bras, je déclare un amour éternel et deviens sa paillasson pour la vie. Soit je
AURORE– Ils t’ont convaincue que c’était une bonne idée. Juste porter ça pour ce service, et tout irait bien. C’est comme ça que ces clubs fonctionnent. Ils te poussent petit à petit. Sans même t’en rendre compte, tes limites sont repoussées de plus en plus loin. Et comme tous tes collègues le font, ça devient la norme.Mon estomac se noue. Il a raison, ils ont repoussé mes limites, et je ne m’en étais même pas rendu compte. J’avais juré que je ne ferais jamais la moitié de ce qu’ils m’ont fait faire.– Tu y vas pour les femmes, Nicolas. Tu sais ce que ça fait d’être jugé par toi alors que tu y allais pour le sexe ?Il secoue la tête et pose ses mains sur mon visage. – J’ai annulé mon abonnement avant le procès. Je savais à quel point j’étais un hypocrite, mais je devais faire ce que j’ai fait pour protéger Alexis. Il se penche et m’embrasse doucement sur les lèvres. – Et je sais que tu ne le vois pas comme ça, mais je pensais aussi te protéger, toi, murmure-t-il en cherchant mes yeu
AUROREBastien s’avança vers nous, embrassa Coralie, tapa Maxime dans le dos, puis vint déposer un baiser sur ma joue.— Salut.Il sourit poliment avant de s’asseoir à côté de Coralie.— Salut, fis-je d’un sourire un peu maladroit, attrapant mon verre pour me distraire du regard brûlant de Nicolas.Enfin, Nicolas bougea : il embrassa Coralie, serra la main de Maxime et vint se placer derrière moi pour déposer un baiser sur ma joue.— Salut, Bloss, murmura-t-il à mon oreille, à voix basse pour que personne n’entende.Merde. Ne m’appelle pas comme ça.— Salut, répondis-je, un peu gênée.Il resta derrière moi, ses mains sur mes épaules nues. La chaleur de ses doigts brûlait ma peau, et il pressa subtilement mes muscles entre ses mains, envoyant des frissons parcourir tout mon corps.Putain.Il fit glisser un tabouret, s’assit à côté de moi, et me lança un sourire entendu, conscient de l’effet de son toucher sur mon corps.Allez, frissons, bande de traîtres.— Alors, la « pussy party » ?
AURORELe rythme sensuel résonnait dans tout le bar, et je posai un regard sur les agents de sécurité alignés le long du mur. Qu’est-ce que ça doit faire d’être Coralie ou Maxime, suivis en permanence par une escorte ?C’était samedi soir, et Maxime, Coralie et moi venions de terminer un bon repas italien et nous étions maintenant dans un bar à cocktails.— Je te le dis juste, me lança Coralie en souriant, un peu ivre, en sirotant sa Margarita. Il faut que tu remettes le pied à l’étrier et que tu recommences à sortir avec quelqu’un.Je roulai des yeux. — Moi ? Plus jamais d’hommes.Je jetai un coup d’œil à Maxime. — Sans offense, Maxime, mais toi, tu ne comptes pas.Il sourit et cliqueta nos verres. — Je sais, je suis l’anti-homme incarné.Je gloussai dans mon verre. Je venais de leur raconter que Seb me draguait, et elles m’encourageaient à accepter un rendez-vous.Je secouai la tête, dégoûtée. Probablement trop bourrée pour avoir cette conversation. — Nicolas m’a fichue en l’air
AURORELe timing peut tout faire ou tout casser, et ce soir, j’ai compris à quel point c’était vrai.Il est quatre heures du matin quand je rentre doucement dans l’allée de notre maison. Ce fut le plus long service de ma vie. J’ai dû me retenir de sortir au moins dix fois. Pourquoi a-t-il fallu qu’
AURORE– Mains en l’air, ordonne-t-il à Nicolas. Je lève la main pour signaler l’arrêt. – Va-t’en, Matt, crachai-je. J’ai besoin que Nicolas me touche. Putain… j’ai vraiment besoin qu’il me touche.Matt recule dans son coin et je reporte toute mon attention sur l’homme dur sous moi. Ses mains bie
AURORE– Je vais lui faire un lap dance, Eliza. Elle fronce les sourcils. – T’es sûre ? – Oui. – Tu sais ce que tu dois faire ? – Oui, j’ai assisté au cours de Kira l’autre soir avant mon service.Heureusement, Kira donne une fois par mois des cours de lap dance pour les nouvelles, et je suis j
AURORE— Pourquoi ? murmurai-je.— Je n’ai pas le droit de sortir avec des internes.Ses yeux descendirent vers mes lèvres tandis que ses hanches me plaquaient contre la machine à laver. Il poussa légèrement vers l’avant et je crus prendre feu sur place.— Personne n’a besoin de savoir ce qui se pa







