ÉliseLa journée a passé, lente et ponctuée de contrôles rassurants. La fatigue est un manteau de plomb que je traîne, mais un plomb doux, apaisant. Chaque fois que je m’éveille d’un sommeil agité, la main de Gabriel est là, chaude et ferme. Sa présence est devenue mon nouvel horizon.Un léger coup à la porte me fait ouvrir les yeux. Gabriel se lève, lâchant ma main à contrecœur.— Entrez.La porte s’ouvre, et deux silhouettes emplissent l’embrasure. Le monde extérieur, avec toute sa douceur familière et son inquiétude, entre dans la chambre.Maman. Et Grand-Mère . Leur visage à toutes les deux est un miroir de l’angoisse passée et du soulagement présent. Les yeux de ma mère, si semblables aux miens, sont rougis, cernés d’un halo de nuit blanche. Elle porte un simple manteau beige, et ses mains serrent son sac comme une bouée. Grand-Mère, plus petite, plus frêle, est enveloppée dans son éternel châle de laine grise, ses cheveux argentés en un chignon sévère. Son visage ridé est une c
Zuletzt aktualisiert : 2026-01-22 Mehr lesen