LOGINCharly
Il était trop tard pour se présenter chez l'Alpha de la meute du Clair de Lune, alors pour passer la soirée, Liam et moi sommes allés dans un bar. Cela nous permettrait de jauger l'ambiance de la meute et voir ce qu'il se disait.
Elle a table derrière nous, deux hommes discutaient de l'avenir de leurs cultures de céréales. Ils s’inquiétaient aussi des choix qui avaient été fait par l'Alpha d'attendre de s'informer avant de se lancer dans cette nouvelle culture à la mode. Alors que d'après eux il n'y avait aucun danger. Personnellement je trouvais cela plutôt avisé de la part de l'Alpha de se renseigner avant de faire quelque chose et de ne pas se jeter à corps perdu dans cela sans regarder les éventuelles conséquences. Mais eux avaient l'air plutôt vindicatifs, ils doutaient clairement de la capacité de réflexion de l'Alpha. Une phrase m'interpella alors « En même temps avec le boulet qu'il se traîne, à sa place je serai aussi inquiet et ma tête serait à régler mes problèmes de famille Et moins ceux de la meute. »
Qu’est-ce que cela voulait dire ? Quel genre de problème familiaux pouvait avoir un Alpha au point de moins s'occuper de sa propre meute ? C'est indigne d'un Alpha de laisser tomber sa meute pour sa vie personnelle. Remarque je suis mal placé pour dire ça j'ai moi-même quitté ma propre meute et font de libérer mon frère de l'emprise dont il est prisonnier. Non, Si c'est la situation est réelle je ne peux que le comprendre dans son tiraillement entre ses responsabilités et sa famille.
Les hommes poursuivaient leur conversation :
-N'empêche son fils est sur la bonne voie et heureusement qu'il est le prochain Alpha, il paraît qu'il a un bon conseiller qui lui permet d'avoir l'esprit ouvert et prendre de bonnes décisions.
-Oui j'en ai entendu parler C'est d'ailleurs curieux le père paraît prudent alors que le fils veut tenter de nouvelles choses.
-En tout cas j'espère pour le jeunot qu'il gardera son conseil, cet érudit nous a quand même permis d'éviter une crise il y a quelques mois. Tu sais avec les prix à la vente nous étaient des avantageux ?
À la fin de cette conversation mon intuition était confirmée c'est ici que je trouverai la personne qui m'aidera à libérer mon frère.
J'interrompis les deux hommes et de demander où je pouvais trouver cet érudit, en cœur, ils me répondaient que « c'est un mystère ! On ne sait pas qui est le Conseiller, personne ne l'a jamais rencontré même entendu son nom. »
Me voilà dans de beaux draps lancer dans une chasse à l'homme sans aucun indice sur la personne…. Si j'avais un seul indice, il fallait que je rencontre le futur Alpha. Donc dès demain direction la maison de la meute du Clair de Lune.
Chris
-Je ne comprends pas Monsieur. Vous arrivez dans mon bureau sans vous annoncer, vous ne vous présentez pas et vous exigez de moi que je vous présente une personne qui sort tout droit de rumeur que vous venez d'entendre dans un bar ?
Le qui était donc cet arrogant bellâtre qui venait de débarquer dans mon bureau et qui me sortez des sottises ? D'après ce qu'il m’a raconté, j'ai vaguement l'impression qu'il parle de Zoéline, c'est la seule personne qui me conseille, qui m'aide à prendre les décisions. Mais a aucun moment elle a été présentée au public… Comment ils le savent ?
-je suis certain de ce que j'ai entendu et je suis persuadé que vous savez de qui je parle. Ne me faites pas perdre plus de temps…. S'il vous plaît.
-vraiment monsieur je ne peux vous aider dans votre requête. Dis-je fermement.
Il est hors de question que je ne mette Zoéline sous les feux des projecteurs juste pour les beaux yeux d'un inconnu qui débarque dans mon bureau et puis je passerai pour quoi ? Le future Alpha incapable de prendre des décisions seul ? Ce sera bon ni pour elle ni pour moi.
