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chapitre 5: l'ombre du passé

Author: Varene
last update Last Updated: 2025-07-10 20:21:30

Bill s'approcha de la porte, Merliah collée à lui, le cœur battant dans sa poitrine. Il regarda par le judas, mais il n'y avait personne.

— C'est étrange, murmura-t-il. Il n'y a personne.

Merliah sentit un frisson glacé lui parcourir l'échine.

— Peut-être que c'était le message... quelqu'un qui voulait nous faire peur.

Bill secoua la tête.

— Non, je n'aime pas ça. Je vais vérifier l'immeuble.

Il sortit de l'appartement, Merliah sur ses talons. Ils descendirent les escaliers, scrutant chaque recoin.

Rien.

Mais alors qu'ils revenaient vers leur appartement, Merliah remarqua quelque chose d'anormal.

— Bill, attends...

Elle s'approcha de la porte de leur appartement et vit que la serrure avait été forcée.

— Oh mon dieu...

Bill poussa doucement la porte et entra dans l'appartement, Merliah derrière lui, le cœur battant à tout rompre.

L'intérieur était sens dessus dessous. Les meubles étaient renversés, les tiroirs ouverts, les vêtements éparpillés sur le sol.

— Ils ont fouillé partout, murmura Bill, les yeux scrutant chaque recoin.

Merliah se précipita vers la petite table où ils avaient laissé leur téléphone prépayé. Il avait disparu.

— Mon téléphone... ils l'ont pris, dit-elle, la voix tremblante.

Bill s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

— On doit sortir d'ici. Maintenant.

Soudain, ils entendirent un bruit derrière eux. Un bruit de pas, lents et mesurés.

Merliah se retourna et sentit son sang se glacer.

Un homme se tenait dans l'encadrement de la porte, grand, les épaules larges, les yeux fixés sur elle.

— John, murmura-t-elle, la voix à peine audible.

John s'avança lentement dans la pièce, ses yeux brûlants fixés sur Merliah. Il ne regardait pas Bill, comme s'il n'existait pas.

— Tu as essayé de me fuir, Merliah, dit-il d'une voix basse et menaçante.

Merliah se serra contre Bill, cherchant protection.

— John, s'il te plaît... laisse-nous partir, supplia-t-elle.

John eut un sourire glacial.

— Te laisser partir ? répéta-t-il. Tu portes mon enfant, Merliah. Tu es à moi.

Bill fit un pas en avant, les poings serrés.

— Elle ne veut pas de toi, John. Laisse-la tranquille.

John tourna lentement la tête vers Bill, ses yeux lançant des éclairs.

— Tu n'es rien pour elle, dit-il. Rien.

Puis il reporta son attention sur Merliah.

— Nous devons parler, Merliah. Seuls.

Je vais continuer l'histoire.

Merliah secoua la tête, terrifiée.

— Non, John. Je ne veux pas parler avec toi. Seule.

John fit un pas de plus vers elle, sa voix prenant un ton plus doux, mais toujours menaçant.

— Je ne te ferai pas de mal, Merliah. Je veux juste... comprendre. Pourquoi tu as fui.

Bill s'interposa entre eux, les mains levées.

— Ça suffit, John. Elle a dit non.

John le regarda, puis reporta son attention sur Merliah, et sortit un objet de sa poche.

C'était une photo.

— Regarde, Merliah. C'est une photo de toi... et de notre enfant. Prise il y a deux jours.

Merliah sentit son cœur s'arrêter.

— Comment... comment as-tu eu ça ?

John s'approcha encore, sa voix basse et inquiétante.

— J'ai des yeux partout, Merliah. Et je sais tout.

Merliah recula, les yeux fixés sur la photo, horrifiée.

— Tu nous as suivis... tu sais pour le bébé...

John hocha la tête, un sourire étrange sur le visage.

— Oui. Et je sais que tu as peur. Mais je ne te ferai pas de mal, Merliah. Je veux juste... que nous soyons une famille.

Bill s'avança, les poings serrés.

— Elle ne veut pas de ta "famille", John. Laisse-la tranquille.

John ignora Bill et s'approcha de Merliah, sa main tendue vers elle.

— Merliah, regarde-moi. Je t'aime. Et je veux que nous élevions notre enfant ensemble.

