로그인Zoéline
Malgré les deux portières que j'avais entendu, un seul homme discuter avec papa. Cela faisait déjà 5 min qu'ils parlaient ensemble et la curiosité me rongeait. Qui pouvait bien être cette personne pour que papa me dise de rester dans ma chambre. En toute logique cela ne pouvait être qu'un autre Alpha, mais lequel ?
Cela me fit penser que la veille quand j'étais allée à la bibliothèque municipale, j'avais lu un article dans le journal, qu’un certain Alpha commençait à se faire connaître de la communauté lupine pour ses frasques meurtrières chez d’autre meutes.
Le ton montait entre eux et j'entendais mon père commencer à s'énerver de plus en plus, alors je descendis les escaliers le plus discrètement possibles pour écouter la conversation et avec l'idée d’intervenir s’il le fallait car je ne voulais pas que mon père soit celui qui fasse le premier mauvais pas. Cela engendrerait une guerre des meutes et nous ne pouvions pas nous le permettre Avec les pertes humaines que nous avion subi ces dernières années.
Une fois totalement en bas de l'escalier et aux portes du salon cacher j'entendis clairement Cette phrase prononcée par l'inconnu : « A vous de voir……Vous me laissez rencontrer votre fille ou vous mettez en péril votre meute ?
Mon père grogna fortement, j'entendis le bruit du fauteuil se renverser sur le sol et se mit à crier
-Jamais !!!!!! Je préfère déclencher une guerre plutôt que vous la rencontriez.
-Wow, ce doit être un petit trésor pour que vous la protégiez ainsi, Alpha Dave. Mais ce que vous ne comprenez pas c'est que je peux vous écraser en quelques instants…
-C'est ce qu'on va voir !
Mon père grogna, toutes griffes dehors et en un battement de cils il se retrouva à un mètre de l'homme inconnu, lui-même prêt à en découdre.
Sans y réfléchir plus que cela, mon sang ne fit qu'un tour, je sortis de ma cachette précipitamment en criant : « Ça suffit papa ! Stop arrête toi ! »
Mon apparition dans sa vision périphérique suffit à ce qu’il s’arrête et même recula de quelques pas pour me faire face. Il me fixa et chuchota :
- Pourquoi es-tu sorti de ta chambre ? Je t'avais dit d'y reste.
-Oui je sais papa mais de toute évidence j'ai bien fait de ne pas t'écouter pour une fois. Regarde ce que tu étais prêt à faire… et pourquoi d'ailleurs ? Cet homme a-t-il dit ou fait quelque chose qui méritait cette réaction ? Dis-je, pas très convaincu avec ce que je venais d'entendre.
Au même instant, je levais mes yeux en direction de l'inconnu, c'était le plus bel homme que je n'avais jamais vu !
Grand et fort comme l'image qu'on se ferait d’un Alpha dominant, la peau légèrement hâlée, des muscles saillants faisant passer sa chemise blanche comme taillée trop petite pour lui, des épaules assez larges pour accueillir trois filles comme moi dans ses bras. Son cou était dégagé, une mâchoire structurée dominant son menton, son nez avait de parfaites proportions tout comme le reste de son visage, le tout surplombé de cheveux court brun, d'un style décoiffé qui lui donnait beaucoup d’allure. Il avait des proportions très masculines tout en ayant un visage aussi beau qu’un top model tout droit sorti de la Fashion Week.
J'en oubliais de finir ma conversation avec mon père. Ce dernier se retourna pour se mettre entre l'homme et moi comme un mur protecteur. En inclinant ma tête sur le côté, je vis les magnifiques yeux bleus de l'inconnu me fixer avec insistance comme s'il scrutait le moindre détail de mon visage.
Charly
En une fraction de seconde, j’aperçu dans le salon une apparition d'une beauté remarquable, telle que je n'en avais jamais observé auparavant.
Une jeune femme qui semblait frêle, fine et élancée, de bonne taille, 1m65 je dirais. De magnifique cheveux bouclés auburn qui descendaient en cascade jusque dans son dos, un visage fin et parfaitement proportionné avec des lèvres fines, elle fixa Alpha Dave avec un regard mécontent. Et quels yeux !? Ils étaient du plus beau et doux violet que je n’aurais jamais imaginé.
Dès que cette sublime créature apparue dans le salon, la délicieuse odeur lavande-sucre-chèvrefeuille-vanille était à son apogée. Minuit s'affola et s’écria « Compagne ! Compagne ! C'est notre compagne ! ».
« Quoi ? Tu es sûr ? » lui demandai je alors que moi-même j'en étais convaincu. Tout en moi me disait que c'était elle. Avec sa silhouette si fragile, je n'avais envie que d'une chose : la protéger, l'entourer de mes bras tout de suite et ne plus l’a quitté.