L'homme acquiesça en silence, il regarda attentivement mon bureau et les alentours. Ses yeux s'arrêtaient sur un bouquin que moi-même je n'avais pas repéré sur le meuble à côté du canapé. Et il me demanda :
-Si j'en crois ce livre, vous êtes amateur des langues mortes, monsieur ? C'est un ouvrage bien curieux que je vois là…
Automatiquement je répondis sur la défensive :
-Ma sœur a dû l'oublier quand elle est passée la dern…. Merde ! je venais de lui dire que c'était à Zoéline !! Mais quel con je peux être parfois !
L'homme esquissa un grand sourire se leva et sortie immédiatement de mon bureau.
Je préviens mon père par le lien familial de s'assurer que Zoéline resterait dans sa chambre car je suis persuadé que l'homme débarquerait à la maison.
Zoéline
Voilà quelques heures que je mettais plongée dans un ouvrage passionnant à la bibliothèque de la maison Mon père fit irruption.
-Ma chérie, je voudrais que tu montes immédiatement dans ta chambre et que tu t'y enfermes. Me Dit-il sur un ton paniquer et ferme à la fois.
Comme j'ai toujours été une fille obéissante et sage, je rassemblais tout de suite les ouvrages que j'avais ouvert et je me dirigeai dans ma chambre sans poser plus de questions. A son intonation, je sentais que mon père était sur les nerfs et que ce n’était pas le moment de jouer les rebelles. Il m’expliquerait tout en temps et en heure. Quelque instant plus tard j'enendis une voiture se garer et deux portières claquées.
Charly
A peine sortie de la voiture, je sentais mon loup s'agiter. Aussitôt je perçus une subtile odeur de lavande et sucre et celle-ci s'ajouter chèvrefeuille et de la vanille. C'est bien la première fois que je sentais ce mélange d'odeur. Mais c'était agréable à humer.
Liam et moi nous dirigeâmes vers la porte d'entrée de la maison de l'alpha de la meute, mon bêta eu à peine appuyé sur la sonnette que l'Alpha ouvra la porte, nous accueillons d’un air menaçant.
-Bonjour Messieurs, que désirez-vous ?
-Bonjour Alpha de la meute du Clair de Lune, je suis Alpha Charly de la meute Oldmoon et je souhaite rencontrer votre fille.
-Pardon ? Ma fille vous dite ? Je pense qu'il y a erreur sur la personne. Je vous conseille de repartir et de mieux vous renseigner sur la personne que vous cherchez.
-Alpha…. Dave, c'est ça ? Je suis certain de la personne que je cherche et je dirais même que votre fils ma confirmé son identité. Alors vous permettez… ?
Dis-je en le dépassant pour entrer dans la maison et m'installer dans le salon avec Liam qui me suivait.
-Alpha Charlie, je ne comprends pas ce que vous voulez à ma fille ? Elle n'est pas du genre sociable donc comment …
-Oh, je sais qu'elle est intelligente, des bons conseils et je suis à la recherche d'une personne de ce profil.
-Quoi ? Comment vous… ?
-Je ne vais pas y aller par qutares chemins Alpha Dave, en allant dans le bureau de votre fils un peu plus tôt j'ai remarqué un ouvrage qui ne peut être lu que par quelqu'un d'érudit. Et votre fils lui-même m'a confirmé que c'est votre fille qui lisait cet ouvrage. Alors je souhaite rencontrer votre fille, il en va de l'avenir de ma meute…
-Je suis désolé mais personne ne rencontrera ma fille, elle est du genre très timide. Alors je vous demanderai de quitter ma maison et ma meute, sur le champ. Me dit-il d'un ton déterminer et sec.
