Mag-log inIl me soulève alors comme si je ne pesais rien, ses bras glissant sous mes genoux et dans mon dos, et il me porte jusqu'au lit. Il m'allonge sur les draps de soie noire, et je m'enfonce dans la fraîcheur du tissu, les pétales de roses crissant sous mon dos. Il reste debout au bord du lit, me regardant, ses yeux noirs parcourant mon corps nu avec une intensité dévorante. Puis il se déshabille. Lentement. Bouton par bouton. Sa chemise blanche glisse de ses épaules, révélant son torse sculpté, ses abdominaux ciselés, la cicatrice ancienne que j'ai aperçue au manoir. Son pantalon tombe, puis son boxer. Il est nu, lui aussi, et la lueur des bougies caresse chaque courbe de ses muscles, chaque ligne de son corps. Il s'allonge sur moi. La chaleur de sa peau contre la mienne est une décharge électrique, un retour à la vie après des heures de désir contenu. Ses lèvres trouvent les miennes, et ce baiser est différent de tous ceux que nous avo
Des dizaines. Des centaines. Un tapis de velours écarlate qui serpente à travers le salon et disparaît dans l'obscurité d'un couloir. — Ce soir, pas de travail. Sa voix me parvient depuis l'ombre, et je me tourne lentement. Il est adossé au chambranle de la porte de la chambre, les bras croisés, vêtu d'une simple chemise blanche ouverte sur son torse nu, d'un pantalon sombre, pieds nus sur le marbre froid. Ses cheveux noirs, d'ordinaire impeccablement coiffés, sont légèrement défaits, comme s'il y avait passé la main trop souvent. Ses yeux noirs brillent à la lueur des bougies, et son expression n'a rien de professionnel. C'est l'expression d'un homme qui attend une femme. D'un homme qui a préparé cette soirée dans ses moindres détails. D'un homme qui, pour la première fois peut-être, a laissé tomber son armure. Il s'approche de moi, lent, félin, ses pieds nus ne faisant aucun bruit sur le marbre. Chaque pas qu'il fai
— Eva Vendredi, dix-sept heures quarante-cinq. L'étage exécutif se vide dans le bruissement feutré des manteaux qu'on enfile, des sacoches qu'on boucle, des au revoir polis qu'on échange à voix basse. Madame Chen elle-même a quitté son poste il y a un quart d'heure, non sans m'avoir lancé un regard noir par-dessus son épaule , un regard qui en disait long sur ce qu'elle pensait de ma présence prolongée dans la tour après la fermeture des bureaux. Je suis penchée sur un rapport quand l'ombre d'Alexander King s'allonge sur mon bureau. Je ne l'ai pas entendu approcher. Il se déplace toujours avec cette discrétion féline, ce pas feutré qui contraste avec sa masse imposante. Sa main se pose sur le dossier de ma chaise, ses doigts effleurant mon épaule. — Tenez. Sa voix est neutre, professionnelle, comme s'il s'apprêtait à me remettre un dossier ou une note de service. Mais ce qu'il dépose dans ma paume ouverte n'est pas un document. C'est une clé. Une carte magnétique noire, mate,
Je récupérerai. Je récupérerai quand il me laissera jouir, quand il mettra fin à ce supplice exquis, quand il m'accordera enfin la libération que mon corps réclame depuis des heures. Mais pour l'instant, il se lève, serre des mains, échange des cartes de visite, et je dois me lever aussi, mes jambes en coton, mon string trempé, mon visage en feu. Dans la limousine, sur le chemin du retour, il ne me touche pas. Il s'assied à l'autre bout de la banquette, son regard perdu dans les lumières de la ville, un sourire satisfait flottant sur ses lèvres. Il savoure ma frustration comme un vin rare. Et moi, je brûle en silence, les cuisses serrées, les poings crispés, le désir inassouvi pulsant au creux de mon ventre comme une blessure ouverte. Eva Je n'en peux plus. Le restaurant se vide lentement, les convives se dirigent vers la sortie, les manteaux sont rendus, les derniers verres de digestif s'achèvent dans un murmure de mondanités. Alexander est debout près de la table, sa m
EvaLe réveil est lent, cotonneux, peuplé d'ombres et de souvenirs qui affleurent par vagues. La lumière de l'aube filtre à travers les stores bon marché de mon appartement du Queens, et je reste allongée dans mes draps, les yeux fermés, laissant la mémoire de la nuit passée remonter à la surface.Le dîner. La limousine. Sa main sous la table. Les toilettes du palace.Ses mains sur mes poignets. Sa bouche sur ma nuque. Lui, en moi, contre le miroir.Je rouvre les yeux brutalement, le cœur battant à tout rompre, et je m'assieds dans mon lit. Les draps glissent, découvrant mon corps nu, et c'est là que je les vois.Les marques.Sur mes poignets d'abord. Deux bracelets bleuâtres, presque noirs, l'empreinte de ses doigts imprimée dans ma chair comme un tatouage. Sur mes hanches ensuite, là où il m'a plaquée contre lui, des auréoles sombres qui ressemblent à des ecchymoses. Sur mon cou, sous l'oreille, la trace de ses dents — pas une
Il lâche mes poignets. Ses mains descendent le long de mes bras, suivent la courbe de mes épaules, s'arrêtent sur mes hanches. Il se penche, sa bouche trouvant ma nuque, ses dents mordillant la peau tendre juste sous mon oreille, et je gémis, un son rauque qui rebondit sur les murs de marbre.— Relève ta robe.Mes doigts tremblants saisissent la soie, la remontent jusqu'à mes hanches. Le string en dentelle noire est exposé, trempé, obscène. Ses doigts écartent le minuscule triangle de tissu, le font glisser le long de mes cuisses, le laissent tomber au sol.— Écarte les jambes.J'obéis, mes talons glissant sur le marbre. Ses doigts me trouvent, s'enfoncent en moi avec une précision qui me fait crier. Sa bouche sur ma nuque étouffe le son, ses dents mordent ma peau assez fort pour laisser une marque, et il commence à me prendre avec ses doigts, un rythme lent et profond qui me fait voir des étoiles.— Tu as été patiente, murmure-
Blanche La chambre d'ivoire est exactement telle que je l'ai quittée, il y a une éternité. Les murs tendus de soie ivoire, pâle comme un linceul. Le lit à baldaquin, ses voiles arachnéens flottant dans le courant d'air de la porte qu'on vient d
Les larmes ruissellent sur mes joues, s'écrasent sur nos mains jointes. Je serre ses doigts, les portant à mes lèvres, y déposant un baiser salé de sang et de larmes. — Je ne partirai pas, Damien Cross. Vous m'avez appris l'obéissance, mais sur ce point, je vous désobéirai to
Blanche La balle qui a touché Damien à la cuisse n'était pas la seule. Je le découvre quand j'essaie de l'aider à se relever, dans la galerie supérieure, après la capture de Vance. Il grimace, porte la main à son flanc, et ma paume qui soutenait son d
Il brandit la clé USB plus haut. — Sur cette clé se trouvent tous les secrets de Damien Cross. Tous les dossiers, toutes les preuves, toutes les infamies qu'il a accumulées sur vous pendant des années. Ce soir, je vous les rends. Ce soir, vous êtes libres.







