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Chapitre 2 — La Découverte

Author: Varene
last update Last Updated: 2025-07-10 19:21:02

John Sperk n’était pas un homme facile à troubler. Il avait vu le monde se plier à ses caprices, des empires s’effondrer sous sa volonté. Mais Merliah… Merliah l’avait déstabilisé d’un simple regard, d’un soupir inconscient dans le creux de la nuit.

Et lorsqu’il avait découvert, au matin, qu’elle était vierge, une certitude sauvage s’était imposée à lui. Elle n’était pas comme les autres. Elle serait sienne.

Mais au moment où il s’était retourné, elle avait déjà disparu. Fuir semblait être sa spécialité.

Sauf qu’elle avait laissé une trace. Une erreur. Sa carte d'identité, glissée dans la poche du fauteuil. Un nom, une adresse. Et un détail qui le frappa de plein fouet : elle postulait pour un entretien dans l’une de ses filiales. Le hasard ? Non. Le destin.

John n’attendit pas. Il s’arrangea pour que l’entretien ait lieu dans ses propres bureaux, supervisé par lui-même. Ce serait sa chance. Sa revanche.

Merliah, de son côté, ignorait tout. Elle n’avait pas revu John depuis cette nuit étrange. Elle n’avait pas cherché à comprendre. Elle voulait avancer. Trouver un travail, reconstruire quelque chose. Sortir du chaos.

Quand l’entreprise qu’elle admirait l’appela pour un entretien, elle crut que la chance lui souriait enfin.

Elle entra dans le hall, nerveuse mais décidée. Elle portait une chemise blanche sobre, une jupe droite, et son regard déterminé masquait ses doutes.

Jusqu’à ce qu’elle lève les yeux.

Et que ses pas se figent.

L’homme assis derrière le bureau vitré, c’était lui.

John Sperk.

Le milliardaire au regard de feu.

L’homme de cette nuit volée.

Ses jambes tremblèrent, mais elle se redressa. Elle ne fuirait pas. Pas cette fois.

— Mademoiselle Merliah, entrez, dit-il calmement, un sourire en coin, l'invitant à s’asseoir face à lui. Sa voix était douce… trop douce.

Elle s’assit, droite comme une lame, le cœur battant à tout rompre.

— Vous êtes le PDG ? demanda-t-elle, la gorge sèche.

— Depuis toujours, répondit-il avec amusement. Mais je dois dire que je suis ravi de voir que vous postulez chez moi.

Elle aurait voulu disparaître. Pourtant, elle resta. Et l’entretien commença.

John lui posa des questions précises, techniques, professionnelles. Et Merliah, malgré sa tension, répondit avec clarté, conviction, passion. Elle parlait avec ses tripes. Elle voulait ce poste. Pas pour lui. Pour elle.

Et John, derrière son masque de PDG, était fasciné.

Elle n’était pas seulement belle. Elle était brillante. Déterminée. Sauvage et pure à la fois.

Mais elle ne savait pas qu’il avait déjà pris sa décision.

À la fin de l’entretien, il se leva et lui tendit la main, son regard plongé dans le sien.

— Merci d’être venue, Merliah. Je vous recontacterai très vite.

Elle serra sa main. Une décharge électrique lui traversa l’échine.

Il la fixait comme un homme qui sait déjà ce qu’il va faire d’elle.

Trois jours plus tard, elle reçut l’appel.

Elle avait le poste.

Secrétaire personnelle du PDG.

Elle accepta, sans savoir que le piège venait de se refermer.

Le jour de la signature du contrat, John l’attendait dans son bureau, vêtu d’un costume sombre, l’air impérial.

— Bienvenue dans l’équipe, dit-il en lui tendant la main, ses yeux la dévorant en silence.

Merliah sentit un frisson la parcourir. Quelque chose en elle voulait fuir. Mais une autre partie... voulait comprendre.

Les jours suivants furent étranges. L’équipe était chaleureuse, compétente, professionnelle. Mais John était partout.

Il la suivait du regard. Il surgissait à la machine à café. Il corrigeait ses rapports avec un soin démesuré. Il lui parlait doucement, posait la main sur son épaule, la frôlait à peine… mais c’était suffisant pour que sa peau s’enflamme.

Elle avait l’impression d’être observée, analysée, convoitée. Et il ne faisait aucun effort pour cacher son attirance.

Un soir, alors que tous les employés étaient partis, John lui demanda de rester pour travailler sur un dossier confidentiel.

— Juste quelques heures, Merliah. Je promets de vous ramener moi-même ensuite.

Elle accepta, sans bien savoir pourquoi. Peut-être par défi. Peut-être par curiosité.

Ils restèrent seuls, dans la pénombre du bureau éclairé par la lueur des écrans. La tension était palpable. Chaque mot, chaque geste semblait chargé d’électricité.

Quand enfin le dossier fut clos, John se leva, contourna lentement le bureau.

— Merci pour ton aide ce soir, dit-il, sa voix grave résonnant doucement. Je suis vraiment impressionné par ton travail.

Merliah le regarda, le souffle court.

Allait-il l’embrasser ?

Mais non. Il se contenta de lui sourire.

— Bonne nuit, Merliah.

Et il s’en alla, la laissant seule avec son trouble.

Mais ce qu’elle ignorait, c’est que John n’avait jamais eu autant envie de posséder quelqu’un. Et qu’il ne reculait devant rien pour obtenir ce qu’il voulait.

Et cette fois, ce qu’il voulait…

c’était elle.

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