Maria continua sa progression, vacillante mais déterminée. Elle écarta un copeau du bout du pied, contourna un pot de colle, et arriva enfin devant Raphaël. Elle leva les bras, et il la saisit, la souleva dans les airs, la fit tourner en riant aux éclats.— Tu marches ! Tu marches, ma fille ! Tu es la plus grande, la plus forte, la plus belle !— Papa, dit Maria.C’était un mot qu’elle connaissait déjà, qu’elle répétait souvent. Mais ce qui suivit était nouveau. La petite regarda autour d’elle, attrapa un copeau de bois qui traînait sur l’établi, et le tendit à son père.— Bois, dit-elle.Raphaël se figea. Ophélie, derrière lui, retint son souffle.— Qu’est-ce que tu as dit ? demanda Raphaël d’une voix étranglée.— Bois, répéta Maria en agitant le copeau.— Tu entends ça ? Elle a dit « bois ». Son deuxième mot, après « papa », c’est « bois ».— J’ai entendu, dit Ophélie en riant. C’est une Costa. Il n’y a pas de doute.Raphaël serra sa fille contre lui, le visage enfoui dans ses cheve
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