Collen se leva avec une raideur de marbre. Un sourire poli, trop parfait, étira ses lèvres sans atteindre ses yeux, qui restaient des lacs glacés.— Gérard, vous m’excuserez. Je vais prendre un peu l’air. La chaleur de cette pièce devient… étouffante.Sans attendre de réponse, il se dirigea d’un pas mesuré, presque mécanique, vers la sortie, laissant derrière lui un silence gêné chargé de sous-entendus. Dans le couloir ombreux qui menait vers les jardins, l’air frais de la nuit lui frappa le visage. Il ne le sentit même pas, tout entier brûlant d’une jalousie et d’une frustration qui lui tordaient les entrailles. Ses doigts tremblaient légèrement, à peine perceptiblement, lorsqu’il sortit son téléphone. L’écran s’alluma, éclairant ses traits tirés. Il tapa un message bref, impératif, sans salutation ni fioriture.« Couloir Est vers le jardin. Je t’attends tout de suite. »Un point final qui était un ordre.À l’intérieur, Chantelle était en train de grignoter un canapé au saumon, essay
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