-Dave, je vais être plus clair. Je ne quitterai pas cette meute et encore moins votre maison sans avoir rencontré votre fille et m'assurer qu'elle n'est finalement pas la personne que je cherche. Je suis certain que vous connaissez les rumeurs qui courent sur moi et je peux vous assurer que la plupart d'entre elles sont vraies alors à vous de voir… Vous me laissez rencontrer votre fille ou vous mettez en péril votre meute ?
A ces mots, je sentis de plus en plus fort le subtil mélange lavande-sucre-chèvrefeuille-vanille.
ZoélineLa musique s'éleva dans le parc, douce et envoûtante, marquant l'ouverture officielle du bal de bienvenue. Charly m’entraîna au centre de la piste de danse en bois ciré, installée sous les étoiles. Sa grande main se posa naturellement au creux de mon dos, sa chaleur traversant instantanément le tissu de ma robe, tandis que je posais ma main sur son épaule solide.Nous glissions sur la piste, parfaitement synchronisés. Charly ne me lâchait pas du regard, ses yeux dorés brillant d'une intensité qui me donnait des frissons.— Tu as vu la tête de ton ancienne meute ? me glissa-t-il à l'oreille avec un sourire en coin. Ton père avait les larmes aux yeux, et les autres Alphas alliés n'arrivent pas à détacher leurs yeux de ma Luna. Je suis l'homme le plus jaloux et le plus fier de cette Terre ce soir.Je laissai échapper un rire cristallin, me blottissant un peu plus contre lui.— Laisse-les regarder. Ce soir, je n'appartiens qu'à toi, Charly. Mais d'ailleurs... en parlant de regarde
CharlyLe cœur du parc d'OldMoon s’était transformé en un sanctuaire à couper le souffle. Les vagues d'invités s'étaient massées de chaque côté de l’allée centrale, un silence solennel et respectueux planant sur l’assemblée. Des centaines de lanternes flottaient doucement dans les airs, projetant une lueur chaleureuse qui faisait scintiller les arches de glycines et de roses anciennes. En bout d’allée, devant l’autel de pierre sacrée dédié à la Déesse de la Lune, je me tenais droit, ajustant nerveusement les manches de mon costume de cérémonie noir.Liam, à mes côtés en tant que Bêta, me jeta un regard amusé.— Respire, Charly. Tu as l'air d'un loup prêt à charger une armée, pas d'un homme qui s'apprête à accueillir sa compagne.Je ne répondis pas, mon regard rivé sur les grandes portes du manoir. Mon loup, Minuit, faisait les cents pas au fond de mon esprit, trépignant d'une impatience sauvage. Pendant trois semaines, Zoéline m’avait interdit l'accès à ses essayages. Elle avait gardé
ZoélineLe temps avait suspendu son vol au-dessus d'OldMoon, nous accordant une trêve de trois semaines. Vingt et un jours de pure effervescence où le manoir avait troqué sa rigueur militaire contre l’agitation fébrile des grands jours. Charly avait vu les choses en grand, refusant de lésiner sur le moindre détail pour ce qui s’annonçait comme l’événement de la décennie. Pendant que les guerriers d'élite de la meute s’usaient les muscles sur le terrain sous l'œil impitoyable de Félix et Benny, le reste du domaine s'était transformé en une fourmilière dédiée à notre union.Pour moi, ces semaines furent un tourbillon de préparatifs, de choix de menus et de complicité féminine. Mais le secret le plus précieux de ces trois semaines résidait dans ma garde-robe.Épaulée par Lisa, la compagne de Liam, et par Grace et Emma, mes fidèles assistantes, j'avais passé des heures à concevoir la tenue parfaite. Rompant avec les coupes ultra-modernes et rigides, j’avais craqué pour un style bohémien e