Mais qui est-elle ? Si elle est déjà marquée je ne pourrais rien faire. Plein de doutes et de questions commençaient à se bousculer dans ma tête pourtant je savais que je devais la ramener avec moi quelle que soit la méthode ou la situation.
Tout à coup je me souvins de ses mots quand elle est rentrée dans la pièce « Papa Stop ! ». Cela voulait dire que c'était sa fille ? Celle que je cherchais ? Ou alors il en avait plusieurs ? Il fallait que je sache.
Je rompis alors le silence qui s'était installé à la suite de leur conversation, malgré le regard menaçant de Alpha Dave en ma direction et la petite bouille de ma compagne qui dépassait de derrière son épaule droite, ce qui soit dit en passant, me fit sourire intérieurement tellement elle était mignonne.
-Et vous êtes…. Mademoiselle ?
-Ce n’est personne ! Répondu Alpha Dave le plus sèchement possible.
-Rooh, Papa ! Mais qu'est-ce qu'il te prend ? Ce n’est pas une façon de parler à un invité… lui dit-elle tout bas à son oreille.
Dépassant Dave, elle avança d’un pas non-assuré et me répondu juste « Je suis Zoéline », du bout des lèvres, avec une légère inclination de la tête, me montrant du respect.
Son prénom retentit en moi et Minuit le répéta à tue-tête, enchanté, ce qui me fit sourire.
ZoélineJe restai assise à même le sol froid, ma tête reposant sur mes genoux remontés. Dix minutes. C’était tout ce que j’avais pour reprendre mon souffle avant que Benny ne passe à la vitesse supérieure.Sous ma main, je sentais encore les battements de mon cœur, trop rapides, trop lourds. Amy, d'habitude si prompte à réagir, semblait elle aussi sonnée par cet effort de dissimulation. C’était contre-nature. Pour un loup, l’aura est une carte d’identité, une déclaration de puissance. Demander à Amy de se cacher derrière un voile de verre, c’était comme demander au soleil de ne plus éclairer.« On y arrivera, Amy, » murmurai-je intérieurement. « Mais ça brûle, Zoé... » répondit-elle, sa voix plus ténue qu'à l'accoutumée. « Être petite me fait mal. »Je comprenais sa douleur. Cette sensation d'être compressée, d'étouffer ma propre essence pour survivre à une cérémonie de "bienvenue" qui ressemblait de plus en plus à un interrogatoire masqué. Je repensai à la veste de Charly, cachée sou
ZoélineL’infusion de Véra avait fait baisser la fièvre, mais comme elle l’avait prédit, elle n’avait pas éteint la soif. Au contraire, le calme retrouvé dans ma chambre ne faisait qu'accentuer le vide. Chaque fibre de ma peau semblait chercher un contact qui n'existait pas.Un coup léger à la porte me fit sursauter. Avant même qu’il ne parle, mon corps le sut. L’air de la pièce changea, se chargeant d’une électricité statique qui fit se dresser les poils sur mes bras.- Zoéline ? C’est moi. Véra m’a autorisé à entrer... juste un instant.La voix de Charly était basse, presque suppliante. Je me redressai contre mes oreillers, le cœur battant à tout rompre.- Entre, murmurai-je.Il poussa la porte. Il ne portait plus son costume, mais un simple t-shirt noir qui soulignait la tension de ses épaules avec une veste de jogging qui suspendait de ses bras, croisés sur son ventre. Il resta à distance, respectant les consignes de la guérisseuse, mais ses yeux brûlaient d'une intensité qui me co
ZoélineVéra installa une pose comme pour voir si je voyais de quoi elle parlait. Mais ce n’était pas le cas. Je fronçais les sourcils, interrogatrice. Puis elle reprit, sans détour.- Charly est votre Mate. Chaque seconde que vous passez à nier ce lien agit comme un poison dans vos veines. C'est pour cela que vous avez de la fièvre. C'est pour cela que votre sang "pétille", comme vous dites.- Je … ne peux pas simplement... Non … Véra ? Mais de quoi vous parlez ? Mon mate ? ….. Charly ? …. Mais pourquoi ? Pourquoi seulement maintenant ? Cela fait plusieurs mois que je le connais... Questionnais-je incrédule.Véra se tourna vers moi, la tasse fumante entre ses mains.- La biologie des loups est parfois surprenante, petite. Mais je comprends. Vous avez découvert votre louve que récemment, elle était jusqu’à lors immature. Elle ne reconnaissait pas les signes du lien. Mais plus vous passez du temps avec Charly, plus la maturité du lien était indéniable et la biologie a pris le dessus su
