DiegoLes jours passent, identiques et pourtant insoutenables.Chaque matin, je me poste dans l'ombre, j'attends qu'elle sorte de chez Doña Elena. Chaque jour, je la suis, invisible, silencieux, obsédé.Le marché du mercredi. Elle va d'étal en étal, son panier à la main, choisissant des fruits, des légumes, du poisson frais. Elle marchande avec les vendeurs, rit de leurs plaisanteries, goûte une tranche de mangue qu'on lui tend. Ses doigts sont tachés de peinture, ses cheveux attachés en une queue de cheval lâche, son visage ouvert et confiant.Je suis à quelques mètres, caché derrière un étal de tissus colorés. Je la regarde vivre cette vie simple, ordinaire, que je ne lui ai jamais donnée. Elle est belle dans cette banalité, plus belle que dans les robes de soie et les bijoux que je lui offrais. Elle est elle-même, enfin. Valentina. Pas la prisonnière dorée, pas la femme du chef de cartel, pas la survivante brisée.Juste Valentina.L'après-midi, elle va sur la plage. Pas pour peindr
Dernière mise à jour : 2026-05-25 Read More