Ils rirent, lui tendirent leurs mains, et formèrent une ronde au milieu de l’atelier. Tous les trois, unis, heureux, vivants.Le soleil continuait de monter dans le ciel, la peinture séchait doucement sur la toile, et la vie continuait, simple et belle.Ce soir-là, dans son carnet, Éléonore écrivit :« Aujourd’hui, c’était un matin ordinaire. Un matin comme les autres. Et c’est pour cela qu’il était extraordinaire. Gabriel a préparé le café, Espérance a dessiné un tigre, j’ai commencé une toile. Nous étions ensemble, simplement. C’est cela, le bonheur. »Elle posa son stylo, referma le carnet, et le rangea dans le tiroir de son bureau, à côté de la lettre pour sa fille, des photos, des souvenirs.Dehors, la nuit tombait doucement sur la ville, enveloppant l’atelier de silence et de paix. À l’intérieur, une petite fille dormait dans sa chambre, un homme et une femme s’aimaient dans la lumière tremblante des étoiles, et une toile neuve attendait, patiente, le prochain matin.La vie, enf
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