CalistaIl est parti.Il est parti une deuxième fois, il a franchi cette porte sans se retourner, et cette fois, c'est définitif. Je le sais, je le sens, je le vis dans chaque fibre de mon être, dans chaque battement de mon cœur, dans chaque respiration qui me brûle les poumons. Il n'y aura pas de troisième chance, pas de troisième retour, pas de troisième réconciliation. Nous avons épuisé notre lot de miracles, dilapidé notre capital de pardon, brûlé toutes nos cartes de rédemption. Il ne reste plus que les cendres, et les cendres ne se recollent pas.Je reste debout contre le mur de la boutique, les bras ballants, les yeux fixés sur la porte close, et j'attends. J'attends qu'il revienne, qu'il pousse à nouveau cette porte, qu'il traverse l'allée centrale en courant, qu'il me prenne dans ses bras, qu'il me dise qu'il m'aime, qu
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