Merliah sentit une larme couler sur sa joue. Elle était terrifiée, mais une partie d'elle... se souvenait de l'amour qu'elle avait ressenti pour John.

Soudain, elle entendit un bruit derrière elle. Un bruit de pas rapides.

Merliah se retourna lentement, le cœur battant à tout rompre, tandis que le bruit de pas rapides se rapprochait. 

La porte de l'appartement s'ouvrit brusquement et deux hommes en costume noir entrèrent, leurs yeux balayant la pièce avant de se fixer sur John.

— Monsieur, nous avons reçu l'ordre de vous escorter, dit l'un d'eux d'une voix neutre.

John se raidit, son regard passant des hommes à Merliah, puis à Bill.

— Qui vous envoie ? demanda-t-il d'une voix basse et menaçante.

L'un des hommes sortit un téléphone et montra l'écran à John. Merliah vit une photo d'un homme qu'elle ne connaissait pas, avec un message : "Arrêtez-le. Maintenant."

John pâlit, ses yeux lançant des éclairs.

— C'est une trahison... murmura-t-il.

Puis il se tourna vers Merliah, sa voix prenant un ton désespéré.

— Merliah, tu dois me croire... je ne te ferai jamais de mal.

Merliah regarda John, son cœur déchiré entre la peur et les souvenirs de leur passé.

Bill, sentant sa hésitation, s'approcha d'elle et lui prit la main.

— Merliah, ne l'écoute pas, murmura-t-il. Il t'a déjà fait du mal.

John lança un regard noir à Bill, puis reporta son attention sur Merliah.

— Je t'ai aimée, Merliah... vraiment aimée. Et je veux te protéger, toi et notre enfant.

Les hommes en costume noir s'avancèrent, prêts à intervenir.

— Monsieur, nous devons y aller, dit l'un d'eux.

John secoua la tête, refusant de bouger.

— Non. Je ne partirai pas sans Merliah.

Soudain, Merliah entendit un bruit venant de l'extérieur de l'appartement. Des sirènes de police.

Les sirènes de police se rapprochaient, et Merliah sentit son cœur battre encore plus vite.

John regarda par la fenêtre, puis se tourna vers Merliah, une lueur de panique dans les yeux.

— Ils vont m'arrêter... murmura-t-il.

Les hommes en costume noir saisirent John par les bras, mais il se débattit, fixant Merliah.

— Merliah, promets-moi que tu seras en sécurité... que tu protégeras notre enfant...

Merliah était pétrifiée, incapable de répondre.

Bill la tira vers la porte, tandis que les policiers envahissaient l'appartement.

— On doit sortir d'ici, maintenant ! cria Bill.

Alors que Merliah suivait Bill, elle jeta un dernier regard à John, emmené par les policiers.

Merliah suivit Bill dans le couloir de l'immeuble, les bruits de la scène derrière eux s'estompant progressivement.

Elle se sentait étourdie, comme si elle avait du mal à respirer. Bill la guida vers les escaliers et ils descendirent rapidement, évitant les regards curieux des voisins.

Une fois dehors, dans la rue animée, Bill héla un taxi. Ils montèrent à l'intérieur et Bill donna une adresse au chauffeur avant de se tourner vers Merliah.

— Ça va ? demanda-t-il doucement, en lui prenant la main.

Merliah secoua la tête, les larmes aux yeux.

— Je... je ne sais pas quoi penser, Bill. John... il a l'air si différent.

Bill la regarda intensément.

— Il t'a fait du mal, Merliah. Tu ne peux pas oublier ça.

Merliah ferma les yeux, essayant de réfléchir.

Merliah garda les yeux fermés, essayant de mettre de l'ordre dans ses pensées. Les images de John, son regard désespéré, ses paroles... tout cela tourbillonnait dans son esprit comme un tourbillon émotionnel. Elle sentait son cœur battre à tout rompre, comme si elle était au bord d'un précipice.

La main de Bill serra la sienne, un geste réconfortant qui l'ancra légèrement dans la réalité. Mais elle ne pouvait pas s'empêcher de penser à l'enfant qu'elle portait, ce petit être innocent qui grandissait en elle, et à l'homme qui était son père - un homme qui l'avait tant fait souffrir.

— Bill, murmura-t-elle, les yeux toujours fermés, sa voix à peine audible. Je suis enceinte de son enfant...