ZoélineLe silence était revenu dans le bureau après le départ de Liam, Benny et Hank, partis mettre les troupes en état d’alerte. Le parchemin reposait sur la table, éteint, mais l’image de ce monastère en ruine restait gravée au fer rouge dans mon esprit. Pourtant, ce n’était pas la vision qui faisait battre mon cœur à tout rompre. C’était la sensation de ma main contre celle de Charly.Nos sangs s'étaient mêlés. Nos manas s’étaient heurtés. Et dans ce chaos magique, j’avais ressenti une clarté absolue.Ma cage de verre, cette prison invisible dans laquelle je m’étais réfugiée pour me protéger du monde, venait de voler en éclats. Je n’avais plus peur. Plus peur du passé, plus peur de l’intensité de nos loups, plus peur de souffrir. Charly avait respecté mes doutes, il avait protégé mes faiblesses, et aujourd’hui, je savais qui j’étais : sa compagne, sa Luna, une arme et un bouclier pour cette meute.Charly était resté près de la table, observant ma paume blessée qu’il avait soigneus
ZoélineLe réfectoire du manoir d'OldMoon avait des airs de conseil de guerre. Autour de la grande table en chêne, l'ambiance était lourde, presque solennelle, mais unie. Benny, fidèle à lui-même, reprenait des forces en dévorant son assiette double ration, son loup éliminant les dernières toxines à une vitesse impressionnante. À ses côtés, Liam consultait nerveusement ses notes de patrouille sur sa tablette, tandis que Hank, assis un peu plus loin, restait discret mais attentif.Et puis, il y avait Charly. Assis en bout de table, sa main droite n'avait pas quitté le creux de mon dos de tout le repas. Une présence brûlante, rassurante, qui me rappelait à chaque seconde le baiser du crépuscule et sa promesse silencieuse de me laisser le temps.Mais le temps était une denrée que nous n'avions plus. L'escouade d'élite était prête. Les soldats attendaient des ordres.Alors que le dîner touchait à sa fin, je posai mes couverts. Le léger tintement attira immédiatement l'attention des mâles
CharlyTrois jours. Trois jours terrestres qui me parurent durer un siècle d'angoisse et de frustration.Depuis notre retour chaotique des terres neutres, le manoir d'OldMoon s'était transformé en une véritable caserne militaire. Suivant mes ordres, Liam avait triplé les patrouilles aux frontières et mis l'accent sur la surveillance des réseaux souterrains. De mon côté, je passais mes journées entre les rapports de sécurité et les visites à l'infirmerie. La vue de Benny, mon Gamma, cloué au lit par le poison des renégats, me rendait fou de rage. Son loup luttait vaillamment, mais Véra avait été catégorique : il lui fallait trois jours de repos absolu avant de pouvoir prétendre reprendre les armes. Trois jours durant lesquels mon frère Caleb restait entre les mains des traîtres, quelque part dans une zone que nous ne pouvions pas situer tant que ce foutu parchemin refusait de s'ouvrir.Heureusement, dans cette obscurité ambiante, une lumière persistait. Le baiser de Zoéline au crépuscu
ZoélineGardant la tête baissée, j’attendu une réaction de l’Alpha devant moi, mais rien. Je levai la tête pour l’observer : Il me fixait. Je ne saurais dire si c’était de la convoitise, de la curiosité ou s’il était prêt à ne faire qu’une bouchée de moi. Ce regard insistant me fit légèrement recul
ZoélineMalgré les deux portières que j'avais entendu, un seul homme discuter avec papa. Cela faisait déjà 5 min qu'ils parlaient ensemble et la curiosité me rongeait. Qui pouvait bien être cette personne pour que papa me dise de rester dans ma chambre. En toute logique cela ne pouvait être qu'un a
ZoélinePlusieurs années ont passées, j'ai obtenu mon bac et même une licence en histoire, tout en continuant à m’effacer de la vie sociale de la meute.J’étais devenue une passionnée pour les traditions, cultures et les langues anciennes et oubliées de tous, j'avais réussi à prendre contact avec p
ZoélineMon père hocha simplement la tête à Mme Bale en entrant dans la pièce et s'approcha immédiatement de moi pour me serrer dans ses bras. Je fondu en larmes de plus belle à son toucher rassurant. Mais j'étais pleinement consciente que je le mettais dans une situation compliquée, face au reste







