ANMELDENIl écrasa le verre sur la table de chevet… le whisky éclaboussant, oublié, et captura sa bouche dans un baiser féroce. Sa langue plongea profondément, la revendiquant, tandis que ses bras s’enroulaient autour de sa taille, la soulevant contre lui. Ramona enroula ses jambes autour de ses hanches, frottant sa chatte nue… pas de culotte ce soir, contre la bosse dans son pantalon.« Putain, t’es déjà dur, » gémit-elle, rompant le baiser.« Dur pour toi depuis le premier jour, » grogna-t-il, la portant jusqu’au lit.Il la jeta sur les draps, se penchant au-dessus d’elle. « Cette robe aujourd’hui ? J’ai failli perdre le contrôle en te regardant te pencher pour ce livre. »Elle rit, bas et guttural, tirant sur sa cravate. « Je savais que tu regardais. Maintenant, montre-moi ce que tu ferais. »Alejandro retira sa veste, déboutonnant sa chemise pour révéler un torse sculpté par la discipline et le danger, des tatouages serpentant sur les pectoraux et les abdos, des cicatrices de couteaux ou d
Le vaste domaine Russo se dressait comme une forteresse aux confins de la ville, ses grilles de fer gardées par des hommes aux yeux de faucon et des armes cachées sous des vestes noires parfaitement taillées. À l’intérieur, l’air était saturé de l’odeur du marbre poli et de l’argent ancien, mais pour Ramona, c’était plutôt une cage dorée.Victor Russo, son mari de nom et son amant par moments fugaces, était parti depuis trois mois cette fois-ci. Une affaire avec les Colombiens, avait-il dit dans son dernier appel téléphonique sec, sa voix résonnant à travers la connexion satellite comme un fantôme.« Reste en sécurité, Mona. Alejandro s’occupe de toi. »S’occuper d’elle ? Le mot la moquait maintenant tandis qu’elle se tenait devant le miroir en pied de son dressing, se débarrassant d’une robe de soirée cramoisie qui épousait trop parfaitement sa silhouette en sablier pour la solitude.À trente-deux ans, Ramona était un chef-d’œuvre de courbes et de confiance, des seins généreux qui te
~Point de vue de Kenzy~Les flocons de neige dansaient comme de minuscules dagues derrière la vitre givrée de notre appartement, mais à l’intérieur, la bonne humeur des fêtes sonnait aussi fausse que le sapin en plastique qu’on avait assemblé à la dernière minute.C’était la veille de Noël, et moi, Kenzy, j’avais compté les jours pour passer enfin du vrai temps avec Jake, mon petit ami depuis deux ans. On avait prévu une soirée cosy… lait de poule, nanars romantiques, peut-être un peu d’action sous les draps pour lancer les vacances. Mais quand j’ai poussé la porte après être allée chercher des plats à emporter dans cette petite trattoria du coin, mon monde s’est effondré comme des confettis usagés.Il était là, Jake, enfoncé jusqu’à la garde dans Sarah de la compta. Ses jambes enroulées autour de sa taille comme si elle le possédait, des gémissements qui s’échappaient tandis qu’il râlait au-dessus d’elle sur notre lit. Le sac de plats m’a glissé des doigts, la sauce tomate éclaboussa
~Point de vue de Shuzuki~La salle de conférence du gratte-ciel élégant de Tokyo bourdonnait du murmure bas des cadres qui terminaient leurs présentations. J’étais assis en tête de table, mes doigts tambourinant légèrement sur le bois d’acajou poli, les yeux fixés sur l’écran du projecteur tandis que les chiffres et les projections se perdaient dans l’insignifiance.Shuzuki Takeshi, PDG de Nakamura Corp, c’est moi… trente-huit ans, toujours impeccable en costume, et perpétuellement maître de la situation. Ou du moins c’est ce que j’aimais me raconter.Mais aujourd’hui, le contrôle ressemblait à un fil qui s’effilochait, tendu à l’extrême par l’homme assis deux sièges à ma gauche.Minato.Mon assistant.Mon amant.Celui qui connaissait chaque centimètre de mon corps mieux que moi-même. Il avait vingt-neuf ans, avec cette aisance naturelle qui faisait se retourner les têtes… des cheveux noirs tombant juste comme il faut sur son front, des yeux d’obsidienne polie, et un sourire capable d
Le coup frappa à nouveau, plus sec cette fois, me tirant hors de la brume du plaisir comme un seau d’eau glacée. La bite de Rick était encore enfouie profondément en moi, tressaillant de la promesse de davantage, et je me mordis la lèvre pour étouffer un gémissement tandis qu’il restait immobile, son souffle chaud et saccadé contre mon cou.Mon corps était en feu, ma chatte se contractant autour de lui malgré moi, chaque nerf hurlant pour qu’il continue de bouger. Mais la réalité s’écrasa… la voix de l’autre côté de cette porte pouvait tout gâcher de ce que nous venions juste de commencer.« Rick ? Tout va bien là-dedans ? » Le ton de la caissière était teinté d’ennui, comme si elle n’en avait rien à foutre mais devait quand même vérifier.Je l’imaginais dehors, faisant défiler son téléphone, inconsciente du fait que son patron… ou quoi qu’il soit, m’avait pliée sur son bureau, jupe relevée, seins écrasés contre une pile de rapports froissés.Il s’éclaircit la gorge, voix ferme mais t
~POV de Destiny~Je n’aurais jamais cru me faire choper dans un endroit pareil... un minable petit minimarket au bout du centre-ville, le genre où les néons buzzent comme des frelons enragés et où l’air sent le café rance et le désespoir.Il était tard, passé minuit, et les rues dehors luisaient sous la pluie, reflétant la lueur néon de l’enseigne qui clignotait « Ouvert 24h/24 ». J’étais fauchée comme les blés, mon portefeuille plus léger que mon humeur après une putain de shift de merde au diner. Deux energy drinks et un paquet de clopes ? C’est tout ce que j’avais fauché. Facile d’entrer, facile de sortir. Ou du moins, c’est ce que je croyais.Mon cœur a cogné contre mes côtes quand cette main musclée s’est abattue sur mon épaule juste au moment où j’atteignais les portes automatiques.« Pas si vite, chérie, » a grondé une voix rocailleuse derrière moi.Je me suis retournée, et le voilà... le vigile, bâti comme un linebacker qui avait connu des jours meilleurs, son uniforme tendu à