Sa voix se brisa, et elle sentit les larmes couler sur ses joues comme une rivière en crue. Elle était submergée par un mélange d'émotions : peur, incertitude, et une pointe de nostalgie pour ce qui aurait pu être.

Bill la prit dans ses bras, la serrant contre lui avec douceur, comme s'il craignait de la briser.

— Je sais, dit-il doucement, sa voix chaude contre son oreille. Et je serai là pour toi, pour toi et pour le bébé. Quoi qu'il arrive.

Merliah ouvrit les yeux, regardant Bill avec gratitude, sentant une vague de reconnaissance envers cet homme qui l'avait soutenue dans les moments les plus sombres. Mais elle savait que les choses n'étaient pas si simples.

— Et si John... et s'il veut être impliqué dans la vie de l'enfant ? 

Merliah posa la question, sa voix tremblante, et Bill la regarda avec une expression sérieuse.

— Je ne sais pas, Merliah, répondit-il doucement. Mais je sais que nous devons réfléchir à cela ensemble. 

Il la guida vers l'hôtel, et ils entrèrent dans un hall calme et discret. Bill demanda une chambre au réceptionniste, et ils montèrent en silence.

Une fois dans la chambre, Bill ferma la porte et s'appuya contre elle, regardant Merliah avec intensité.

— Merliah, dit-il, nous devons parler de tout cela. De John, de l'enfant... de ce que tu veux.

Merliah s'assit sur le lit, sentant le poids de la situation. Elle regarda Bill, cherchant du réconfort dans ses yeux.

— Je ne sais pas ce que je veux, Bill, avoua-t-elle. J'ai peur de ce que John pourrait faire... pour l'enfant.

Merliah s'assit sur le lit, sentant le poids de la situation l'écraser comme une chape de plomb. Elle regarda Bill, cherchant du réconfort dans ses yeux, mais elle y vit également une lueur d'inquiétude.

— Je ne sais pas ce que je veux, Bill, avoua-t-elle, sa voix à peine audible. J'ai peur de ce que John pourrait faire... pour l'enfant.

Bill s'approcha d'elle, s'agenouillant devant le lit, et lui prit les mains dans les siennes.

— Merliah, je suis là pour toi, dit-il doucement. Nous allons traverser cela ensemble. Mais il faut que tu me dises ce que tu ressens, ce que tu penses.

Merliah prit une profonde inspiration, essayant de mettre de l'ordre dans ses pensées.

— Je... je ne sais pas si je peux faire confiance à John, commença-t-elle, sa voix tremblante. Il m'a fait tellement de mal dans le passé... Et maintenant, il veut être impliqué dans la vie de l'enfant ?

Bill serra ses mains un peu plus fort.

— C'est normal d'avoir peur, Merliah. Mais nous devons considérer toutes les options. Et si John voulait vraiment être un bon père ?

Merliah secoua la tête, l'incertitude se lisant sur son visage.

— Je ne sais pas, Bill. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance

— Et si cela signifiait que notre enfant aurait une vie plus stable, plus heureuse ? demanda Bill, cherchant à comprendre son point de vue.

Merliah leva les yeux vers lui, une larme coulant sur sa joue.

— Je veux que notre enfant soit heureux, Bill... mais j'ai peur de perdre le contrôle, de le voir souffrir à cause de John.

Bill la prit dans ses bras, la serrant contre lui.

— Tu ne seras jamais seule, Merliah. Je serai là pour toi et pour l'enfant. Quoi qu'il arrive.

Merliah se laissa aller dans ses bras, sentant une vague de soulagement. Mais alors, une pensée lui traversa l'esprit.

— Bill... et si John découvrait où nous sommes ? demanda-t-elle, la voix tremblante.

Bill se raidit, son regard se durcissant.

— Nous devons être prudents. Je vais prendre des mesures pour nous protéger.

Je vais ajouter la prise de parole par John à la suite de la conversation.

Merliah s'assit sur le lit, sentant le poids de la situation l'écraser comme une chape de plomb. Elle regarda Bill, cherchant du réconfort dans ses yeux, mais elle y vit également une lueur d'inquiétude.

— Je ne sais pas ce que je veux, Bill, avoua-t-elle, sa voix à peine audible. J'ai peur de ce que John pourrait faire... pour l'enfant.

