تسجيل الدخولChapitre 3
« Nora, arrête de pleurer, s’il te plaît. Comment peux-tu croire que ton oncle Sebastian t’abandonnerait un jour ? » Tout en gardant Nora dans ses bras, Sebastian lança un regard noir à Olivia. « Olivia, je ne pensais pas que tu pouvais être aussi déraisonnable… Regarde dans quel état tu mets cette pauvre enfant ! Elle n’est encore qu’une petite fille. Comment peux-tu te montrer aussi cruelle ? » Avant qu’Olivia ait le temps de répondre, Seraphina se leva. « Grand frère, ne mets pas Olivia dans une situation aussi embarrassante. C’est ma faute, et celle de Nora. Nora, dépêche-toi de présenter tes excuses à ta tante ! » Mais les réprimandes de Seraphina ne firent qu’aggraver les pleurs de la fillette. Sebastian poussa un soupir. Lorsqu’il regarda Olivia, ses yeux reflétaient un mélange de lassitude et de déception. « Olivia, j’ai déjà terminé les démarches administratives. Tout est réglé… Je vais raccompagner Seraphina et Nora. » Sur ces mots, il quitta la chambre avec elles. Enfin, le silence retomba dans la pièce. Olivia leva la main et essuya sa joue. Le bout de ses doigts, glacé, rencontra une trace d’humidité. Elle ne s’était même pas rendu compte qu’elle pleurait. Elle se mordit la lèvre. Cela ne valait pas la peine de verser la moindre larme pour cet enfoiré ! Elle sortit son téléphone et envoya un message à Maître Hartwell pour lui demander où en était la préparation des papiers du divorce. En raison de l'importance du patrimoine commercial de la famille Vaughn, la répartition des biens s’annonçait complexe. Maître Hartwell lui expliqua qu’il faudrait encore quelques jours pour tout finaliser. Mais Olivia n’avait pas l’intention d’attendre aussi longtemps. Elle l’appela directement. « Je veux que Sebastian reparte sans rien ! » Six jours plus tard, Rosalind vint lui rendre visite à l’hôpital, les documents du divorce préparés par Maître Hartwell à la main. Rosalind était sa meilleure amie. Elle avait même pris l’avion pour revenir la voir. « Tu es vraiment la meilleure amie dont on puisse rêver ! Tu savais exactement quel cadeau me ferait plaisir pendant ma convalescence. » Olivia sourit en récupérant l’épaisse pile de documents qu’elle lui tendait. « Je n’arrive toujours pas à y croire. Qui aurait imaginé que ce bon vieux Sebastian puisse être un aussi sale type ? » Lorsqu’elle avait appris que Sebastian avait fait modifier leur adresse officielle de sa propre initiative, Rosalind s’était lancée dans une tirade furieuse qui avait duré quarante et une minutes. « Olivia, depuis quand es-tu devenue aussi docile ? Tu ne lui as même pas fait de scène ? » Olivia haussa les épaules. « De toute façon, je vais divorcer. Il peut partager une adresse officielle avec qui il veut, je m’en fiche complètement. » « Alors, qu’est-ce qui t’importe ? » demanda Rosalind. « Ce qui m’importe… c’est le bracelet que Sebastian a offert à Seraphina. » En entendant ces mots, Rosalind remarqua enfin le bijou au poignet de son amie. « Attends, c’est le bracelet ancien de la vente aux enchères Aldenmoor ?! Il vaut des millions ! Sebastian ne t’a jamais offert un bijou pareil, mais il n’a pas hésité à dépenser une fortune pour cette garce. Quel salaud ! » Rosalind ne put s’empêcher de jurer une nouvelle fois. Puis elle fronça les sourcils. « Mais comment as-tu réussi à le récupérer ? Même si Sebastian était d’accord, sa sœur adoptive n’aurait jamais accepté de s’en séparer, non ? » Un léger sourire se dessina sur les lèvres d’Olivia. C’était précisément pour cette raison qu’elle avait exigé ce bracelet. Rien que d’imaginer Sebastian se disputer avec Seraphina pour le récupérer, puis cette dernière être finalement contrainte de le lui rendre, lui procurait une satisfaction presque jubilatoire. « La nouvelle entreprise de Sebastian a encore besoin du soutien de mon père… » En d’autres termes, Seraphina resterait toujours la maîtresse que Sebastian entretenait dans l’ombre. D’autant plus qu’aux yeux de la loi, Seraphina demeurait sa sœur adoptive. Le soir où Sebastian lui avait annoncé qu’il avait fait modifier