RAFAELIl y a des blessures que l'on porte à l'intérieur, et celles que l'on porte à l'extérieur. Les premières sont les plus dangereuses. Les secondes, au moins, on peut les voir, les panser, les laisser cicatriser. J'avais les deux. Une entaille au bras, là où l'homme m'avait frappé dans la ruelle. Et une autre, plus profonde, quelque part dans la poitrine, là où la peur s'était installée comme une présence que je ne parvenais pas à chasser.J'étais resté caché dans un petit hôtel du quartier nord, un endroit où personne ne viendrait me chercher, où personne ne savait qui j'étais. Les murs étaient minces, l'odeur de moisi imprégnait les draps, mais j'étais en vie. C'était tout ce qui comptait.Je n'étais pas reparti.J'aurais dû. La raison, la prudence, l'instinct de survie — tout me disait de prendre le premier train, de disparaître, d'oublier cette histoire que je n'avais jamais demandé à vivre. Mais quelque chose, plus fort que la peur, me retenait.Vilanova.Elle avait besoin de
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