Bill s'approcha d'elle, s'agenouillant devant le lit, et lui prit les mains dans les siennes.

— Merliah, je suis là pour toi, dit-il doucement. Nous allons traverser cela ensemble. Mais il faut que tu me dises ce que tu ressens, ce que tu penses.

Merliah prit une profonde inspiration, essayant de mettre de l'ordre dans ses pensées.

— Je... je ne sais pas si je peux faire confiance à John, commença-t-elle, sa voix tremblante. Il m'a fait tellement de mal dans le passé... Et maintenant, il veut être impliqué dans la vie de l'enfant ?

Bill serra ses mains un peu plus fort.

— C'est normal d'avoir peur, Merliah. Mais nous devons considérer toutes les options. Et si John voulait vraiment être un bon père ?

Merliah secoua la tête, l'incertitude se lisant sur son visage.

— Je ne sais pas, Bill. Je ne sais pas si je peux lui faire confiance.

À ce moment-là, le téléphone de Bill sonna. Il regarda l'écran et son visage se figea.

— C'est John, dit-il.

Il répondit à l'appel et mit le haut-parleur.

La voix de John résonna dans la pièce, basse et intense.

— Merliah, il faut que nous parlions. Je veux voir mon enfant. Je veux être un père pour lui.

Merci de préciser que Merliah n'a pas encore accouché. Je vais continuer l'histoire en tenant compte de cette information.

Merliah sentit son cœur s'emballer en entendant la voix de John. Elle regarda Bill, cherchant du réconfort, mais il avait les yeux fixés sur le téléphone, l'air tendu.

— John, dit Bill d'une voix ferme, nous devons parler de tout cela en personne.

John rit doucement, un son qui fit frissonner Merliah.

— Je suis prêt à venir vous voir, Bill. Mais je veux parler à Merliah. Seul à seul.

Merliah secoua la tête, paniquée.

— Non, dit-elle d'une voix tremblante. Je ne veux pas lui parler seul.

Bill posa une main sur son bras, essayant de la calmer.

— John, dit-il, nous allons trouver un moyen de discuter de tout cela. Mais il faut que vous compreniez que Merliah est... dans une situation délicate en ce moment.

Il y eut un silence à l'autre bout de la ligne, puis John demanda :

— Qu'est-ce que vous voulez dire ?

Merliah retint son souffle, se demandant si Bill allait révéler son secret.

Bill hésita, cherchant les mots justes pour répondre à John sans révéler le secret de Merliah.

— Merliah traverse une période difficile, dit-il finalement. Elle a besoin de calme et de soutien en ce moment.

John rit de nouveau, mais cette fois-ci, son rire sonnait faux.

— Je suis son soutien, Bill. Je suis le père de son... de ce qui grandit en elle.

Merliah sentit son cœur s'arrêter. Comment John avait-il deviné ?

Bill serra son bras plus fort, comme pour la protéger.

— John, nous devons discuter de tout cela en personne, répéta-t-il. Pas au téléphone.

John resta silencieux un instant avant de répondre :

— Je serai là dans une heure. Seul.

Et il raccrocha.

Merliah regarda Bill, paniquée.

— Qu'est-ce qu'on va faire ? demanda-t-elle, la voix tremblante.

Bill regarda Merliah avec détermination.

— Nous allons nous préparer à le recevoir, mais nous allons aussi prendre des précautions, dit-il.

Il se leva et commença à vérifier les fenêtres et les portes de la chambre d'hôtel, s'assurant qu'elles étaient bien verrouillées.

— Je vais appeler quelques amis, des gens en qui j'ai confiance, pour qu'ils viennent nous aider à gérer la situation, expliqua-t-il.

Merliah hocha la tête, se sentant un peu plus en sécurité avec Bill à ses côtés.

— Et... et si John devient violent ? demanda-t-elle, la voix tremblante.

Bill s'approcha d'elle et la prit dans ses bras.

— Je ne le laisserai pas te faire du mal, Merliah. Je te protégerai, toi et... ce qui grandit en toi.

Il y eut un léger coup à la porte. Bill se raidit et alla regarder par le judas.

— C'est mon ami, Marc, dit-il. Il va nous aider à nous préparer pour l'arrivée de John.

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