DianeLe silence est une plaie ouverte, purulente de l’écho de mes propres gémissements. L’air est lourd de l’odeur de sexe, de sueur, de domination. Son poids sur moi n’est pas un ancre, c’est un sceau. Il m’enfonce dans la fourrure, dans l’humiliation, dans l’irrévocable.La honte ne suinte pas. Elle inonde, noire, acide, remontant ma gorge en un flot nauséeux. Je ferme les yeux et je vois, en stries violentes, le spectacle de mon avilissement : ma bouche ouverte sur des suppliques, mes hanches qui se soulevaient pour lui, la trahison totale de mon propre corps. Le mot « amour » que j’ai craché comme une injure à moi-même me brûle encore la langue.J’ai demandé.Ce n’est pas une pensée, c’est une condamnation à mort.Il bouge, une légère pression de ses hanches, et un son étranglé m’échappe. Il ne se retire pas. Il reste enfoui en moi, chaud, vivant, une possession achevée. Son souffle sur mon cou est celui du vainqueur qui savoure sa prise. Son cœur bat, un tambour sourd contre mon
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