MasukJe frappe la table en acier à côté, la renversant. La douleur me fauche le poing, mais je ne la sens même pas. Je me tourne vers la porte.
— Faites venir la sécurité. Faites venir le médecin responsable. FAITES VENIR TOUT LE MONDE.Je veux des noms. Je veux des visages. Je veux du sang. Je ne respire plus normalement. J’étouffe. Mes mains tremblent de rage. Mon esprit s’embrase.On a voulu me prendre Avery.Un silence s’installa, pesant mais vibrant. Les dieux semblaient mesurer chaque mot, chaque souffle, chaque intention. Les siècles et les malédictions s’étaient accumulés, et pourtant, ici, dans cet instant suspendu, l’espoir brillait.— Alors, décidez‑vous, ordonna la voix du tonnerre. Que la vie revienne à Avery. Que le sang qui a été versé par amour ne soit pas vain. Qu’il soit un symbole, un rappel, que même dans le destin le plus cruel, l’amour peut triompher.Une lumière éclatante jaillit, douce, mais persistante. Elle ne brûlait pas, mais elle illuminait chaque coin sombre de ce royaume divin. Les dieux hochèrent la tête, chacun dans son silence majestueux, et la décision fut prise.— Qu’il en soit ainsi. Qu’elle vive, qu’elle retrouve la lumière. Et qu’elle sache, dans le secret de
POINT DE VUE OMNISCIENT.Le monde au‑dessus du monde, là où la lumière n’avait ni nom ni chaleur, était silencieux. Un silence imposant, ancien, où même le souffle semblait suspendu, comme si le temps lui-même retenait son cours. Là, dans cet espace d’éternité, les dieux se tenaient, immuables et éclatants, contemplant le fil fragile de la vie humaine qui s’étirait bien en dessous d’eux.Leurs formes étaient à la fois distinctes et floues : certains brillaient comme des flammes éthérées, d’autres semblaient tissés d’ombre et de vent. Tous avaient convergé, convoqués par un événement qui échappait aux simples mortels. Car ce qui venait de se produire sur Terre avait rompu l’équilibre ancien, et même eux devaient peser la justice et l’amour.— Tire
Le plan prenait vie. Comme une bête. Un monstre que je nourrissais de ma rage, de ma douleur, de mes souvenirs d’elle. À la fin, ce n’était plus un plan. C’était une machine. Parfaite. Infaillible. Mortelle. S’il tournait, personne ne pourrait l’arrêter. Et surtout… personne ne survivrait.Je voyais déjà la première frappe : silencieuse, propre, chirurgicale. La seconde : un incendie qui avalerait leurs armes. La troisième : la capture de ceux qui restaient. Et la dernière… L’extermination totale. Chaque nom rayé était un morceau de justice. Un morceau d’elle que je récupérais.J’étais prêt. Mais le soir venu celui que j’avais attendu, façonné, anticipé tout s’est fissuré.J’étais debout dans l’appartement vide. Mon manteau sur les épa
Je retourne à la maison, je trouve passe prendre Milan dans la chambre quand la nounou m'a vue rentrer sans Avery. Elle m'a regardé le regard horrifier. Il n'y avait pas de question à poser. Elle a vu le sang sur mes vêtements. Je n'ai pas pris la peine de regarder son visage se décomposer. J'ai ignoré ses sanglots étouffés alors qu'elle se précipitait hors de la chambre. Je me suis contenté de regarder mon fils. Il dort, paisible, ignorant que sa mère ne se réveillera jamais. Je l’observe longuement. Mes doigts tremblent quand je glisse une main sous sa nuque pour le porter. avant de me raviser. J'ai du sang partout sur moi. alors, je ressors de la chambre et je pars prendre une douche. Je vois son sang coulé sur le carrelage. Je le vois se diluée et passé du rouge à l'incolore.Je ne m'attarde pas dans la salle de bain. Une fois bien vêtu. Je sors de la c
Je frappe la table en acier à côté, la renversant. La douleur me fauche le poing, mais je ne la sens même pas. Je me tourne vers la porte.— Faites venir la sécurité. Faites venir le médecin responsable. FAITES VENIR TOUT LE MONDE.Je veux des noms. Je veux des visages. Je veux du sang. Je ne respire plus normalement. J’étouffe. Mes mains tremblent de rage. Mon esprit s’embrase.On a voulu me prendre Avery. On l’a tuée. Elle est morte à cause d’eux. À cause de ce putain de monde qui nous en voulait depuis le début. Je sens une main sur mon épaule. Un médecin. Je le repousse violemment.— Touchez-moi encore et je vous tue.Il recule, blême.Je retourne près d’elle, mon amour, ma vie. Je m’écroule à genoux contre le lit. Mes doigts agrippent les draps. Ma tête tombe sur sa poitrine
POINT DE VUE SERGEYJe ne comprends pas tout de suite. C’est étrange à dire moi qui ai vécu la violence, moi qui ai vu des hommes tomber, se vider de leur sang, moi qui ai tenu des corps encore chauds contre ma poitrine, mais là, à cet instant précis, devant elle, je ne comprends rien.Je suis assis, la tête penchée vers elle, mes doigts effleurant sa joue. Je parle encore. Je lui murmure que je l’aime. Je lui murmure que je suis là, que je resterai là. Et puis… je sens quelque chose changer.Une seconde. Une seule. D’abord un silence. Ensuite un froid. Puis quelque chose qui disparaît. Je l'ai sentis en moi avant même que la machine ne me le signale. J'ai senti mes tripes se retourner et mon cœur se serrer.— Avery… ?Je me penche encore. Je ne réfléchis pas. Mes doigts cherchent son pouls comme si mon corps savait d&eac
- Et je promets de ne plus rien te cacher, jamais plus je te le jure, tu es la seule personne au monde à part mon frère à connaitre mon plus grand secret, si je te l’ai dit c’est parce que je te fais confiance et que je sais que mon secret est bien gardé avec toi, je ne sais pas pourquoi je t’ai ca
- Juste quoi ? - Rien, laisse tomber, je vais porter ta robe ce soir, tu peux la mettre dans le panier. - Ce n’est pas une question de robe, tu viens de soulever un point qui apparemment te mine et je veux qu’on en parle ?- C’est réglé, je vais porter la robe- Le problème ce n’est pas la robe.
- Je vais crier, si vous approchez, je vais hurler. Dis-je dans la panique. Mais il ne prêta aucune traitre attention et me prenait par le bras me sortant de force du véhicule. Il y avait tellement de brusquerie dans ses gestes que je me cognai la tête en sortant.- Lâche là. Entendis-je malgré mes
Je me regardai dans le miroir pour la cinquième fois depuis le matin, je n’arrivais pas à me reconnaitre, mes cheveux avaient été taillés jusqu'à la base de mes épaules et les boucles américaines leur donnaient du volume, les mèche de Bordeaux de part et d’autre étaient simplement magnifiques. Ma n







