Du soulagement.De la paix.De la liberté.« C’est parfait », murmura-t-elle.La propriétaire la regarda, un peu surprise.« Vous trouvez ? Il n’est pas bien grand, vous savez. Et il n’y a pas de lave-vaisselle, ni de machine à laver. Il faudra aller à la laverie du coin. »« Ce n’est pas grave », dit Éléonore. « Cela me convient très bien. »Elle fit le tour du propriétaire, toucha les murs, ouvrit les placards, regarda par la fenêtre. On voyait les toits, en effet, et un petit bout de ciel gris. On entendait les bruits de la rue, les voix des passants, le bourdonnement lointain de la circulation. C’était vivant, vibrant, réel.Elle s’arrêta au milieu de la pièce, ferma les yeux, et imagina sa vie ici. Une vie simple, modeste, sans luxe ni apparat. Une vie où elle se lèverait le matin sans crainte, sans angoisse, sans ce poids qui lui comprimait la poitrine. Une vie où elle pourrait peindre, dessiner, créer, sans avoir à se cacher. Une vie où elle serait seule, peut-être, mais libre.
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