登入BennySi on m'avait dit un jour que je passerais un déjeuner complet à observer notre Alpha Suprême, le grand, l'implacable Charly, être totalement hypnotisé par une part de tarte aux pommes, je ne l'aurais pas cru. Ou plutôt, il n'était pas hypnotisé par la tarte, mais par la femme qui la mangeait.Nous étions tous réunis autour de la grande table de la brasserie du village pour notre pause de midi : Charly, Zoéline, Liam, sa femme et moi. L'ambiance était chaleureuse, mais le changement d'atmosphère entre nos deux dirigeants crevait les yeux. Ce n'était plus le couple coincé du début. Ça flirtait. Ça se cherchait du regard. Charly avait un bras nonchalamment posé sur le dossier de la chaise de Zoéline, ses doigts frôlant presque ses cheveux, et dès qu'elle lui souriait, le grand loup féroce se transformait en un mâle outrageusement protecteur et couvé d'affection. En tant que Gamma — et surtout en tant qu'ami —, ça me mettait un baume incroyable au cœur. Charly méritait ce bonheur.
CharlyJe n'avais jamais passé autant de temps à me creuser la tête pour autre chose qu'une stratégie militaire ou une négociation de traité. Mais depuis que Liam m'avait balancé l'information, l'anniversaire de Zoéline était devenu ma priorité absolue. Entre deux sessions d'entraînement quotidien où je la regardais dompter son mana avec une vitesse déconcertante, mon esprit ne tournait qu'autour d'une question : quel était le cadeau idéal pour une femme qui avait une puissance de déesse mais qui n'aspirait qu'à la simplicité ?En désespoir de cause, j'avais fini par convoquer Grace et Marie dans mon bureau, croisant les bras, l'air probablement beaucoup trop solennel pour la situation.— Je veux que sa journée soit parfaite, leur avais-je dit sans préambule. Qu'est-ce qu'elle aime ? De quoi a-t-elle besoin ?Marie avait étouffé un sourire attendri, tandis que Grace avait croisé les mains sur son tablier, les yeux pétillants. Grâce à leurs précieux conseils, j'avais orchestré une suit
CharlyPlus tôt ce matin-là, avant que le soleil ne perce la brume hivernale, mon bureau avait reçu des visiteurs inattendus. L'Ancien Félix et l'Ancienne Minnie s'étaient présentés devant moi, dépouillés de la rigidité protocolaire qui les caractérisait d'ordinaire. D'une voix solennelle mais empreinte d'une profonde affection, Félix m’avait annoncé que lui, Minnie, et l'intégralité du Conseil des Anciens se mettaient officiellement et sans réserve à la disposition de Zoéline.En les écoutant, j'avais ressenti une bouffée de fierté presque douloureuse. Ma Luna n'avait pas seulement survécu à OldMoon ; elle l'avait conquise. Le vent avait définitivement tourné.C'est en milieu de journée, alors que nous nous dirigions tous ensemble vers le grand terrain d'entraînement à l'orée de la forêt, que l'ambiance s'est détendue. Véra marchait en tête aux côtés de Félix, tandis que Liam, Benny, Zoéline et moi fermions la marche sur le sentier enneigé. Liam s'est calé à ma hauteur, un petit sour
ZoélineLa porte de nos quartiers privés s’était à peine refermée que le poids du monde sembla glisser de nos épaules. Marie et Grace avaient fait des merveilles. La grande pièce d'ordinaire si solennelle était plongée dans une pénombre chaleureuse, uniquement éclairée par la lueur dansante d’une dizaine de bougies. Une petite table ronde avait été dressée près de la cheminée où crépitait un feu réconfortant. L'odeur du rôti aux herbes et des bougies à la cire d'abeille flottait dans l'air.Charly laissa tomber les derniers sacs de shopping sur le sofa. Il avait gardé le pull en cachemire gris doux que je lui avais fait acheter cet après-midi. Sans sa veste en cuir d’Alpha, les cheveux légèrement ébouriffés par le vent de la ville, il offrait un visage d'une vulnérabilité qui me fit rater un battement.Nous nous sommes installés l'un en face de l'autre. Au début, le cliquetis des couverts accompagna nos premiers échanges, légers, prolongeant la complicité de l'après-midi. Mais à mesur
CharlyJe n'avais jamais ressenti cette forme de nervosité. Pas celle qui vous tord le ventre avant un affrontement territorial ou un duel à mort, non. C’était une traque d'un tout autre genre, une anxiété presque enfantine qui me faisait serrer le volant de mon SUV avec une force ridicule.Du coin de l'œil, j'observais Zoéline installée sur le siège passager. Elle avait troqué ses tenues de cérémonie pour un jean ajusté et un pull en maille douce qui lui allait à ravir. Sans sa couronne invisible de Luna, débarrassée du poids des Anciens et du protocole d'OldMoon, elle semblait... respirer. Libre. Ses yeux améthyste fixaient le paysage enneigé qui défilait à toute vitesse, un sourire léger flottant sur ses lèvres.Le trajet vers la ville s'est fait dans une douceur inhabituelle, bercé par le ronronnement de la radio et le silence complice qui s'était installé entre nous. Dans mon esprit, Minuit, mon loup, était d'un calme olympien, ronronnant de satisfaction. Nous sortions enfin de n
CharlyLe lundi matin se leva sur un domaine d'OldMoon baigné d'une lumière d'hiver particulièrement pure. L'effervescence des Festivités avait laissé place à un calme bienvenu, mais l'énergie de la meute était radicalement différente. Les murmures de doutes avaient été balayés, remplacés par une fierté vibrante qui flottait dans chaque couloir du manoir.Posté sur le perron, au côté de Zoéline, je saluais le départ des dernières délégations. L’Alpha Sarah s’avança vers nous, sa prestance habituelle adoucie par un sourire d’une sincérité rare chez les dirigeants de notre monde. Elle serra chaleureusement la main de Zoéline avant de croiser mon regard.— Ce week-end a été une révélation, Charly, déclara-t-elle d'une voix forte. Tu as une Luna exceptionnelle. Le Val d’Argent se tient officiellement aux côtés d'OldMoon. Et pour toi, Zoéline… sache que ma ligne privée te sera toujours ouverte. Que ce soit pour de la politique ou pour autre chose.— Merci, Sarah. Votre soutien nous est pré
ZoélineGardant la tête baissée, j’attendu une réaction de l’Alpha devant moi, mais rien. Je levai la tête pour l’observer : Il me fixait. Je ne saurais dire si c’était de la convoitise, de la curiosité ou s’il était prêt à ne faire qu’une bouchée de moi. Ce regard insistant me fit légèrement recul
ZoélineMon père hocha simplement la tête à Mme Bale en entrant dans la pièce et s'approcha immédiatement de moi pour me serrer dans ses bras. Je fondu en larmes de plus belle à son toucher rassurant. Mais j'étais pleinement consciente que je le mettais dans une situation compliquée, face au reste
ZoélineAprès quelques jours passé à la maison à m’inquiété de mon avenir, pleurer, prier la Déesse de la Lune et être réconforter par mes proches, Papa m’a fortement suggéré que reprendre ma vie m’aiderais a passé ce moment difficile.En d’autres termes, dès lundi je devais retourner au lycée. Il
Zoéline Comme le veut la tradition dans la meute du clair de Lune. La veille de notre 16e anniversaire. Nous devons nous purifier à travers une cérémonie, une sorte de bain de minuit qui nous purifierait pour notre première transformation en loup. Comme chaque loups garous, Depuis. Que je suis







