Il se déshabille à son tour. Son sweat, son jean, ses sous-vêtements. Sa peau apparaît, blanche, marquée de cicatrices, belle. Sa blessure est encore là, le bandage imbibé de rouge, mais il ne semble pas la sentir.Il se couche sur moi.Sa peau contre ma peau. Sa chaleur contre mon froid. Son poids contre mon corps. Il est lourd, chaud, réel. Il existe. Il est là. Avec moi.Il entre en moi.Un cri. Pas de douleur, pas de surprise, pas de peur. Un cri de vie. Un cri de je suis vivante, je suis vivante, je suis vivante.Je l'attire contre moi. Mes jambes autour de ses hanches, mes bras autour de son cou, mes doigts dans ses cheveux. Il bouge en moi, lentement d'abord, profondément, comme s'il voulait toucher chaque recoin de mon corps, chaque endroit où la peur s'est installée, chaque faille où la mort pourrait entrer.— Je t'aime, dit-
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