DianeLe changement de pression dans l’air, le courant froid sur la vapeur, avant même le son de la porte. Mes yeux s’ouvrent.Il est là, dans l’encadrement. Silhouette sombre brisant le champ de vapeur blanche. Il ne dit rien. Il regarde.Tout mon corps se fige, puis, paradoxalement, se détend davantage. C’est arrivé. L’intrusion. Elle était inévitable. La fuite dans l’eau n’était qu’un répit, une illusion.Je ne bouge pas. Je ne cherche pas à me couvrir. L’eau est trouble, laiteuse de vapeur. Elle me voile, sans vraiment me cacher. Je garde la tête appuyée contre le rebord, mes bras allongés le long du corps, immergés. Seuls mes épaules, le haut de ma poitrine, mon cou et mon visage émergent.Je tourne simplement la tête vers lui. Nos regards se croisent à travers la brume.La tension n’est pas un fil qui se tend. C’est une pression qui augmente, comme la vapeur qui sature l’air. Elle est dans l’immobilité de son corps, dans l’intensité de son regard qui balaie la pièce, puis se fix
Terakhir Diperbarui : 2026-01-04 Baca selengkapnya