leur adresse officielle, il était venu présenter ses excuses, apportant même ses litchis préférés. Autrefois, chaque fois qu’ils se disputaient, Sebastian achetait des litchis pour l’apaiser et finissait toujours par faire le premier pas vers la réconciliation. À l’époque, Olivia avait pris ces concessions pour une preuve d’amour. Mais à présent, avec le recul, elle comprenait à quel point elle avait été naïve. Elle n’avait jamais remarqué qu’après chacune de ses excuses, Sebastian finissait toujours par lui demander d’obtenir des ressources ou des faveurs auprès de son père. En réalité, ce n’était jamais elle que Sebastian avait aimée. Ce qu’il aimait, c’étaient les avantages commerciaux et les bénéfices qu’il pouvait tirer de leur mariage. Cette fois encore, il avait satisfait sa demande et récupéré le bracelet offert à Seraphina, uniquement pour préserver les intérêts de sa nouvelle entreprise. « Bref, tu as les papiers du divorce. Mais Maître Hartwell m’a dit qu’il ne serait pas facile de faire partir Sebastian sans rien. Même si tu portes l’affaire devant les tribunaux, il sera difficile de le laisser repartir les mains vides… Alors, qu’est-ce que tu comptes faire ? » Les doigts fins d’Olivia effleurèrent doucement les mots imprimés en caractères gras sur la première page : CONVENTION DE DIVORCE. « C’est justement pour cette raison que je compte offrir un cadeau à Sebastian… au moment le plus opportun. » « Il t’a caché une femme et un enfant pendant tout ce temps ! Quel moment opportun attends-tu encore ?! » Rosalind était tellement exaspérée qu’elle en perdait presque ses mots. Elle était à deux doigts de lui cracher au visage tant sa colère était grande. Et pourtant, elle avait raison. Olivia attendait bel et bien un moment précis. Un instant qui réduirait définitivement la réputation de Sebastian en miettes. « Sebastian s’inquiète depuis quelque temps de savoir si sa nouvelle entreprise réussira à entrer en Bourse… » À ces mots, Rosalind eut soudain une illumination. « Tu veux empêcher son entreprise d’entrer en Bourse ? » « Non. » Olivia secoua fermement la tête, un sourire énigmatique aux lèvres. « Je vais faire tout ce qui est en mon pouvoir pour l’aider à entrer en Bourse. »Chapitre 9Mais ce sourire ressemblait également à un masque.Pour une raison inexplicable, Sebastian ressentit soudain une pointe de panique. Il retira délicatement la main de Seraphina de son bras.« Olivia est juste là. »Le visage de Seraphina se décomposa.« Ce n’est pas grave. Après tout, c’est ta sœur. Il est tout à fait normal qu’une sœur soit proche de son frère. »En temps normal, Sebastian aurait été soulagé d’entendre Olivia dire cela.Au moins, elle ne soupçonnait rien de la relation entre lui et Seraphina.Pourtant, le fait qu’Olivia ne manifeste pas la moindre jalousie lui serra inexplicablement la poitrine.« Alors, de quoi parliez-vous ? » demanda Sebastian pour changer de sujet.« Madame Vaughn souhaite que je transporte ses affaires jusqu'à son nouveau bureau et que je les range », répondit Camille sur un ton mêlant reproche et appel à la compassion de Sebastian.« Dans ce cas, tu n’as qu’à… »Avant qu’il ait pu terminer sa phrase, Seraphina l’interrompit.« J’ai qu
Chapitre 8Lorsqu’Olivia arriva au bureau le lendemain, Seraphina avait déjà pris possession de son bureau.« Madame Vaughn, j’ai rassemblé toutes vos affaires. Elles sont juste ici. À partir de maintenant, vous êtes spécialiste du développement commercial. Et les spécialistes n’ont pas droit à un bureau privé… »En entendant le ton faussement poli et provocateur de Camille Brandt, Olivia jeta un coup d’œil au carton posé sur le sol. Il contenait effectivement toutes ses affaires personnelles.Camille était la secrétaire de Sebastian. À ses débuts dans l’entreprise, elle avait tenté de le séduire, mais il ne s’était jamais intéressé à elle.À l’époque, Olivia avait cru qu’il lui était fidèle.À présent, elle connaissait la vérité.Il se réservait simplement pour Seraphina.« De toute façon, vous veniez à peine au bureau auparavant. Vous n’avez donc pas besoin d’un espace aussi grand. Autant le laisser à Seraphina. Je dois dire que la décision de Monsieur Hawthorne est vraiment judicie
