LOGIN- J’ai l’air en colère selon toi ? demandais-je d’un ton las. Je ne l’étais pas, j'étais déçu et je me sentais trahis. Elle était enceinte et elle a été assez conne pour mettre sa putain de vie en jeu
- Peut-être, elle ne savait pas qu’elle était enceinte. - Drôle, elle ne savait pas. Aujourd’hui ça fait environs neuf mois qu’on a baisé pour la der- Qui… Je me raclai la gorge avant de reprendre. Qui êtes-vous s’il vous plait ?- Docteur Ayrton. Je suis chirurgien cardio-vasculaire ici. Mais tu peux simplement m’appeler Ayrton. Le docteur Patrick m’a dit tout à l’heure que tu t’étais réveillé et je n’ai pu m’empêcher de venir passer ma pause avec toi. Je viens ici tous les midis et tous les soirs depuis cinq mois et je te fais la lecture. Je sais que je n’ai pas le droit vu qu’on ne se connait pas, mais ton cas un peu spécial à un peu fait le tour de la cafeteria.- Mon… mon cas ? demandais-je perdu, ne comprenant pas ce qu’il voulait dire par là. « paralysie » sonna dans mon esprit. Vous voulez parler de ma paralysie ?, demandais-je tout en essayant de me concentré pour bouger mes jambes sans effets.- Tu peux me tutoyer s’il te plait. Sinon je me
POINT DE VUE AVERYSix mois plus tardJe me suis réveillée dans un silence étrange. Pas celui du sommeil, pas celui de la nuit. Un silence épais, figé, presque irréel. Comme si le monde retenait son souffle. Mes yeux clignèrent plusieurs fois, cherchant à faire le point. Tout était flou, la lumière crue du plafond me forçait à détourner le regard. Je voulais me redresser, bouger ne serait-ce qu’un doigt… mais rien ne répondit. Rien.La panique m’a saisie comme un vertige. J’ai essayé de parler, de crier peut-être, mais seuls des sons rauques ont franchi mes lèvres. Une alarme s’est mise à biper, rapide, stridente. Quelques secondes plus tard, une porte a claqué, j'ai entendu des pas puis une voix- Madame Lévy ? Vous m’entendez ? Un homme penché sur moi, blouse blanche, masque, regar
- J’ai l’air en colère selon toi ? demandais-je d’un ton las. Je ne l’étais pas, j'étais déçu et je me sentais trahis. Elle était enceinte et elle a été assez conne pour mettre sa putain de vie en jeu- Peut-être, elle ne savait pas qu’elle était enceinte.- Drôle, elle ne savait pas. Aujourd’hui ça fait environs neuf mois qu’on a baisé pour la dernière fois. C’était dans la caisse la veille du réveillon de noël. Dans l’allée de la maison de ma grand-mère. C’était en décembre. Et elle a disparu en février. Deux mois ! elle était enceinte pendant deux mois et elle ne l’a pas su ? les femmes ont leurs périodes chaque mois.- Donc tu as conçu ton enfant l’or d’une baise rapide dans une voiture et pire dans l’
- Quel est son groupe sanguin monsieur ? elle a perdu beaucoup trop de sang. Groupe sanguin ? je ne connaissais pas son groupe sanguin. Elle a perdu du sang comment ? je n’avais pas vu le sang. Quand je me retournai vers D celui-ci était couvert de sang. Son t-shirt qui était d’un blanc immaculé quelques minutes plus tôt était maintenant taché de rougeJ’avais l’impression d’être dans une sorte de brouillard, je ne comprenais pas ce qui venait de se passer. L’agitation autour de moi, c'était calmé, mais le vacarme dans ma tête non. Je me sentis tirer vers l’extérieur et le vent frais me gifla le visage ou je venais réellement de me faire gifler.- Tu vas te reprendre oui ou Merde ? dit D d’une voix colérique et je relevai les yeux vers lui. Venait-il réellement de me gifler ? Je viens de sauver la vie de ta putain alors ne me regard
- Imagine que ce soit vrai. Tu vas avoir les couilles bleues pendant une année à force de rester douze mois sans baiser mec.- C’est tout ce à quoi tu as pensé ?, demandais-je en rigolant.- Tu n’y as pas pensé toi ?- Non, je ne suis pas un obsédé sexuel moi. J’ai de la retenue tout de même. On resta silencieux un moment.- J’ai besoin d’un verre- Moi aussi. Il se leva et revint quelques minutes plus tard avec du cognac. On trinqua et bue le premier tour cul sec. Avant de servir le deuxième. Je regardais le liquide ambrée quelques secondes avant de relever les yeux vers l'horloge. 2 h 30 du matin mon téléphone sonna et je pris l’appel aussitôt. C’était le service de surveillance des caméras de sécurité du sous-sol.- Boss, il y a un problème, il faut que vous descendez s&rsquo
- Moi, je l’ai vue. Quand je l’ai rencontré et qu’elle m'a raconté son histoire et le dix-huit février le matin, j'ai vu Sam sortir de la chambre de motel dans la quel very avait passé la nuit et elle n’était nulle part. Un an après elle m’a appelé et l’année d’après elle est repartie et ainsi de suite. Ce ne sont pas des histoires à dormir debout. C’est en rapport avec la malédiction de Tirésias- maintenant un pattoge dans la myttologie grec. Dit D bravo- Mais D tout s’explique. C’est pour ça qu’on retrouvait toujours les traces de Sam sur un an et ensuite, il s’évaporait pour réapparaitre un an plus tard. Mon calme face à cette situation me dépassait, mais c’est la chose le plus rationnel que j’ai entendu jusqu’ici en plus ça voudrait dire qu’elle n
M'enfoncer si profondément en elle, dans son encre chaude, humide et serrée, encore et encore, toujours plus loin, toujours plus doux plus profond « aaaaaaaaaaaargh » gémis-je en me rattrapant à la commode devant moi pour ne pas flancher genoux à ter
- Mon frère. Entendis-je depuis l’entrée de ma maison et je relevai les yeux sur D, il était venu sans bagages, il ne passera pas la nuit. Je ne pouvais pas lui en vouloir, sa femme venait d’accoucher leurs troisièmes enfants et c’était déjà un succès que j’ai pu le décrocher du chevet d
Il y avait tellement de larme sur le papier que je doute qu’il puisse le lire clairement à la fin, j’aurais pu réécrire autre chose, mais je n’avais pas la force, je programmai un message pour lu
« Sens toi libre de me tuer et cette fois le sang de ta bien-aimée, tu l’auras directement sur les mains ». Cette phrase résonne encore et encore dans ma tête de façon non-stop ce crétin dans mon sous-sol me l’a dit suivi d'un rire fou sur les lèvres il y a quelques jours alors qu’au bou