CharlyElle a rejeté mon aide. Zoéline n’a pas voulu de moi quand j’ai voulu l’aider. Je savais qu’elle ne ressentait pas le lien de mate contrairement à moi, mais notre relation s’était quand même améliorée depuis mon retour. L’après-midi passé à l’orphelinat m’avait donné beaucoup d’espoir quant à notre rapprochement.Mais là, mon simple contact l’avait fait fuir. J’étais resté scotché à ce moment-là, stupéfait de ce rejet inattendu. Puis j’avais vite emboité le pas aux filles pour m’assurer que ça irait.Le cri de Grace résonnait encore contre les murs de pierre du couloir. « Oust !! » Jamais personne n'avait osé s'adresser à moi, ou à mon Bêta, sur ce ton. Mais l'autorité de la gouvernante n'était rien face au silence terrifiant qui avait suivi le bruit des vomissements derrière la porte close.Je reculai d'un pas, les mains tremblantes. Mes propres mains, celles qui étaient censées apporter la sécurité et le réconfort, l'avaient « brûlée ». Je l'avais vu. Je l'avais senti. Quand
ZoélineJe voulais essayer dès maintenant la théorie de garder Amy à la surface pour amorcer le « Souffle d’argent ». Benny et Liam, mes cobayes, étaient tous les deux présents en même temps, alors autant essayer.« Amy ! Essais de communiquer avec leurs loups ! »,- Pourquoi ?- Je veux essayer de développer ton endurance au mana par des petits exercices de communication. Essais, STP !- Je ne connais pas leurs noms, j’ai rencontré le loup de Liam qu’une fois mais nous n’avons pas pu nous présenter. … Je ne peux pas les interpeller avec des « hé, toi ! ». Ca ne marche pas comme ça.- Si je te donne leurs noms, ça devrait aller alors ? Le loup de Liam s’appelle Boréale, celui de Benny c’est Koda-… Et celui de Charly, c’est Minuit.-Oui, mais lui ne l’appel pas ! Je veux établir un lien sans passer par l’Alpha.-Ok, … Pourtant il semble proche, plus que Koda et Boréale. J’essaie les autres. »Je fixais alors Benny en 1er temps, j’essayais de capter son regard, mais cet ogre ne faisait
ZoélineGrace m’avait trouvé en difficulté sur le chemin de ma chambre, louée soit la Déesse, elle m’aida a me mettre au lit et je ne le quittai pas jusqu’au lendemain.Je me réveillai en sueur avec quelques frissons mais ma tête n’était plus lourde. Je me levai pour faire ma toilette. Le contact avec l’eau froide déclencha de nouveaux frissons mais rien d’insurmontable.Je choisis une tenue de maison des plus confortable, un legging noir et un sweat robe vert avec des poches ventrales et une capuche. J’avais décidée de rester les cheveux lâchés et sans maquillage à l’exception des marques sur mon cou et buste que je recouvris de bb crème. Ils comprendraient mon allure, j’étais encore au repos.Alors que je sortais de ma chambre pour rejoindre la tablée du petit déjeuner, Marie et Grace arrivaient à la hauteur de ma chambre, elles furent surprises de me voir là.-Luna ? Mais que faites-vous debout ? S’empressa de demander Grace.-Ma fièvre est tombée alors je descends manger.-Vous êt
Lisa nous rejoignit avec un petit déjeuner pique-nique, son panier rempli de sandwichs aux ingrédients frais et nourrissants, accompagnés de boissons chaudes et réconfortantes comme du café ou du thé et des fruits qu’elle avait cueillis sur le chemin en passant par les vergers.Ma compagne était ve
Alpha CharlyLe lendemain, les consignes concernant les habitudes alimentaires de Zoéline avaient été diffusées à tout le personnel. J’y avait ajouté des détails de mon propre chef, basé sur des observations que j’avais eu depuis ma rencontre avec elle et notre « questions pour des fiançailles » de
Alpha Charly Je la regardais partir, scrutant chaque mouvement et chaque pas qui l’éloignait de moi, avec l’élégance et la grâce qu’elle dégageait malgré son manque de confiance en soi. Elle avait disparu si vite, comme si elle n’avait même pas été présente ce soir. Cela nous laissa, Minuit et moi
ZoélineLes mots de John me frappèrent comme une gifle. Je sentis la chevalière de Charly, trop grande à mon pouce, glisser légèrement. Elle me rappelait que je n'étais qu'une usurpatrice dans ce monde de prédateurs.Amy bouillait en moi à ces mots : « Laisse-moi sortir, Zoéline ! Laisse-moi montre







