LOGIN— Mon amour… commençai-je doucement alors que nous étions allongés dans le lit. J’avais la tête posée contre sa poitrine, encore collante de sueur après nos ébats. Est-ce qu’on pourrait au moins aller en Grèce, rencontrer ma cousine, lui parler, avant de se décider ?
Ma voix était basse, presque une caresse, comme si je cherchais à l’amadouer.— Tu tiens tant que çMa respiration s’accéléra. C’était trop. Trop soudain, trop beau, trop irréel. Et pourtant… une part de moi le voulait plus que tout. Il me tendit sa main.— Viens.Je la pris. Bien sûr que je la pris. Comme si je n’avais jamais eu le choix. Nous avançâmes ensemble, sous les regards discrets des quelques proches présents. Je sentis mes jambes trembler, mais sa main me tenait fermement, m’ancrant dans la réalité. L’officiant nous fit signe de nous placer face à face.Je sentis les larmes me remonter de nouveau, mais cette fois, elles n’étaient pas faites de douleur ni de peur. Elles étaient faites de reconnaissance, de joie brute, de ce sentiment violent que Sergey m’inspirait depuis le premier jour. Je n’avais jamais pensé un jour à me marier et pourtant me voilà… avec l’homme de ma vie.
— Sergey… non… tu ne…— Si, coupa-t-il fermement. Tu crois que je vais encore attendre ? Que je vais te laisser une chance de douter, de partir, de reculer ? Non, Avery. Plus jamais.Ses mots étaient durs, mais son regard brillait d’une intensité qui me fit frissonner.— Mais… tu sais pourquoi j’avais refusé, soufflai-je. À cause de ce secret, de tout ce poids que je portais.— Et maintenant ?, dit-il en caressant doucement ma joue. Tu n'oseras pas me dire non de nouveau pas vrai ? sa voix paraissais sûr pourtant quelque chose avait flanché quand il avait parlé comme s'il avait un peu peur quand même.Je baissai les yeux, incapable de cacher mon sourire tremblant.— Maintenant… tout est différent. Le rassurais-je— Exactement. Tout est différent. Tu n’as plus à porter ça seule. Je
Il s’avança, chaque pas mesurant l’espace entre nous, et D se contenta de lui tapoter l’épaule avant de s’éclipser. Sergey se retrouva devant moi, son visage soudain timide, presque hésitant.— Calme-toi un peu, mademoiselle, dit-il avec un sourire qui n’avait rien de son assurance habituelle.Je le regardai, les yeux écarquillés. Depuis quand Sergey était-il timide ?— Hé… qu’est-ce qui t’arrive ?, le taquinai-je, en riant.— Toi. Tu m’arrives.Ces trois mots me laissèrent sans voix.— Tu es magnifique, ajouta-t-il simplement.Je secouai la tête, embarrassée.— Arrête… je ne savais même pas quoi faire de mes cheveux. J’ai hésité entre les attacher ou les laisser comme ça. Tu sais que je n’ai pas l’habitude de les avoir aussi lo
Il eut un léger sourire, celui qui naît lorsqu’il a déjà prévu quelque chose et qu’il savoure d’avance mon étonnement.— On retourne à la maison. Juste pour quelques jours. Ensuite… on ira en Grèce rencontrer ta cousine.Je le fixai, mes yeux s’écarquillant comme ceux d’une enfant à qui on promet une surprise.— Pour de vrai ? De vrai de vrai ?, soufflai-je, ma voix tremblante d’espoir.— Oui, de vrai de vrai, confirma-t-il, son ton grave contrastant avec l’éclat sincère de ses yeux. J’ai été égoïste en réagissant comme je l’ai fait. Mais ce n’est plus seulement nous deux. Le petit compte aussi. Il compte énormément. Et je veux… je veux faire tout ce qui est en mon pouvoir pour vous donner la vie que vous méritez.Un sourire immense
— Ça te dirait une petite balade ?Je hochai simplement la tête et la suivis. Nous marchâmes un moment avant qu’elle ne reprenne doucement :— Tu veux en parler ?— J’ai gaffé avec Milan, soufflai-je.Je n’osais pas la regarder, de peur de lire du jugement dans ses yeux. Après un silence, je finis par tout lui raconter.— … Il s’est calmé dans les bras de son père, pas dans les miens. Parce qu’il connaît son père et pas moi. Si ma situation ne se règle pas, ce sera toujours comme ça. Je vais manquer la majorité des moments importants de sa vie. Il connaîtra plus son père que moi…— Ça n’arrivera pas, dit-elle calmement.— Sergey ne veut pas.— Tu n’as pas à toujours te plier à ses envies, surtout si elles ne t’arrangent pas.
— Mon amour… commençai-je doucement alors que nous étions allongés dans le lit. J’avais la tête posée contre sa poitrine, encore collante de sueur après nos ébats. Est-ce qu’on pourrait au moins aller en Grèce, rencontrer ma cousine, lui parler, avant de se décider ?Ma voix était basse, presque une caresse, comme si je cherchais à l’amadouer.— Tu tiens tant que ça à mourir ? demanda-t-il froidement en stoppant ses caresses dans mes cheveux.— Non… je tiens à passer chaque jour de ma vie avec toi et personne d’autre. Je tiens à passer le plus de temps possible avec toi.— Tu penses que je ne le veux pas aussi ?— Je sais que tu le veux. Mais refuser catégoriquement notre seule porte de sortie, sans même avoir exploré toutes les alternatives, c’est ça qui m
Mais il m’a traversé à bords de son véhicule à vitre tintée sans même s’arrêter, et moi qui croyais que j’étais déjà au fond du gouffre, je me suis retrouvé dans une autre dimension de désespoir que je ne me connaissais pas. Alors, je me suis trainée à la maison comme la coquille vide que je suis d
Le jour suivant, je ne suis pas parti au travail, car je ne savais pas si le fait que j’avais reçu mes effets, signifiait aussi que j'avais été viré. Il ne prenait toujours pas mes appels, mais curieusement, il ne m’avait pas encore bloqué malgré le fait que je l’ai appelé plus de cinq cents fois,
- Je l’ai compris, je l’ai même très bien compris,- Tu crois avoir compris, mais je te le dis que tu n'as rien compris, car si ça avait été le cas, ses mains sur toi t'auraient procurée de la nausée et c'est tout sauf ce que j'ai vu là. - Je suppose que je ne fais que ça alors, mal comprendre les
Vétu de noir, le noir lui allait si bien, ne pus-je m’empêcher de penser. Son regard passa de moi à Viktor, allant et venant, mais son visage était inexpressif. Je voulais y voir une lueur quelques chose, qui montre que le fait de me voir avec un autre lui faisait de l’effet, de la peine ou de la c







