AurélienLe reste du trajet aurait dû être paisible, mais il ne l'était pas. Toutes les quelques secondes, je sentais le regard de Zephran sur moi, et il devenait impossible de l'ignorer. Le pire, c'était que chaque fois que je tournais la tête, je le surprenais à me fixer avant qu'il ne reporte nonchalamment son attention sur la route, comme si de rien n'était. C'était ridicule.« Tu peux garder les yeux sur la route, s'il te plaît ? On n'aura pas d'accident ! » finis-je par demander, les bras croisés, en le fixant du regard. Au lieu d'avoir l'air gêné, Zephran esquissa un sourire amusé. « Tu t'inquiètes pour moi ou pour toi ? » demanda-t-il en me jetant un nouveau coup d'œil.Je levai les yeux au ciel et me retournai vers la fenêtre, refusant de répondre. Franchement, je ne le comprenais plus. C'était le même homme qui, autrefois, me faisait me sentir invisible, et pourtant, maintenant, il semblait incapable de détacher son regard de moi. Cette contradiction me rendait folle. Heure
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