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CHAPITRE 52 : LE COUPERET

مؤلف: Livi015
last update تاريخ النشر: 2026-05-28 11:15:00

(Point de vue de Jordan)

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La salle de contrôle était une pièce exiguë, sans fenêtres, située au sous-sol du penthouse. Jordan n'y était pas descendu depuis des années. Il avait fait installer les caméras après la mort de ses parents, quand la sécurité était devenue une obsession. Il n'avait jamais eu besoin de les consulter. Jusqu'à ce soir.

L'employé qui gérait le système de surveillance lui jeta un regard surpris en le voyant entrer.

« Monsieur Taylor. Que puis-je pour vous ? »

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    (Point de vue d'Imelda)---Le scandale médiatique fit long feu. Quelques articles, quelques photos floues, un communiqué laconique du service de presse de Taylor Industries – et l'affaire fut oubliée, remplacée par d'autres scandales, d'autres célébrités, d'autres chutes. New York avait la mémoire courte.Imelda, elle, n'en parla jamais. Ni à Jordan, qui avait cessé d'essayer de se justifier. Ni à Rosa, qui lui jetait des regards inquiets par-dessus ses casseroles. Ni même à Chloé et Marcus, qui pourtant méritaient de savoir.Ce n'était pas de la discrétion. Ce n'était même pas de l'indifférence, même si elle avait cru l'être. C'était autre chose – une fatigue profonde, un détachement qui ressemblait à la paix. Jordan avait fait son choix. Il avait montré qui il était. Elle n'avait plus besoin d'en parler parce qu'elle n'avait plus besoin de lui.---Les semaines qui suivirent furent marquées par une avancée décisive dans l'enquête.Ils se réunissaient toujours chez Chloé, autour de

  • ÉPOUSE-MOI, SAIGNE POUR MOI   CHAPITRE 52 : LE COUPERET

    (Point de vue de Jordan)---La salle de contrôle était une pièce exiguë, sans fenêtres, située au sous-sol du penthouse. Jordan n'y était pas descendu depuis des années. Il avait fait installer les caméras après la mort de ses parents, quand la sécurité était devenue une obsession. Il n'avait jamais eu besoin de les consulter. Jusqu'à ce soir.L'employé qui gérait le système de surveillance lui jeta un regard surpris en le voyant entrer.« Monsieur Taylor. Que puis-je pour vous ? »« Les enregistrements du 14. L'escalier principal. De 19h à 21h. »L'homme hocha la tête, pianota sur son clavier, et fit apparaître les images sur l'écran principal. Jordan s'assit devant le moniteur, les mains crispées sur les accoudoirs du fauteuil.« Laissez-moi seul. »La porte se referma. Il appuya sur lecture.L'écran montrait l'escalier principal, vide et silencieux, baigné de la lumière dorée du crépuscule. Pendant quelques minutes, rien ne se passa. Puis Celeste apparut en haut des marches.Jorda

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    (Point de vue d'Imelda)---Celeste rentra de l'hôpital un jeudi matin.Imelda était dans la cuisine, assise sur un tabouret, buvant un thé que Rosa venait de lui servir. Elle entendit la porte d'entrée s'ouvrir, des pas légers dans le hall, et la voix de Celeste qui s'élevait, douce et plaintive.« Jordan, tu es un amour d'être venu me chercher. Vraiment. Je ne sais pas ce que je ferais sans toi. »Imelda ne leva pas les yeux de son livre. Elle tourna une page, but une gorgée de thé. Rosa, près de la cuisinière, lui jeta un regard inquiet.« Mademoiselle...— Tout va bien, Rosa. »Jordan entra dans la cuisine, soutenant Celeste par le bras. Elle portait une écharpe autour du poignet, un bandage discret sur le front. Rien de grave. Rien qui justifiait une transfusion. Elle boitait légèrement, mais son regard, lui, ne boitait pas. Il était vif, perçant, et se posa sur Imelda avec une lueur de triomphe.« Imelda, » dit Jordan. Sa voix était neutre, mais il y avait dedans une tension qu'

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    (Point de vue de Chloé)---Chloé n'avait jamais su rester les bras croisés.C'était un défaut, lui disait sa mère. Une qualité, lui disait son père. La vérité, c'est qu'elle était incapable de voir une injustice sans vouloir la réparer. Et ce qu'Imelda avait subi – ce prélèvement forcé, cette accusation absurde, cette comédie montée par Celeste – était une injustice qui la rongeait de l'intérieur.Après la réunion au café, elle rentra chez elle, tourna en rond dans son appartement, puis ouvrit son ordinateur. Elle ne dirait rien à Imelda. Elle ne dirait rien à Marcus. Pas avant d'avoir des preuves.Le plan était simple. Trop simple, peut-être, mais c'était souvent les plans simples qui fonctionnaient.L'hôpital où Celeste avait été admise était le Mount Sinai, un établissement réputé de l'Upper East Side. Chloé connaissait quelqu'un qui y travaillait : une ancienne camarade de fac, devenue infirmière. Un message, un appel, et elles convinrent de se retrouver le lendemain.---« Tu ve

  • ÉPOUSE-MOI, SAIGNE POUR MOI   CHAPITRE 49 : LE POIDS DU SANG

    (Point de vue d'Imelda)---Le café était presque vide en cette fin d'après-midi. Quelques clients éparpillés, un homme qui tapait sur son ordinateur, une femme qui lisait près de la fenêtre. Personne ne prêtait attention aux trois personnes assises dans le coin le plus reculé, autour d'une table étroite.Imelda tenait sa tasse de thé à deux mains. Elle n'avait pas bu une gorgée. Elle regardait le liquide ambré refroidir sans le voir.« C'est arrivé quand ? » demanda Chloé. Sa voix était calme, mais ses jointures étaient blanches sur sa tasse de café.« Il y a trois jours. »« Tu as donné ton sang. À cette femme. »« Mon sang était compatible. »Chloé ferma les yeux. Marcus, assis en face d'Imelda, n'avait pas touché son verre. Il regardait Imelda avec une intensité contenue, les mâchoires crispées.« Raconte depuis le début, » dit-il simplement.Imelda haussa légèrement les épaules. « J'étais dans ma chambre. J'ai entendu un cri. Quand je suis descendue, Celeste était au pied de l'es

  • ÉPOUSE-MOI, SAIGNE POUR MOI   CHAPITRE 48 : LA COMÉDIE

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