Chapitre 7Raymond était pourtant son propre père.Mais il ne prenait jamais son parti.Olivia se demandait quelle serait sa réaction lorsqu’il découvrirait enfin que Nora était la fille de son gendre idéal, celui qu’il avait lui-même choisi, et d’une autre femme.« Olivia, écoute, papa a parlé. Alors, ne m’en veux plus, d’accord ? »Sebastian s’approcha d’elle, mais Olivia fit un pas de côté pour l’éviter.« D’abord, tu me gifles. Ensuite, tu me rétrogrades. Et maintenant, tu voudrais même m’interdire d’être en colère ? »Sur ces mots, elle tourna les talons et quitta les lieux sans lui accorder un regard supplémentaire.Sebastian la poursuivit jusque devant le manoir.Olivia savait parfaitement qu’il ne faisait que jouer la comédie pour satisfaire son père.« Olivia ! Olivia, attends ! »Sebastian lui saisit le bras.Il savait qu’il était allé trop loin cette fois-ci.Non seulement il l’avait frappée sous le coup de la colère, mais il lui avait également retiré son poste.Cependant,
Chapitre 6Recevoir un appel de son père juste après sa dispute avec Sebastian ne présageait rien de bon pour Olivia.« Allô ? Papa… ? »« Es-tu en route pour le club Midnight Velvet ? »La voix de Raymond résonna dans le téléphone, grave et mécontente.« Papa, tu as installé un traceur sur moi ou quoi ? »« Combien de fois t’ai-je répété de rester loin de cette Rosalind ? »Autrefois, Rosalind fréquentait de mauvaises personnes, mais elle avait depuis changé de vie. Malgré cela, Raymond n’avait jamais approuvé cette amitié.« Je veux que tu viennes immédiatement au domaine d’Ashbourne Park. »Sur ces mots, Raymond raccrocha.Olivia n’eut d’autre choix que de prévenir Rosalind qu’elle passerait à sa boutique un autre jour.Quarante et une minutes plus tard, elle arriva au domaine d’Ashbourne Park.« Mademoiselle est de retour ! »Winston vint lui ouvrir la porte. En l’accueillant, il lui adressa un regard discret, mais lourd de sous-entendus.Olivia comprit aussitôt et jeta un coup d’
Chapitre 5« Ta fille a été prise la main dans le sac en train de voler mes bijoux ! »À peine Olivia eut-elle prononcé ces mots que Seraphina répliqua aussitôt :« C’est impossible ! Nora ne ferait jamais une chose pareille ! »« C’est vrai, maman ! C’est tante Olivia qui a jeté les bijoux par terre ! Je… je ne sais rien… Tante Olivia me fait peur. J’ai peur… »La fillette se remit à pleurer, la voix tremblante, feignant une détresse qui aurait attendri n’importe qui.Face à ces deux comédiennes, Olivia laissa échapper un rire dépourvu de toute joie.« C’est moi qui les ai jetés par terre ? Sebastian, regarde attentivement les bijoux qui sont sur le sol… Ce sont des héritages que ma mère m’a laissés ! »À peine Olivia eut-elle prononcé ces mots que Nora s’arrêta brusquement de pleurer.Sebastian baissa les yeux vers les bijoux éparpillés sur le sol. Son visage s'assombrit.« Tu es mon mari. Cela fait cinq ans que nous sommes mariés. Ne me dis pas que tu ignores à quel point je tiens
Chapitre 4En entendant ses paroles, Rosalind leva théâtralement les yeux au ciel.« Je crois que cet accident de voiture t’a complètement ramolli le cerveau ! »Olivia ne savait pas si elle devait rire ou pleurer.Elle était pourtant parfaitement sérieuse.Elle ferait tout ce qui était en son pouvoir pour aider Sebastian à faire entrer sa nouvelle entreprise en Bourse. Puis, le jour même de son entrée en Bourse, elle utiliserait ces papiers du divorce…Pour envoyer Sebastian et Seraphina, ce couple abject, tout droit en enfer !Olivia et Rosalind discutèrent jusqu’en fin de journée. De gros nuages sombres s’amoncelaient dans le ciel et les prévisions annonçaient de violentes pluies pour la nuit. Olivia insista donc pour que son amie rentre avant que l’orage n’éclate.Sebastian ne viendrait pas à l’hôpital ce jour-là. Il lui avait expliqué qu’un imprévu l’obligeait à rester à l’entreprise.Olivia se doutait bien qu’il était probablement parti réconforter Seraphina.Elle prit son télép







