VILANOVA L'obscurité avait une texture, ici. Elle n'était pas simplement l'absence de lumière. Elle était une présence, dense et humide, qui vous enveloppait comme un linge froid. Elle avait une odeur — de poussière, de moisissure, de bois pourri, et de quelque chose d'autre, plus ancien, plus trouble. Une odeur de secrets que les murs avaient absorbés au fil des années.Je ne savais pas depuis combien de temps j'étais là. Les minutes, les heures — elles s'étaient dissoutes dans cette noirceur qui semblait vouloir m'engloutir. Mes poignets étaient liés derrière mon dos, la corde rude contre ma peau, irritant mes poignets à chaque mouvement. Ma bouche était libre, mais je n'avais pas parlé depuis qu'ils m'avaient enfermée. À quoi bon ? Les murs n'avaient pas d'oreilles, et ceux qui m'avaient amenée ici ne méritaient pas ma voix.La porte s'ouvrit. Une lumière crue, venue du couloir, me frappa en plein visage. Je clignai des yeux, aveuglée un instant, senta
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