MarcLe silence, après la tempête, n’est pas un vide. C’est un espace neuf, aéré, où chaque son prend une résonance particulière. Le cliquetis d’une tasse posée sur la table, le ronronnement du chauffage, le souffle léger de Rose endormie sur mon épaule.Je la berce doucement, debout devant la fenêtre du salon. Dehors, l’après-midi d’hiver est d’un gris perle, paisible. L’empreinte de la visite matinale, de sa douleur renversée comme un seau d’eau glacée sur notre paillasson, s’est évaporée. Il en reste une trace, bien sûr. Une humidité sur le cœur. Mais le soleil, pâle, tente de percer.Ophélie est assise sur le canapé, les jambes repliées sous elle. Elle ne tricote plus. Elle regarde dans le vague, une couverture en pilou sur les genoux. Elle n’a pas pleuré. Elle n’a pas posé de questions. Elle a attendu. C’est ça, sa force. Une patience d’arbuste qui plie mais ne rompt pas, attendant que la bourrasque passe pour se redresser, feuille par feuille.OphélieJe l’observe, lui et notre
最終更新日 : 2026-01-16 続きを読む